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Les grands prix littéraires (Histoire de la littérature)

Littérature

Aperçu du corrigé : Les grands prix littéraires (Histoire de la littérature)



Publié le : 14/11/2018 -Format: Document en format HTML protégé

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Les grands prix littéraires (Histoire de la littérature)
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BOURSES ET RECOMPENSES

 

Dès l\'époque des Lumières, différentes institutions attribuent à des écrivains des bourses et des récompenses qui, au-delà de la somme attribuée, leur confèrent prestige et notoriété (Rousseau est lauréat de l\'académie de Dijon pour son Essai sur les sciences et les arts, en 1750). Ce n\'est toutefois qu\'au xxe siècle, avec l\'importance croissante du prix Goncourt, que les prix littéraires prennent toute leur influence. Généralement décernés à l\'automne, ils suscitent de la part des médias un vif intérêt et - à de rares exceptions près - assurent le succès d’un livre. Le système des prix est fréquemment critiqué : on lui reproche notamment d\'être plus ou moins truqué et d\'attirer tous les lecteurs vers deux ou trois ouvrages, pas forcément les meilleurs. Reste qu\'il contribue à animer une scène littéraire où les événements ne sont pas si fréquents, et que si nombre de lauréats sont aujourd\'hui tombés dans l\'oubli, le système a aussi permis à de bons auteurs de sortir de l\'ombre. Les prix, ainsi, ne sont pas seulement le symbole d\'une actualité littéraire aussi fugace qu’éphémère, mais appartiennent aussi à l\'histoire de la littérature.

QUAND LES PRIX N\'EXISTAIENT PAS

Il fut un temps où les prix n\'existaient pas, ou en tout cas pas sous la forme qu\'on leur connaît à présent. La diffusion des livres restait limitée, et un ouvrage mettait des dizaines, voire des centaines d\'années à se diffuser. Le plus grand succès de librairie jusqu\'en 1914, après la Bible, est par exemple Les Aventures de Télémaque, publié par Fénelon en 1699... et distribué pendant deux siècles à des milliers d\'écoliers.

 

Au xviie siècle, un écrivain peut recevoir une gratification du roi, une place à l\'Académie ou quelque autre récompense qui lui permettra de trouver sa place dans le jeu des institutions littéraires, et de bénéficier d\'une pension. Mais la vente de ses livres ne représentera jamais qu\'une ressource pécuniaire insignifiante.

 

Au xviiie siècle s\'installe un système différent, inspiré des Jeux floraux de la tradition occitane, venus tout droits du Moyen Âge. En premier lieu, les académies de province, à l\'instar de celle de Dijon qui récompense Rousseau par deux fois, créent des concours littéraires. Les auteurs récompensés ne sont pas des romanciers, comme c\'est généralement le cas aujourd\'hui.

 

mais des essayistes, des historiens, des orateurs rivalisant d\'habileté rhétorique. Il y a quelque chose d\'un peu scolaire dans ces prix, qui rappellent beaucoup ceux attribués aux bons élèves dans les collèges. C\'est que les belles-lettres, selon l\'expression de l\'époque, sont alors considérées comme une sorte d\'artisanat : les prix académiques ne récompensent pas le «génie», mais le savoir-faire d\'écrivains qui ne mettent pas en avant leur originalité, mais la science avec laquelle ils usent des règles de la langue et de la rhétorique. Reste qu\'à côté des honneurs d\'État se crée un système de récompenses locales, qui ne sont plus des rentes mais des dotations ponctuelles. Le système des prix est en marche.

L\'ÉDITION, DU COMMERCE À L\'INDUSTRIE

La fin du xviiie siècle voit aussi l\'invention du droit d\'auteur (avec Beaumarchais) et l\'émergence d\'écrivains qui tentent de vivre de leur plume. Deux disciples de Rousseau, Rétif de La Bretonne et Louis Sébastien Mercier, seront parmi les premiers à le faire, mais pour l\'un comme pour l\'autre les quelques succès qu\'ils ont obtenus ne suffisent pas à les nourrir, et ils sont obligés de multiplier les écrits pour survivre. Le prix élevé du papier, la rareté du lectorat font d\'un livre tiré à 2000 exemplaires un succès de librairie. L\'Encyclopédie de Diderot et d\'Alembert (4000 ex.) ou La Nouvelle Héloïse de Rousseau (près de 10000) sont des succès exceptionnels. À l\'époque romantique, les progrès de l\'imprimerie vont permettre de passer à des tirages plus importants. Alexandre Dumas, Victor Hugo voient leur livres tirés à plusieurs dizaines de milliers d\'exemplaires, et un ouvrage comme Illusions perdues, de Balzac, montre bien quelles tractations, quelles alliances



PRIX ET BOURSES CONCOURT

 

Si le prix Goncourt est aujourd\'hui le moins bien doté, avec le Renaudot, les écrivains couronnés par une bourse Goncourt touchent en revanche un chèque beaucoup plus conséquent. À l\'exception de la bourse Goncourt de la poésie instituée grâce au legs Adrien Bertrand (prix Goncourt 1914), l\'attribution des autres bourses se fait en partenariat avec diverses municipalités, qui voient là une belle occasion de donner quelque visibilité à leurs activités de mécénat : Strasbourg pour la bourse Goncourt de la nouvelle, Paris pour celle du premier roman, Nancy pour celle de la biographie, Fontvieille pour la Bourse du livre pour la jeunesse.




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