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CORBIÈRE Tristan : sa vie et son oeuvre

Littérature

Aperçu du corrigé : CORBIÈRE Tristan : sa vie et son oeuvre



Publié le : 22/11/2018 -Format: Document en format HTML protégé

CORBIÈRE Tristan : sa vie et son oeuvre
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CORBIÈRE Tristan, pseudonyme de Édouard Joachim Corbière (1845-1875). Poète mort à trente ans, « romantique » dans son inquiétude et son tourment d’exister, mais refusant aussi les épanchements faciles, Corbière a produit une poétique originale, fondée sur l’humour, sur l’instabilité du vers et sur le pouvoir d’engendrement des mots et des images.

 

Un dandy solitaire

 

Né à Ploujean, près de Morlaix, fils d’un officier de marine écrivain à succès, Corbière dut rapidement interrompre ses études, en raison de sa mauvaise santé. Après divers séjours à Cannes et à Luchon, il revient à Morlaix, puis s’installe à Roscoff, dont le climat était recommandé aux rhumatisants et aux poitrinaires.

 

Conscient de sa laideur, de sa difformité (caricaturée dans ses autoportraits), il se fit connaître pour son goût de la farce provocatrice et du déguisement plus ou moins scandaleux. A Roscoff, il prit le prénom romantique de Tristan, s\'enfermant dans la solitude et jouant au marin sur son cotre « le Négrier » (ainsi nommé d\'après le titre d’un roman d’aventures publié en 1832 par son père).

 

L’événement marquant de sa vie survient en 1871, avec l’arrivée à Roscoff du comte Rodolphe de Battine et de son amie, l\'actrice d\'origine italienne Armida-Joséphine Cuchiani, dite Herminie. Le poète s\'éprend de celle qu\'il nommera « Marcelle », à qui il dédiera comme « à l’auteur du Négrier » le recueil des Amours jaunes.

 

Corbière suit Marcelle à Paris — épisode qui inspire, dans les Amours jaunes, les chapitres des « Amours jaunes », de « Sérénade des sérénades... ». En août 1873, les Amours jaunes paraissent, à compte d\'auteur, chez les frères Glady, tandis que certaines pièces sont publiées, sous le pseudonyme de Tristan, dans la Vie parisienne. Le recueil est ignoré : seule une revue, la Renaissance littéraire et artistique, en note la parution. La Vie parisienne publie encore deux textes en prose importants : « Casino des trépassés » et l’« Américaine ».

 

Son mal de poitrine s’aggravant à la fin de l’année 1874, le poète est transporté à la clinique Dubois, à Paris, d’où il envoie à ses parents le communiqué, souvent cité depuis comme exemple d’humour macabre : « Je suis à Dubois dont on fait les cercueils ».

 

Ce n’est que dix ans après leur parution que l’on découvre les Amours jaunes avec les médaillons des « Poètes maudits » (Corbière, Rimbaud et Mallarmé), que Verlaine publie en 1883 dans la revue Lutèce. L’année suivante, les Poètes maudits paraissent en volume chez Léon Vanier, tandis que, dans A rebours, Joris-Karl Huysmans rend hommage à Corbière, en lui consacrant une place de choix dans la bibliothèque de Des Esseintes.

 

Le titre, les Amours jaunes — « aimer » jaune comme on « rit » jaune —, indique déjà la tonalité du recueil, celle du malaise, du grincement, du porte-à-faux. L’ensemble n’est pourtant pas monolithique, le recueil se composant de sept chapitres dont l’ordre (« Ça », « les Amours jaunes », « Sérénade des sérénades », « Raccrocs », « Armor », « Gens de mer », « Rondels pour après ») est à l’inverse de la production chronologique, « Armor » et « Gens de mer » ayant été probablement écrits entre 1861 et 1868. Corbière, de fait, instaure une architecture personnelle : d’abord les poèmes « parisiens », où domine la raillerie du mal-aimé; puis les pièces bretonnes du refuge mythique, la Bretagne représentant, à l’encontre de la mondanité parisienne, le lieu authentique, fondateur de l’identité; puis, en dernier, l’apaisement ambigu des « Rondels pour après », dans lesquels l’ironie est effacée par les visions macabres.




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