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Pensez-vous que nous sommes «dépassés par le miracle de nos propres inventions» ?

Littérature

Aperçu du corrigé : Pensez-vous que nous sommes «dépassés par le miracle de nos propres inventions» ?



Publié le : 11/1/2020 -Format: Document en format HTML protégé

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Pensez-vous que nous sommes «dépassés par le miracle de nos propres inventions» ?
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Mais sommes-nous vraiment informés des risques ? Mais qui incite les médias à déverser une inquiétude périodique ? Les sociétés sont de si colossales entités aujourd\'hui que nul n\'en comprend plus la marche. Seuls demeurent de vieux stéréotypes, comme celui du bouc émissaire qui, permettant de nommer les causes de nos malheurs, contribue à les atténuer. Or, actuellement, la menace est diffuse, omniprésente ; elle nous promet même l\'Apocalypse.

Les dirigeants ont beau rappeler qu\'elle ne dépend pas du hasard mais d\'une volonté humaine, malgré les discours lénifiants, on reste terrorisé par le nucléaire...



Analyse du sujet

Partie du programme abordée : Maîtrise des techniques du résumé-discussion.

Analyse du sujet :

Thèmes : - Le monde moderne.

- Le pouvoir de la science.

- La maîtrise des inventions modernes. _

Points d\'histoire littéraire : peu de références littéraires à connaître. Quelques textes sur la science peuvent néanmoins être utilisés - surtout textes du xviiie au xxe siècle (Frankenstein, La Maison du Berger, etc.).

Conseils pratiques : Résumé clair, assez bien structuré. Risque, dans la discussion, du hors sujet (trop long développement sur les «bonnes inventions», par exemple).

Nature du sujet : classique.

Difficulté : * *

Sujet

Le propre des sociétés modernes est d’engendrer une peur indistincte : nous sommes dépassés par les miracles de nos propres inventions. Tout devient monstre, dès lors que tout nous échappe. Nous sommes la proie de techniques qui sont, en principe, à notre service : la génétique, l’informatique, la politique, le nucléaire...

Mais de tout ce qui se trame dans les laboratoires, dans les bureaux, dans les coulisses de la société, que voyons-nous, et que savons-nous ? De temps en temps, on nous jette quelques paquets de merveilles ou de scandales, ou d’horreurs, et l’on estime que les honneurs ont été rendus à l’«information». Mais qui est ce «on» indistinct ? Il est difficile de savoir qui décide, qui filtre ou déverse le monstrueux dans nos assiettes à l’heure du Journal et, pour finir, on se lasse même de se le demander. Les sociétés sont devenues des «macro-systèmes» qui échappent peut-être à ceux qui font profession dé les diriger. Elles sont devenues des organismes monstrueux, c’est-à-dire trop complexes pour que nous puissions encore comprendre leur fonctionnement. Toutefois, les schémas simplistes continuent d’exister : parmi ces schémas, celui du bouc émissaire a toujours le même succès. Rien ne va plus dans notre monde : c’est la faute de... (la liste est longue). Il y a donc des conduites possibles : haine, exclusion, mais aussi aide, courage et cette «bonne volonté» tant dépréciée qu’on en a presque fait le symbole de la médiocrité.

Somme toute, tant que nous connaissons la cause de nos maux, rien n’est perdu. Tant que nous pensons pouvoir agir, nous échappons au désespoir. La peur de l’indistinct pousse à des comportements désespérés. Or, ce qui nous paraît aujourd’hui le plus menaçant, ce sont des dangers indistincts : les poisons que nous avalons chaque jour sans le savoir, les retombées de nuages radioactifs qui assaisonnent nos salades (et on le sait toujours après, parce qu’on ne veut pas nous gâcher l’appétit), les tonnes de déchets radioactifs qui voyagent en bateau depuis les extrémités du monde pour venir s’enterrer à prix d’or dans le Cotentin, les métaux lourds qui empoisonnent nos fleuves, les farces de l’ordinateur... jusqu’à la farce ultime, dont on nous dit que cela peut tenir à une «erreur», un cheveu radioactif qui vient se promener là par hasard, qui «appuie sur le bouton» et hop ! volatilisée, la termitière humaine !

Un jour, il s’est trouvé un chef d’État pour appeler au calme et dire qu’il fallait se rassurer : c’est un homme qui appuie sur le bouton, un seul, le chef. Il était bon de le dire. On se sent mieux depuis. C’est vrai, les bombes ne partent pas toutes seules !

Mais on ne sait toujours pas comment les empêcher de partir ! On ne sait pas, non plus, comment empêcher les centrales nucléaires d’exploser. Pour cela, il y a les ingénieurs, les spécialistes... Que de pères bienveillants nous protègent ! Et pourtant, toutes les rassurantes garanties ne nous empêchent pas de grelotter de peur.

Faire confiance à une catégorie supérieure d’humanité qui «sait», cela ne va pas sans risque, à supposer qu’on parvienne à cet acte de foi. Autrefois, l’Apocalypse était entre les mains de Dieu. Il avait le droit d’arrêter le jeu, car les hommes exagèrent (cela, ils le savent). Mais on pouvait espérer... «Prompt à l’amour et lent à la colère»... Et puis, il y avait toujours un salut pour les justes (chacun est sûr d’en être), il y avait donc une solution. Maintenant c’est plus grave. D’abord, l’homme n’est pas indulgent. Il est plutôt prompt à la colère. Pas très sage. En plus de cela, ses machines ne sont pas sûres. Voilà pourquoi l’Apocalypse n’est plus un mythe. Voilà pourquoi on regrette les dragons, les sirènes, les hydres, les centaures... Il y avait toujours un héros pour en venir à bout et nous raconter, après, de belles histoires.

Claude Kapplek, -Les monstres modernes». Magazine littéraire, ~ n° 232, juillet-août 1986.

Résumé (8 points)

Vous résumerez ce texte en 170 mots. Une marge de 10 % en plus ou en moins est admise. Vous indiquerez, à la fin de votre résumé, le nombre de mots employés.

Vocabulaire (2 points)

Vous expliquerez le sens, dans le texte, des deux expressions soulignées :

— «les schémas simplistes», —- «la termitière humaine».

Discussion (10 points)

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