La Migration clandestine et sa massification

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La Migration clandestine et sa massification

Histoire-géographie

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Document transmis par : bamba-321332


Publié le : 13/3/2021 -Format: Document en format HTML protégé

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La Migration clandestine et sa massification
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Introduction

 

           A l’image de la migration régulière, l’émigration clandestine est un phénomène relativement ancien. Les chercheurs de diamant en route vers l’Afrique centrale recouraient au début des années 1960 à des itinéraires illégaux et à des activités plus ou moins licite au regard des législations des pays hôtes. Les vagues de migrations des « gens de la vallée » du fleuve Sénégal, suite aux sécheresses des années 1970 ont amplifié ce phénomène secrétant des dispositifs d’accompagnement et d’encadrement des migrants, à travers les passeurs, les njatigui/coxers [1], aussi bien dans les pays traversés que dans les pays d’accueil.

 

 

 

I/Les principaux déterminants de la migration

 

Plusieurs facteurs sont généralement cités comme étant à l’origine de la migration en générale. En milieu urbain, l’accentuation du sous-emploi, l’accroissement de la pauvreté, la généralisation du chômage, la précarité et la faible rémunération du travail sont des éléments qui accentuent l’émigration. La dégradation généralisée des conditions de vie en milieu rural constitue en soi un facteur répulsif qui pousse la plupart des jeunes à partir. La crise de l’agriculture due à la faiblesse de la pluviométrie, à la sécheresse, au manque de matériel agricole performant, à la faible productivité du travail agricole, au renchérissement du prix des engrais et à la dépréciation des matières premières (arachide, coton) ne laisse aucune possibilité d’épanouissement aux jeunes. En plus, l’inadaptation de la formation scolaire au monde du travail et l’échec scolaire incitent beaucoup de jeunes diplômés et de sans emploi à partir. Du côté des travailleurs qualifiés (ingénieurs, médecins, sages-femmes, enseignants, etc.), le bas niveau des salaires les pousse à s’expatrier à la recherche de meilleures conditions de vie.

 

Dans tous les entretiens [5], les migrants clandestins évoquent constamment l’impossibilité de trouver un emploi et l’absence de toute perspective d’insertion professionnelle comme étant les premiers facteurs qui les poussent à partir. Sans avenir, les jeunes ont le sentiment de mourir lentement dans leur pays. Emigrer est pour eux une alternative à la situation que leur offre leur pays. L’émigration est d’abord vécue comme un refus de la dévalorisation de leur condition d’être humain et une révolte face à la déchéance. Dans cette perspective, émigrer devient une quête individuelle et une affirmation de soi.

 

Le malaise ressenti par les jeunes s’est accentué depuis un certain nombre d’années sous l’effet des changements importants intervenus au sein de la plupart des sociétés et familles africaines. L’urbanisation croissante et son corollaire qui est la montée de l’individualisme conduisent à la nécessité de se prendre en charge dans une société pourtant en crise. La migration parait être un élément important pour le salut. Dans les familles, les mécanismes de solidarité s’affaiblissent chaque jour du fait de l’approfondissement de la crise économique et de la progression de la pauvreté. L’image du jeune chômeur qui se couchait et se réveillait tard, qui était assuré de prendre ses repas quotidiens, qui buvait tranquillement son thé à longueur de journée en écoutant de la musique, tend à disparaître progressivement. Le regard des autres pèse de plus en plus sur le jeune chômeur et le contraint de sortir de la maison. Ce regard devient inquisiteur dans les familles polygames où la rivalité entre les demi-frères est la règle. Le départ d’un demi-frère en Europe est une raison suffisante pour faire la même chose. C’est sur fond de rivalité entre co-épouses que les mères de familles encouragent leurs enfants à émigrer. Elles participent d’ailleurs souvent au financement de leur voyage vers l’Espagne et au-delà.

 




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