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Maupassant : Bel-Ami. 1ère partie, chapitre 7 (pages 175-176) - commentaire

Littérature

Aperçu du corrigé : Maupassant : Bel-Ami. 1ère partie, chapitre 7 (pages 175-176) - commentaire



Publié le : 19/9/2018 -Format: Document en format HTML protégé

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Maupassant : Bel-Ami. 1ère partie, chapitre 7 (pages 175-176) - commentaire
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Le point culminant de l’angoisse est atteint dans l’avant-dernier paragraphe, où le personnage est en proie à une hallucination autoscopique (autoscopie : hallucination par laquelle on croit se voir soi-même) : « il se vit distinctement étendu sur le dos dans ces mêmes draps qu’il venait de quitter. » L’adverbe « distinctement », lié à un verbe de perception, « il se vit », insiste sur le caractère intense de l’hallucination, et son lit se métamorphose en linceul mortuaire : « Il avait ce visage creux qu’ont les morts et cette blancheur des mains qui ne remueront plus »

A ce moment, le récit glisse du réalisme vers le registre fantastique, à l’image de ce qui se produit le plus souvent dans les nouvelles de Maupassant consacrées à la peur ou au dédoublement de personnalité. Ce glissement vers le fantastique et la folie témoigne bien de l’échec de son entreprise de rationalisation : l’angoisse l’emporte et envahit jusqu’au décor familier du personnage : « Alors il eut peur de son lit ».

 

 

Conclusion.

 

Mobilisant tous les outils du récit en point de vue interne, le narrateur parvient donc à nous faire partager, avec une rare intensité, le désarroi de son personnage, confronté pour la première fois à l’expérience de la peur.

D’un côté, cet épisode – qui pourrait au premier abord paraître « marginal » au regard de l’ensemble du récit – s’intègre parfaitement dans la logique du « roman d’apprentissage » dont relève Bel-Ami : le héros y découvre une facette jusqu’alors méconnue de sa personnalité (sa lâcheté face à la perspective de la mort). Pour le lecteur, il contribue à construire le personnage, à enrichir sa psychologie, à accroître sa densité, sa complexité.

D’autre part, cette expérience de la peur, menant au bord de la folie, est un thème récurrent dans les œuvres de Maupassant, en particulier dans ses nouvelles fantastiques, telles Le Horla, ou Sur l’eau, où les symptômes physiques de l’angoisse, les hallucinations mentales, le dédoublement de personnalité sont régulièrement évoqués. Georges Duroy rejoint ainsi, à la faveur de ce passage, la longue liste de personnages qui portent les angoisses, les hantises et les questionnements propres à l’auteur.




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