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L’ARBRE DU GEOGRAPHE :
UN OBJET ENTRE NATURE ET
SOCIETE

Histoire-géographie

Aperçu du corrigé : L’ARBRE DU GEOGRAPHE :
UN OBJET ENTRE NATURE ET
SOCIETE



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Document transmis par : Fred the Red-318871


Publié le : 2/1/2021 -Format: Document en format HTML protégé

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L’ARBRE DU GEOGRAPHE :<br />
UN OBJET ENTRE NATURE ET<br />
SOCIETE<br
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L’ARBRE DU GEOGRAPHE :
UN OBJET ENTRE NATURE ET
SOCIETE
Introduction : De l’arbre isolé au massif forestier
Des hêtraies cathédrales de Normandie aux chênaies
multiséculaires de l’Ile-de-France en passant par les champs
d’arbres des Landes de Gascogne, l’arbre est largement présent
sur le quart du territoire français, soit environ 15 millions
d’hectares. Planté isolé, aligné, en bosquet, en îlot boisé, en
forêt, l’arbre donne toutes les variétés esthétiques au paysage
(couleurs des feuillages selon les essences, tailles des arbres,
densités des peuplements…), et offre de multiples usages
hérités du passé ou liés à de nouvelles pratiques. L’homme a
depuis toujours façonné le paysage, en particulier par
l’utilisation de l’arbre. Il a produit du bois pour construire, se
meubler ou se chauffer ; il s’est protégé du vent et de l’érosion
des sols en plantant des haies. Il a fait de l’arbre un objet
d’ornement ou de culte. Il y a donc bien des manières de voir
l’arbre, selon que l’on soit sylviculteur, chasseur ou promeneur.
Pourtant, ces trois catégories d’usagers considèrent l’arbre en
société, c’est-à-dire en relation avec d’autres individus vivants
(animaux et végétaux) formant l’écosystème forestier.
C’est sous cet angle que le géographe étudie l’arbre et
en particulier l’arbre dans son environnement. Toutefois, celuici tient une place paradoxale et ambiguë dans la géographie
française. Souvent utilisé pour décrire les paysages, qu’il
s’agisse des paysages ruraux ou des espaces « naturels », pour
analyser des limites écologiques mais aussi géographiques ou
historiques, il n’a jamais véritablement fait l’objet de travaux
particuliers en dehors des forêts. Sa caractérisation pose
29

problème et entraîne de nombreuses ambiguïtés relatives à la
définition des espaces arborés.
Elément incontournable du diagnostic paysager comme
de l’analyse écologique, l’arbre devient un objet géographique
complexe, difficile à enfermer dans une approche univoque. Par
sa longévité, par la diversité des formes qu’il revêt, l’arbre est
aussi un indicateur historique et social, un témoin des types
actuels et passés de mise en valeur du milieu, un indice enfin
des relations entre les sociétés et le milieu qui les environne.
C’est cette polysémie qui explique le récent regain d’intérêt
pour l’arbre et la forêt à travers des démarches croisant
approche écologique et dimension historique. C’est en prenant
des exemples en Europe tempérée et méditerranéenne, que l’on
abordera le mieux cette complexité de l’arbre comme objet
géographique.
En montrant l’intérêt des diverses approches de l’arbre
pour le géographe, nous verrons qu’il est d’abord un élément du
paysage, ensuite un critère de diagnostic écologique, enfin un
témoin des relations historiques et sociales complexes.

1. L’arbre, un élément du paysage
1.1. Un élément clé de la description des paysages
Les paysages végétaux étudiés par les géographes sont
un assemblage d’unités élémentaires, appelées groupements
végétaux, se définissant par des critères physionomiques et
floristiques. Avec l’apparition des critères physionomiques, lors
des premiers voyages des géographes botanistes au début du
XIXe siècle, tel qu’Alexander von Humboldt, s’est précisée la
notion de formation végétale (ensemble des groupements de
plantes qui représentent une physionomie homogène et
constante due à la dominance d’espèces ayant un caractère
biologique commun). La définition des paysages végétaux peut
s’appliquer à de multiples échelles, depuis les grands biomes
continentaux considérés traditionnellement comme les paysages
végétaux du globe tels que les steppes ou les savanes, jusqu’au

30

niveau régional (ex. : les hêtraie-sapinières pyrénéennes) ou
local (ex. : une pâture en fond de vallée), voire stationnelle
(ex. : des linaigrettes au milieu des sphaignes d’une tourbière).
En France, l’Inventaire Forestier National (IFN) a pour
mission de collecter des informations quantitatives et
qualitatives actualisées de la ressource boisée nationale. Depuis
sa création en 1962, l’IFN a pour objectif de caractériser les
espaces boisés, de suivre l’évolution des surfaces, des volumes
et des accroissements. L’échelle de travail adoptée pour cette
étude est celle du département. A partir de photographies
aériennes, des enquêtes sur le terrain sont réalisées environ tous
les 12 ans. Les inventaires n’ont pas tous commencé en même
temps dans l’ensemble des départements français. En effet, les
premiers inventaires se sont échelonnés de 1963 à 1980, et
constituent un référentiel. La deuxième série d’inventaires
couvre la période de 1977 à 1990. Dans sa nomenclature, l’IFN
regroupe les espaces boisés non forestiers dans la catégorie
« plantations hors forêts » et différencie les arbres épars dans
les landes et le domaine agricole, les haies, les alignements, les
peupleraies, les cordons et les bosquets. Toutefois, les cordons
et bosquets sont considérés comme des bandes boisées d’une
largeur moyenne comprise entre 10 et 25 mètres. Néanmoins,
dès 1966, ils ont été assimilés, dans certains départements à la
rubrique « bosquets ».
Parallèlement, pour pouvoir mener des enquêtes de
terrain puis établir des statistiques comparatives sur des unités
homogènes de collectes de l’information, l’Inventaire Forestier
National a défini la notion de région forestière1 (différente de la
région agricole) qui constitue « une unité naturelle qui présente,
pour la végétation forestière, des caractères de sols et de climat
suffisamment homogènes pour abriter des types de forêts
comparables » (Gadant, 1998). Une région forestière regroupe
donc des forêts qui se ressemblent plus entre elles qu’elles ne
ressemblent aux forêts d’une région forestière voisine. Les
critères d’altitude, de topographie, de substrat géologique, de
sol, d’hydrographie fondent la logique du découpage et
déterminent les formes et les tailles de ces unités. Ces régions
forestières, au nombre de 309 en France, représentent la base de
la collecte statistique d’informations afin de réaliser des
31

catalogues de typologie des stations forestières2. La base de
données IFN des régions forestières est également représentée
sous forme de données cartographiques départementales. La
plus petite région forestière française, le Quérigut (Aude),
couvre une superficie de 12 045 hectares ; la plus grande, le
« plateau landais », s’étend sur 1 146 420 hectares. La moins
boisée est la « Flandre maritime », avec un taux de couverture
forestière de 0,6 % ; la plus forestière, les « dunes littorales de
Gascogne », est à 83,6 %.
L’arbre structure le paysage, permet de le décrire et de
comprendre
des
choix
d’aménagements
forestiers
pluriséculaires d’une société (fig. 1).

...


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