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Grand oral du bac : Les artistes « maudits » (Histoire de la littérature)

Littérature

Aperçu du corrigé : Grand oral du bac : Les artistes « maudits » (Histoire de la littérature)



Publié le : 14/11/2018 -Format: Document en format HTML protégé

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 Grand oral du bac : Les artistes « maudits » (Histoire de la littérature)
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TROIS GRANDES FIGURES

 

Dans la France littéraire qui suit la période romantique, durant les décennies 1850-1890, on distingue trois grandes figures d\'artistes « maudits » : Charles Baudelaire (1821-1867), Paul Verlaine (18441896) et Arthur Rimbaud (18541891). S\'ils méritent ce qualificatif un peu stigmatisant (Verlaine lui-même l\'a employé), c\'est qu\'ils ont en commun d\'avoir mené une vie de marginaux (Baudelaire mis au ban de sa famille, Verlaine emprisonné deux ans, Rimbaud fugueur puis baroudeur en Asie et en Afrique) et d’avoir été jugés, voire condamnés, comme immoraux. Dans le même temps, ils ont été célébrés par leurs pairs, écrivains et artistes, et reconnus depuis comme trois de nos plus grands poètes, inventeurs d\'une certaine modernité.

CHARLES BAUDELAIRE

 

Enfance et formation

 

Né à Paris en avril 1821, Charles Baudelaire est orphelin de père à l\'âge de six ans.

Sa mère se remarie en 1828 avec le commandant Aupick (général en 1839), que Charles acceptera difficilement.

En 1832, l\'enfant est mis en pension au collège royal de Lyon où, deux ans plus tard, il participe avec ses camarades aux émeutes de la Croix-Rousse.

Passionné de lecture, il poursuit de brillantes études à Paris, comme interne au lycée Louis-leGrand, et obtient son baccalauréat en 1839. Il s\'inscrit à la faculté de droit mais, dès ce temps, se heurte à sa famille en affirmant sa volonté d\'être écrivain.

Bohème, voyages et dandysme

Plus que les bancs de la Faculté, Baudelaire fréquente des lieux d\'art et de plaisir, partageant son temps entre les amitiés littéraires et les liaisons avec des femmes faciles. Alarmés par cette vie de bohème, ses parents l\'obligent à embarquer en juin 1841 sur le Paquebot des Mers du Sud, qui se dirige vers l’Inde et Calcutta. Baudelaire débarque à nie Maurice et séjourne sur 111e Bourbon (actuelle Réunion), où il compose plusieurs poèmes d\'inspiration exotique, intégrés par la suite au recueil des Fleurs du mal. Outre « À une dame créole », on peut citer « À une Malabaraise » :

« Tes pieds sont aussi fins que tes [mains, et ta hanche

Est large à faire envie à la plus belle [blanche ;

À l\'artiste pensif ton corps est doux

[et cher ;

Tes grands yeux de velours sont plus [noirs que ta chair. »

Jeanne Duval une mulâtresse, incarnera dès 1842 cet idéal féminin. Quand il rentre à Paris, les résolutions antérieures sont intactes. Il se lie avec les poètes Théodore de Banville et Théophile Gautier, multiplie les domiciles, écrit poèmes et articles. Il mène une vie dispendieuse de dandy, cultivant le luxe et le raffinement Lorsque, à sa majorité, il réclame sa part de l\'héritage paternel, sa famille, effrayée par sa prodigalité, lui impose une tutelle judiciaire qui le prive de sa fortune.

Les Fleurs du mal, un chef-d\'œuvre CLASSIQUE ET MODERNE

En juin 1857, deux mois après la mort de son beau-père, paraissent les Fleurs du mal, recueil auquel Baudelaire travaille depuis quinze ans. Suivant les éditions, l\'ouvrage comprend 126 ou 152 poèmes, répartis en six séquences : « Spleen et idéal » (85 ou 102), « Tableaux parisiens » (18 ou 20), « Le Vin » (5), « Heurs du mal » (9 ou 16), « Révolte » (3), « La Mort » (6). Par sa composition et sa forme, il est classique et marque notamment l\'apogée du sonnet et de l\'alexandrin. Mais il est aussi profondément singulier et moderne par sa thématique, à savoir essentiellement le spleen et la recherche des « correspondances ». Plusieurs poèmes célèbres portent le titre de « Spleen », état d\'âme typiquement baudelairien, exprimé en ces vers :

« Quand le ciel bas et lourd pèse [comme un couvercle Sur l\'esprit gémissant en proie aux

[longs ennuis, Et que de l\'horizon embrassant tout [le cercle Il nous verse un jour noir plus triste

[que les nuits. » Lassitude de vivre, soif d\'idéal, inadaptation à la trivialité des réalités contemporaines traduisent chez le poète un sentiment tragique



LE POÈME EN PROSE

Le poème en prose est un genre littéraire spécifiquement français, apparu au cours du xixe siècle. Expérimenté par le poète Aloysius Bertrand au début du xixe siècle (Gaspard de la nuit, 1842), il est considéré aujourd\'hui comme une invention de Baudelaire. Exploitant les ressources de l\'image et du rythme mais sans recours au vers ni à la rime, il fait appel aux procédés de la prose comme la narration, le dialogue, la description. Brillamment illustrée par Rimbaud et Mallarmé, cette forme poétique nouvelle s\'enrichit considérablement tout au long du xxe avec des recueils inspirés d\'horizons lointains, où l\'énergie poétique (désir d\'écrire, désir d\'inconnu) se confronte à la réalité extrême-orientale (Connaissance de l\'Est de Paul Claudel, 1907 ; Stèles de Victor Segalen, 1914).

Pierre Reverdy (La Balle au bond, 1928) et Max Jacob (Le Cornet à dés, 1917) affectionnent le poème en prose pour la liberté de vision, de ton et la diversité des matériaux qu\'il permet de déployer. C\'est aussi cette liberté d\'invention que revendiquent des poètes rebelles aux formes préétablies comme Henri Michaux (La Vie dans les plis, 1949) ou Francis Ponge (Le Parti pris des choses, 1942 ; Pièces, 1961).




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