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Analyse EDF: La structure de L'École des femmes

Littérature

Aperçu du corrigé : Analyse EDF: La structure de L'École des femmes



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Document transmis par : ant00e-312257


Publié le : 1/3/2020 -Format: Document en format HTML protégé

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Analyse EDF: La structure de L'École des femmes
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Français Nouvelle Intercalaire



Séquence 2 Le contexte 

 

L\'image traditionnelle des femmes

Vers 1600, c’est le règne des contes, des farces et des fabliaux, genres littéraires hérités du moyen-âge : l’on s’y moque des femmes et de leurs multiples défauts, et des maris trompés. Cela reflète une société où la femme est le jouet de l’homme. De plus pour l’Église, depuis le péché d’Ève, la femme est un objet de tentation et elle est vouée à la perfidie. 

La violence d\'n mari jaloux au moyen-âge

À cette époque, le mariage est une institution qui ne repose pas sur l’amour mais sur la puissance de l’autorité. Être amoureux ne garantit en rien le mariage car les filles sont livrées aux hommes par des marchés entre les pères de famille. L’épouse n’a que des devoirs : elle tient le ménage et assure la descendance de son mari. Lorsqu’elle est mariée, elle est coupée du monde, son mari en fait ce qu’il veut car elle n’a aucun droit, pas même celui de gérer l’argent de sa dot ou d’éventuels héritages. Mais dans l’ensemble les femmes ne se rebellent pas et acceptent de garder le silence : sans éducation, elles n’ont pas d’autre choix. Parfois même elles sont satisfaites de leur condition car, à l’époque, c’est le mariage ou le couvent.

La  violence d\'un mari jaloux

Les hommes, eux, pensent qu’il est bénéfique d’épouser de jeunes filles naïves : ils auront plus facilement de l’autorité sur elles. Ainsi les couvents se chargent de les rendre les plus innocentes possible. Au moment de leur mariage, elles savent le plus souvent à peine lire et écrire ; de la sorte elles peuvent être soumises et obéissantes à leur mari. Il fait ainsi office de second père, en manifestant sa toute-puissance. C\'est cette conception qu\'exprime le personnage d\'Arnolphe chez Molière. 

Cependant, malgré une surveillance très présente, l’homme n’est pas à l’abri d’une infidélité de sa femme. Elle cherche parfois la consolation auprès d’hommes plus séduisants. 

A. Bosse, \"Conversation de daes en l\'absence de leurs maris\", XVII° siècle

La Préciosité : une nouvelle image des femmes

Mais, peu à peu intervient une prise de conscience. Au XVIIe siècle, se développe un mouvement de contestation : la Préciosité. Les Précieuses veulent qu’on « donne du prix » à la condition féminine et elles revendiquent l’égalité entre l’homme et la femme. Ce sont des femmes souvent fortunées, parfois veuves, qui, grâce à leur situation, sont libres et, surtout, montrent qu’elles sont autonomes et indépendantes.

D\'après Abraham Bosse, Conversation de dames en l\'absence de leurs maris : le dîner, XVII° siècle

Pour en savoir plus sur la Préciosité



Pour qu’il y ait une égalité parfaite entre l’homme et la femme, cette dernière doit être instruite. Elles réclament donc le droit de recevoir une véritable éducation. Elles-mêmes instruites, les Précieuses tiennent salon dans les \"ruelles\". Elles y lisent les romans à la mode, y reçoivent de \"beaux esprits\", conversent autour de leur sujet favori, l\'amour.

Le théâtre au XVII° siècle

Dans quels théâtres se jouent les pièces ? Quelles sont les conditions des représentations ? À quelles règles obéit le théâtre classique ? En quoi consiste l\'idéal de \"l\'honnête homme\" ? Autant d\'éléments qui permettent de mieux comprendre la comédie de Molière.

Pour répondre à ces questions : cliquer sur l\'image





 

La structure de L\'École des femmes

Un quiproquo : le double lieu

L’existence d’un double lieu est mentionné par Arnolphe dans la scène d’exposition, quand il explique à Chrysalde : « [… comme ma demeure /  À  cent sortes de monde est ouverte à toute heure, / Je l’ai mise à l’écart, comme il faut tout prévoir, / En cette autre maison où nul ne me vient voir. » (vers 143-146) Il s’agit là de la précaution prise par Arnolphe pour isoler Agnès de tout contact social, qui révèle déjà l’abus d’autorité sur la jeune fille, quasiment séquestrée.

 

Christian Bérard, décor de \"L\'Ecole des Femmes\", mise en scène de L. Jouvet, 1936

Décor créé par Christian Bérard pour la mise en scène de Louis Jouvet au théâtre de l\'Athénée, en 1936

Pour lire L\'École des femmes



Ce double lieu, associé au double nom du personnage, est la source du quiproquo sur lequel est fondée l’intrigue de la pièce. Là encore, la scène d’exposition nous apporte l’information. Chrysalde utilise le nom d’Arnolphe : « il me vient à la bouche, / Et jamais je ne songe à Monsieur de la Souche », le nouveau « nom de seigneurie » adopté par Arnolphe. Il était, en effet, fréquent, à cette époque, d’acheter un titre de noblesse, et Arnolphe revendique hautement, auprès de Chrysalde, sa volonté : « Mais enfin de la Souche est le nom que je porte : «  J’y vois de la raison, j’y trouve des appas ; / Et m’appeler de l’autre est ne m’obliger pas. » (vers 184-186)

Tout comme Chrysalde, Horace ne connaît le héros que sous son nom d’Arnolphe, alors que, pour le tuteur de celle qu’il aime, Agnès, « C’est, je crois, de la Zousse ou Source qu’on le nomme : / Je ne me suis pas fort arrêté sur le nom ; » (Acte I, 4, vers 328-329).? Il n’apprendra ce double nom qu’à la fin de la pièce (Acte V, scène 7), et comprendra alors son erreur, cause de tant de péripéties.

Les confidences d\'Horace

De là vient la structure de l’intrigue, organisée autour de cinq rencontres : à chaque fois, Horace se confie à Arnolphe, sans la moindre crainte.  

- Acte I, scène 4 : Il lui confie sa rencontre avec Agnès et son amour na...




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