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L'Éclair de Rimbaud - Une saison en enfer

Littérature

Aperçu du corrigé : L'Éclair de Rimbaud - Une saison en enfer



Publié le : 18/9/2018 -Format: Document en format HTML protégé

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L'Éclair de Rimbaud - Une saison en enfer
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PREMIER AXE DE LECTURE_

 

UNE IDÉE FUGITIVE

| Le travail

 

Au début de« Mauvais sang «s’exprimait le refus de tout travail: « J’ai horreur de tous les métiers ». Le descendant des ancêtres Gaulois, le roturier se reconnaissant comme tel, ne voulait être ni dans la catégorie des maîtres ni dans celle des ouvriers. Il couvrait de son mépris les paysans, tous « ignobles » (dans le double sens de non-nobles et d\'infâmes): c’était le rejet de l\'ascendance maternelle puisque Mme Rimbaud, née Cuif, était fille de paysans. Être écrivain à gages ne le tentait pas davantage: « la main à plume vaut la main à charrue ». Il ne voulait être ni un domestique, ni un mendiant, ni un paria. Il se sentait plutôt en dehors, oisif, paresseux, sans usage de son corps, comme s\'il n’en avait pas.

 

Or voici qu\'explose l’idée du travail humain, c\'est-à-dire l’idée que le travail est essentiel à l\'homme, fait partie de la condition humaine. Le mot « explosion » est lui-même ambigu: ou bien l\'idée du travail se fait jour brusquement, ou bien elle explose en se détruisant déjà. Dans un cas, elle se manifesterait dans tout son éclat, dans l’autre elle éclaterait sitôt exprimée.



Le travail humain! c’est l’explosion qui éclaire mon abîme de temps en temps.

 

<< Rien n’est vanité; à la science, et en avant! >> crie l’Ecclésiaste moderne, c’est-à-dire Tout le monde. Et pour-5 tant les cadavres des méchants et des fainéants tombent sur le cœur des autres... Ah! vite, vite un peu; là-bas, par delà la nuit, ces récompenses futures, éternelles... les échappons-nous?...

 

Qu’y puis-je? Je connais le travail; et la science est 10 trop lente. Que la prière galope et que la lumière gronde... je le vois bien. C’est trop simple, et il fait trop chaud; on se passera de moi. J’ai mon devoir, j’en serai fier à la façon de plusieurs, en le mettant de côté.

 

Ma vie est usée. Allons ! feignons, fainéantons, ô pitié! Et 15 nous existerons en nous amusant, en rêvant amours monstres et univers fantastiques, en nous plaignant et en querellant les apparences du monde, saltimbanque, mendiant, artiste, bandit, prêtre! Sur mon lit d’hôpital, l’odeur de l’encens m’est revenue si puissante ; gardien des 20 aromates sacrés, confesseur, martyr...

 

Je reconnais là ma sale éducation d’enfance. Puis quoi!... Aller mes vingt ans, si les autres vont vingt ans...

 

Non! Non! à présent je me révolte contre la mort! Le travail paraît trop léger à mon orgueil: ma trahison au 25 monde serait un supplice trop court. Au dernier moment, j’attaquerais à droite, à gauche...

 

Alors, oh! chère pauvre âme, l’éternité serait-elle pas perdue pour nous!



représentation traditionnelle de l\'Enfer, quelque chose surprend pourtant et vient tout bouleverser: d’“ autres » que les méchants et que les fainéants sont là aussi, et même plus bas qu’eux. Tout espoir de paradis ou même de purgatoire semble exclu: c’est une raison supplémentaire pour ne rien faire. Les « récompenses futures, éternelles » nous échappent ou, comme l’écrit Rimbaud de manière plus abrupte, nous les échappons (ce qui est encore plus fort que ne le serait l’expression attendue: nous les laissons échapper).

 

Cet Enfer est encore l\'enfer du feu, de la chaleur: « il fait trop chaud » (3e alinéa). La température du brasier annihile tout effort, toute velléité, tout travail.



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