Jean Giono, Le Hussard sur le toit. Commentaire

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Jean Giono, Le Hussard sur le toit. Commentaire

Littérature

Aperçu du corrigé : Jean Giono, Le Hussard sur le toit. Commentaire



Publié le : 12/11/2016 -Format: Document en format FLASH protégé

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Jean Giono, Le Hussard sur le toit. Commentaire
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... Giono jusqu\'à sa mort (1970) va surtout faire un retour sur soi, exorciser son amertume et ses déceptions, particulièrement dans le cycle du Hussard : Angéla, Mort dun personnage, Le Hussard sur le toit, et Le Bonheur fou.

 

Cette page extraite du roman de ce cycle le plus connu, le plus intense : Le Hussard sur le toit, montre le héros Angélo d’abord terrifié par l\'épidémie de choléra ravageant la Provence que ce hussard italien parcourait.

 

Or dès le début de l\'œuvre une atmosphère onirique, semi-fantastique, se dégage du paysage traversé qui semble inhabité, où les distances, comme dilatées, façonnent une Provence de rêve, de surréalité, non de réalité.

 

C\'est un peu celle que nous retrouvons dans cet épisode où le héros qui jusqu\'alors, du toit où il s\'est réfugié n’a vu que les horreurs de la maladie et de la mort ravageant Manosque...



Angéla, personnage du roman de Giono, est témoin d’une épidémie de choléra qui ravage la Provence pendant un été torride. Parvenu à Manosque, il est contraint de passer plusieursjours caché sur les toits, doù il pénètre dans un grenier.

 

Le grenier était encore plus beau que ce qu’il paraissait être. Les fonds qu’on ne pouvait pas voir de la lucarne, éclairés par quelques tuiles de verre disséminées dans la toiture, et sur lesquelles à cette heure frappait le soleil couchant étaient baignés d’un sirop de lumière presque opaque. Les objets n’en émergeaient que par des lambeaux de forme qui n’avaient plus aucun rapport avec leur significationréelle. Telle commode galbée n’était plus qu’un ventre recouvert d’un gilet de soie prune ; nn petit saxe sans tête qui devait être à l’origine un ange musicien était devenu par l’agrandissement des ombres portées, par le vif éclat que la lumière donnait aux brisures de sa décollation, une sorte d’oiseau des îles : le kakatoès d’une créole ou d’un pirate. Les robes et les redingotes étaient vraiment réunies en assemblées. Les souliers apparaissaient sous des franges de clartés comme dépassant du bas d’un rideau, et les personnages d’ombres dont ils trahissaient ainsi la présence ne se tenaient pas sur un plancher mais comme sur les perchoirs en escalier d’une vaste cage de canaris. Les rayons du soleil dardés en étincelantes constellations rectilignes de poussière faisaient vivre ces êtres étranges dans des mondes triangulaires, et la descente sensible du couchant qui déplaçait lentement les fonds de lumière les animait de mouvements indéfiniment étirés comme dans l’eau tiède d’un aquarium.

 

Jean Giono, Le Hussard sur le toit.

Vous ferez de ce texte un commentaire composé que vous organiserez à votre gré en vous montrant sensible notamment à la qualité du regard porté sur les choses.




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