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Émile Zola, Germinal, partie IV, chapitre 7. Commentaire composé

Littérature

Aperçu du corrigé : Émile Zola, Germinal, partie IV, chapitre 7. Commentaire composé



Publié le : 11/1/2020 -Format: Document en format HTML protégé

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Émile Zola, Germinal, partie IV, chapitre 7. Commentaire composé
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Émile Zola, Germinal, partie IV, chapitre 7.

Un silence profond tomba du ciel étoilé. La foule, qu\'on ne voyait pas, se taisait dans la nuit, sous cette parole qui lui étouffait le cœur ; et l\'on n\'entendait que son souffle désespéré, au travers des arbres. Mais Etienne déjà, continuait d\'une voix changée. Ce n\'était plus le secrétaire de l\'association qui parlait, c\'était le chef de la bande, l\'apôtre apportant la vérité. Est-ce qu\'il se trouvait des lâches pour manquer à leurs parole ? Quoi ! depuis un mois, on aurait souffert inutilement, on retournerait aux fosses, la tête basse, et l\'éternelle misère recommencerait! Ne valait-il pas mieux mourir tout de suite, en essayant de détruire cette tyrannie du capital qui affamait le travailleur ? Toujours se soumettre devant la faim jusqu\'au moment ou la faim, de nouveau, jetait les plus calmes à la révolte, n\'était-ce pas un jeu stupide qui ne pourrait durer d\'avantage ? Et il montrait les mineurs exploités, supportant à eux seuls les désastres des crises, réduits à ne plus manger, dés que les nécessités de la concurrence abaissaient le prix de revient. Non! le tarif de boisage n\'était pas acceptable, il n\'y avait là qu\'une économie déguisée, on voulait voler a chaque homme une heure

de son travail par jour. C\'était trop cette fois, le temps venait où les misérables, poussés à bout, feraient justice.

La foule, à ce mot de justice, secouée d\'un long frisson, éclata en applaudissements, qui roulaient avec un bruit de feuilles sèches. Des voix criaient :

« Justice! ... Il est temps, justice! »

Peu à peu, Etienne s\'échauffait. Il n\'avait pas l\'abondance facile et coulante de Rasseneur. Les mots lui manquaient. Souvent, il devait torturer sa phrase, il en sortait par un effort qu\'il appuyait d\'un coup d\'épaule. Seulement, à ces heurts continuels, il rencontrait des images d\'une énergie familière, qui empoignaient son auditoire; tandis que ses gestes d\'ouvrier au chantier, ses coudes rentrés, puis détendus et lançant les poings en avant, sa mâchoire brusquement avancée, comme pour mordre, avaient eux aussi une action extraordinaire sur les camarades. Tous le disaient, il n\'était pas grand, mais il se faisait écouter.

« Le salariat est une forme nouvelle de l\'esclavage, reprit-il d\'une voix plus vibrante. La mine doit être au mineur, comme la mer est au pêcheur, comme la terre est au paysan... Entendez-vous! la mine vous appartient, à vous tous qui, depuis un siècle, l\'avez payée de tant de sang et de misère! »





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