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L'écriture et l'esthétique dans Zazie dans le métro --> roman de Raymond Queneau

Littérature

Aperçu du corrigé : L'écriture et l'esthétique dans Zazie dans le métro --> roman de Raymond Queneau



Publié le : 30/1/2020 -Format: Document en format HTML protégé

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L'écriture et l'esthétique dans Zazie dans le métro --> roman de Raymond Queneau
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La transcription phonétique permet également de faire sentir toutes les nuances de l’oral. Ainsi, « monsieur » est-il transcrit systématiquement en « meussieu », mais parfois en « msieu », comme lorsque Gabriel se fait accuser de prostitution et en est réduit à avaler ses mots. La graphie quenienne fait passer ainsi beaucoup d’intentions qui sont sensibles à l’oral, mais normalement pas à l’écrit : par exemple, la graphie du e en eu traduit l’exaspération montante chez Gabriel (p. 34 : « Que ça te plaise ou que ça neu teu plaiseu pas ») ; l’absence de liaison marquée par le h qui crée un hiatus rend compte de la détermination de Zazie (p. 23 : « C\'est hun cacocalo que jveux ») ou de l’émotion de Mado (p. 175 : « c’est hun choc »)...

Ces usages graphiques ne relèvent pas, pour Queneau, de la dénonciation d’un code suranné, mais plutôt de la volonté de créer « une langue qui retrouvant sa nature orale et musicale deviendrait bientôt une langue poétique » (Bâtons, Chiffres et Lettres, p. 21). Les graphies qu’il choisit font naître par leur étrangeté un nouveau langage, de nouveaux mots (qui ne sont pas seulement une écriture différente de mots connus) - ce qui est la démarche même de la poésie. Comme il le dit lui-même : « Sa dvyin incrouayab, pazordinèr, ranvèrsan [...]. On Ire-konê pudutou Ifransê » (ibid., p. 22) !

Roland Barthes, dans « Zazie et la littérature » (op. cit.), souligne bien que l’auteur veut «faire surgir, à la place du mot pompeusement enveloppé dans sa robe orthographique, un mot nouveau, indiscret, naturel, c’est-à-dire barbare ». Le très ampoulé plus-que-parfait du subjonctif est ainsi réduit à sa plus simple expression, ridicule de surcroît, par la graphie phonétique « utu » ou « upu » ! Queneau s’amuse à fabriquer ce qu’il appelle des « coagulations phonétiques », c’est-à-dire la réunion en un seul vocable de plusieurs prononcés d’une même émission de voix, comme « skeutadittaleur » ou « kimieumieu »... La création « vozouazévovos » (p. 143) oblige le lecteur à s’arrêter devant cet ovni orthographique avant d’en savourer la poésie cocasse par ses sonorités. Et comme le dit Queneau : « Épui sisaférir, tan mye : jécripa pour anmiélé bnond » (Bâtons, Chiffres et Lettres, p. 22) !





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