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France de 1900 à 1909 : Histoire

Histoire-géographie

Aperçu du corrigé : France de 1900 à 1909 : Histoire



Publié le : 31/12/2018 -Format: Document en format HTML protégé

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France de 1900 à 1909 : Histoire
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Les élections de 1902 voient la victoire du Bloc des gauches, formé par la coalition qui a soutenu le gouvernement Waldeck-Rousseau. Mais les grands vainqueurs sont les radicaux qui recueillent 250 sièges sur les 368 de la nouvelle majorité. Waldeck-Rousseau laisse alors la direction du gouvernement au radical Emile Combes. Ce dernier va, de juin 1902 à janvier 1905, mettre à l’ordre du jour la lutte contre l’Église. La loi de 1901 sur les associations, si elle établit la liberté complète d’association civile, exige en revanche une loi d’autorisation pour les associations religieuses ou congrégations. Conçue par Waldeck-Rousseau comme une loi de contrôle permettant de se débarrasser des «moines d’affaires» et des «moines ligueurs», elle va être appliquée par Combes comme une loi d’exclusion. Le gouvernement fait fermer par décret les écoles non autorisées des congrégations et à son invitation, la majorité refuse en bloc toutes les demandes d’autorisation déposées par les congrégations qui doivent se disperser et fermer leurs établissements. 



La décennie 1900-1909 est marquée par deux faits majeurs. D’une part, la consolidation d’un régime républicain longtemps contesté fait désormais l’objet d’un véritable consensus dans l’opinion publique, en raison du double échec subi à droite et à gauche par les adversaires de la République. Mais d’autre part, ce consensus est à peine réalisé que se profile à l’horizon, avec l’exaspération de la tension internationale, la montée des périls extérieurs.

 

Les lendemains de l’affaire Dreyfus

 

La France de 1900 vit encore au cœur du drame national qu’a représenté l’affaire Dreyfus. En 1898, la condamnation du capitaine Dreyfus pour espionnage, quatre ans auparavant, est apparue comme une erreur judiciaire, débouchant sur une crise politique qui oppose deux conceptions de la France. D’un côté,

 

les partisans de la révision du procès qui, se recrutant à gauche pour l’essentiel parmi les socialistes et les radicaux, défendent autour de la Ligue des droits de l’homme, fondée à cette occasion, les droits de l’individu, la vérité et la justice contre les tenants de la raison d’État. De l’autre, les défenseurs de l’armée qui, se référant à l’autorité de la chose jugée et aux valeurs et traditions nationales, refusent toute remise en cause de la condamnation de Dreyfus. Ces derniers rassemblent, à côté de républicains de droite et de nationalistes, des adversaires traditionnels de la République, monarchistes et catholiques. Aussi le combat fondé sur ces valeurs prend-il vite l’allure d’une lutte politique entre défenseurs et adversaires de la République parlementaire. La droite antidreyfusarde s’appuie en effet sur les congrégations (en particulier celle des assomptionnistes avec son journal

 

la Croix) et sur des ligues qui souhaitent l’instauration d’un régime autoritaire, comme la Ligue des patriotes dirigée par Paul Déroulède, la Ligue de la Patrie française rassemblée autour d’intellectuels et d’académiciens ou la Ligue antisémite de Jules Guérin. Depuis 1899, le vent souffle en faveur des dreyfusards. Cette année-là, Émile Loubet, prudemment révisionniste, a été élu président de la République en remplacement de Félix Faure, hostile à la révision. En juin, apres des manifestations nationalistes, le modéré Waldeck-Rousseau a formé un gouvernement de défense républicaine appuyé par la gauche (socialistes, radicaux, progressistes qui se déclarent, comme le président du Conseil, «républicains modérés et non pas modérément républicains»). Ce gouvernement conduit contre les adversaires de la révision une politique d’«action républicaine»: il traduit les




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