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Grand oral du bac : LES ÉCRIVAINS ENGAGÉS

Littérature

Aperçu du corrigé : Grand oral du bac : LES ÉCRIVAINS ENGAGÉS



Publié le : 1/2/2019 -Format: Document en format HTML protégé

Grand oral du bac : LES ÉCRIVAINS ENGAGÉS
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d’une réflexion intellectuelle. Elle est le résultat d’une expérience : celle de l’absurdité de l’existence. Cette sensibilité a influencé toute la littérature du xxe siècle, et s’exprime en France dans l’œuvre d’Albert Camus. Ce concept est au centre de ses préoccupations philosophiques, qu’il formule dans Le mythe de Sisyphe (1942), roi de la mythologie grecque condamné à rouler éternellement jusqu’au sommet d’une montagne un rocher qui en retombe aussitôt. Comme concilier les aspirations de l’homme au bonheur et sa condition fondamentalement tragique?

 

Dans ses romans, Camus souligne essentiellement l’absence de signification de l’existence: tel Meursault, le héros tragique de L’étranger (1942), les hommes sont condamnés à assister avec indifférence au film absurde de leur vie. Mais Camus résiste au nihilisme, en défendant la nécessité de la révolte. Son essai sur L’homme révolté (1951) prône une résistance à l’absurdité du monde et exalte une morale de l’action. Répudiant le modèle soviétique du socialisme, l’ouvrage est vivement attaqué par Sartre. Engagé dans la Résistance, Camus a pris position sur la plupart des grands problèmes de son temps (l’Espagne de Franco, la Hongrie, l’Algérie). Et il a trouvé ses cibles de prédilection dans le fonctionnement anormal des institutions, plus particulièrement la justice (la peine de mort étant encore inscrite dans le code pénal français).

 

Le mouvement de la négritude

 

À la même époque, après la guerre, Jean-Paul Sartre et André Breton s’enthousiasment pour une littérature nouvelle : la littérature africaine. Dans la préface de Y Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache (1948) du Sénégalais Léopold Sédar Senghor (né en 1906), Sartre donne une définition théorique de la négritude, terme inventé par les étudiants africains et antillais du Quartier Latin dans les années 1930. Soutenue par Sartre, André Gide, Albert Camus et Michel Leiris (1901-1990), la revue Présence africaine, fondée en 1947, regroupe toute l’intelligentsia noire, d’Aimé Césaire à Amadou Ham-pâté Bâ (1900-1991).

 

La négritude est la prise de conscience d’un être et d’une culture noirs, qui puiseraient leurs racines dans un passé précolonial. Mais l’existen

 

ce de ce génie noir est menacé de disparition par les processus d’assimilation développés par la culture occidentale. Soutenue de manière très active par le poète et romancier Jean Genet (1910-1986) qui lutte également aux côtés des Black Panthers, des Palestiniens et des opprimés en général, la négritude représente donc une révolte contre le sort aliénant réservé aux Noirs dans le monde. Si cette attitude se manifeste politiquement -Senghor est élu président du Sénégal, l’Antillais Aimé Césaire (né en 1913), autre grande figure de la négritude, est député-maire de Fort-de-France en Martinique-, elle devient un moyen d’expression propre à la littérature francophone d’Afrique et d’Amérique.

 

Celle-ci s’illustre d’abord par la poésie: la seule forme qui, selon Sartre, peut crier la révolte par son aptitude à transgresser les règles du langage prosaïque de l’oppresseur, à lui faire « dégorger sa blancheur». En prose, les écrivains africains subissent l’influence du noir américain Richard Wright (1908-1960). Dans son roman Les enfants de l’oncle Tom (1938), il a décrit avec un réalisme inédit l’intensité du drame et les traumatismes que la ségrégation a provoqués sur ses frères noirs. Autre littérature militante, celle que les romanciers sud-africains, dans les années 1960-1970, ont opposée à l’oppression dont leurs compatriotes de couleur ont été victimes jusqu’à la suppression de l’apartheid.

 

L’engagement aujourd’hui

 

Alors que la décolonisation commence et que les crimes de Staline apparaissent au grand jour (rapport Khrouchtchev, 1956), de nombreux écrivains français se font les défenseurs de la liberté. Ainsi la guerre d’Algérie (1956-1962) divise les esprits; en août 1960, un certain nombre d’intellectuels dont Sartre, Simone de Beauvoir, Breton, Camus, Maurice Blanchot (né en 1907), Marguerite Duras (1914-1996) signent le Manifeste des 121, appelant à l’insoumission les jeunes du contingent. Mais la littérature engagée n’a pas survécu à la remise en cause des idéologies.

 

L’Américain Norman Mailer (né en 1923), dans Les nus et les morts (1948), envisageait de lutter conte toutes les formes d’asservissement de l’individu et a combattu le maccarthysme (politique américaine anticommuniste datant

La vie du britannique Salman Rushdie ” est menacée depuis 1988. En effet, pour avoir publié Les versets sataniques, un roman contemporain dans lequel des versets du Coran sont cités, le gouvernement iranien a lancé une fatwa contre lui.

 

▼ Président du Sénégal, mais aussi poète impliqué depuis toujours en politique, Léopold Sédar Senghor est resté fidèle a la francophonie et à la civilisation africaine.

Sipa Press/Gastaud

des années 1950, menée par le sénateur Joseph McCarthy), puis dénonçé la guerre du Viêt Nam. Il écrit aujourd’hui contre la récupération idéologique. L’écrivain russe Alexandre Soljénitsyne (né en 1918) a dénoncé l’univers concentrationnaire des bagnes de Sibérie (Une journée d’Ivan Denissovitch, 1962; L’archipel du Goulag, 1973-1976), en se faisant le porte-parole des dissidents russes; il plaide aujourd’hui pour un «réarmement moral», celui des valeurs chrétiennes traditionnelles.

 

En fait, il semble que la littérature, un temps mobilisée pour lutter contre les violences de l’oppression, se détournait de ses véritables motivations. Avec le lent déclin des maîtres à penser et la fin d’un certain messianisme de l’intelligence française, la littérature s’est peu à peu désengagée, devenant plus introvertie, craignant la servilité et la propagande, ne s’asservissant à aucune fin extérieure à elle-même.





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