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Marguerite Duras, Un barrage contre le Pacifique - commentaire composé

Littérature

Aperçu du corrigé : Marguerite Duras, Un barrage contre le Pacifique - commentaire composé



Publié le : 11/1/2020 -Format: Document en format HTML protégé

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Marguerite Duras, Un barrage contre le Pacifique - commentaire composé
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Analyse du sujet

Partie du programme abordée : Le xxe siècle : le texte est extrait d’un roman souvent étudié au lycée.

Analyse du sujet : \'

— Thèmes : - Le spectacle : l’identification du public à un personnage de fiction.

- Le rêve, le désir d’évasion de l’adolescence.

— Poinîs d\'histoire littéraire : Pour traiter le sujet, il faut une certaine « expérience » du cinéma et de la littérature, ne serait-ce que pour repérer les « clichés » et stéréotypes.

Conseils pratiques : Le texte est beau mais un peu long, ce qui rend difficile (surtout en temps limité) une étude vraiment exhaustive.

On se méfiera du libellé, le mot parodique » étant excessif ; en revanche, on ne manquera pas de noter la distance qui s’instaure, très nettement, entre la narratrice et l’héroïne (ironie légèrement critique).

Il importe de bien distinguer : l’auteur ; Suzanne, le personnage ; l’héroïne du film.

Nature du sujet : Classique




La scène se situe au temps du cinéma muet. Un pianiste accompagnait alors la projection.

Le piano commença à jouer. La lumière s’éteignit. Suzanne se sentit désormais invisible, invincible et se mit à pleurer de bonheur. C’était l’oasis, la salle noire de l’après-midi, la nuit des solitaires, la nuit artificielle et démocratique, la grande nuit égalitaire du cinéma, plus vraie que la vraie nuit, plus ravissante, plus consolante que toutes les vraies nuits, la nuit choisie, ouverte à tous, offerte à tous, plus généreuse, plus dispensatrice de bienfaits que toutes les institutions de charité et que toutes les églises, la nuit où se consolent toutes les hontes, où vont se perdre tous les désespoirs, et où se lave toute la jeunesse de l’affreuse crasse d’adolescence.

C’est une femme jeune et belle. Elle est en costume de cour. On ne saurait lui en imaginer un autre, on ne saurait rien lui imaginer d’autre que ce qu’elle a déjà, que ce qu’on voit. Les hommes se perdent pour elle, ils tombent sur son sillage comme des quilles et elle avance au milieu de ses victimes, lesquelles lui matérialisent son sillage, au premier plan, tandis qu’elle est déjà loin, libre comme un navire, et de plus en plus indifférente, et toujours plus accablée par l\'appareil1^ immaculé de sa beauté. Et voilà qu’un jour de l’amertume lui vient de n’aimer personne. Elle a naturellement beaucoup d’argent. Elle voyage. C’est au carnaval de Venise que l’amour l’attend. Il est très beau l’autre. Il a des yeux sombres, des cheveux noirs, une perruque blonde, il est très noble. Avant même qu’ils se soient fait quoi que ce soit on sait que ça y est, c’est lui. C’est ça qui est formidable, on le sait avant elle, on a envie de la prévenir. Il arrive tel l’orage et tout le ciel s’assombrit. Après bien des retards,-entre deux colonnes de marbre, leurs ombres reflétées par le canal qu\'il faut, à la lueur d’une lanterne qui a, évidemment, d’éclairer ces choses-là, une certaine habitude, ils s’enlacent. Il dit je vous aime. Elle dit je vous aime moi aussi. Le ciel sombre de l’attente s’éclaire d’un coup. Foudre d’un tel baiser. Gigantesque communion de la salle et de l’écran. On voudrait bien être à leur place. Ah ! comme on le voudrait.

Marguerite Duras, Un barrage contre le Pacifique.

(1) Appareil : ensemble des ornements qui rehaussent la beauté de l’actrice.

Vous ferez de ce texte un commentaire composé que vous organiserez à votre gré. Vous pourrez, par exemple, étudier comment, sur un mode à la fois lyrique et parodique, l’auteur évoque le pouvoir qu’exerce le cinéma sur l’esprit de cette adolescente.



La vie qu’on mène n’est pas toujours - pas souvent ? - à la hauteur de nos rêves, ambitions ou illusions... Pour certains, aux jours ternes et monotones de la vie quotidienne, il faut substituer des jouis en couleurs, des jouis de lumière où l’esprit se perd : quelques-uns s’évadent dans des paradis artificiels, d’autres préfèrent les paradis, plus nobles, de la poésie, d’autres encore - Êmma Bovary - s’élancent par des romans faciles vers des deux plus beaux... Le XXe siècle inventa la plus superbe des machines à rêves : le cinématographe. Quand on est une misérable adolescente, isolée de tout, dans une lointaine colonie abandonnée par sa métropole, que reste-t-il d’autre à se mettre sous l’imagination quand, par chance, on « monte » à la ville ? Ainsi Marguerite Duras,



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