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Les personnages dans Zazie dans le métro --> roman de Raymond Queneau

Littérature

Aperçu du corrigé : Les personnages dans Zazie dans le métro --> roman de Raymond Queneau



Publié le : 30/1/2020 -Format: Document en format HTML protégé

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Les personnages dans Zazie dans le métro --> roman de Raymond Queneau
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l’ambiguïté se prolonge jusqu’à son dernier mot « J’ai vieilli », expression d’adulte et non d’enfant, qui aurait dit « J’ai grandi » : a-t-elle finalement quitté l’enfance en prenant le métro ? Dans son célèbre article « Zazie et la littérature » (Essais critiques, Seuil, 1964), Roland Barthes relève cette ambivalence en faisant de Zazie « un être irréel, magique, faustien, puisqu’il est contraction surhumaine de l’enfance et de la maturité, du “Je suis jeune, hors du monde des adultes” et du “J’ai énormément vécu” ».




enfantin qui ne se plie pas encore aux normes, mais conserve son naturel et son intégrité ; Zazie paraît d’ailleurs beaucoup plus gaie et malicieuse dans le film, où son rire crève l’écran, et sur l’affiche du film ! Son entrée en scène consacre le fait qu’elle est encore en dehors du monde adulte : en raison de sa petite taille, elle reste hors champ, mais manifeste déjà son pouvoir déstabilisant à travers le « ouille » de Gabriel qui va devoir la prendre dans ses bras pour qu’elle apparaisse enfin aux yeux du spectateur.

Elle semble échapper à toutes les situations scabreuses où sont précipités les adultes, sans en être atteinte, comme on le voit quand elle sort du cercle oppressant des badauds, à quatre pattes, le sourire aux lèvres. Alors qu’elle est parfois mise en difficulté ou rabrouée dans le roman (en particulier par Fédor), dans le film elle n’a jamais tort et apparaît toujours maîtresse de la situation, surtout face à Pédro-surplus qu’elle soumet à toutes sortes de gags ou qu’elle arrose copieusement de sauce au restaurant ! Elle porte un regard amusé et critique sur le monde des adultes qui lui paraît absurde et ridicule : elle se moque de Charles, de la veuve, de Pédro-surplus et même de Bertin Poirée, devant qui elle prend la place d’Albertine et qu’elle écoute en souriant sans paraître le moins du monde émue. Elle traverse le film, avec ses socquettes blanches de gamine et ses glaces, sans aucune équivoque et ne semble pas atteinte par le chaos (elle dort dans la brasserie de la fin), ni par la mollesse un peu lâche ou les intentions malsaines des adultes. La scène du cabaret (qui n’existe pas dans le roman) est la plus caractéristique de cette attitude de l’héroïne que l’on voit contempler sans bouger le désordre qu’elle a provoqué et exprimer toute sa condescendance amusée en s’exclamant à la fin : « À leur âge ! »

«Tu vois l’objet » (p. 14)

Zazie subit constamment le regard des adultes qui la transforment en « objet », que l’on peut faire rentrer dans des catégories : pour eux, elle n’est qu’une « mouflette », qui doit se coucher tôt, à qui l’on ne doit pas dire certaines choses, qui doit le respect et l’obéissance aux adultes, à qui il ne faut laisser aucune autonomie hors de la maison... Mais elle représente aussi un danger potentiel qu’exprime fortement Turandot : « je veux pas dans ma maison d’une petite salope qui dise des cochoncetés comme ça. Je vois ça d’ici, elle va pervertir tout le quartier » (p. 27). Elle devient un objet sexuel, dès le début du roman dans la bouche de sa mère qui ne veut pas « qu’elle se fasse violer par toute la famille » (p. 14), puis aux yeux de « satyres » éventuels (comme Turandot ou Pédro-surplus).

Mais Zazie refuse de rentrer dans ces codes et d’être traitée en « objet » - ce que manifeste sa « rage » réitérée à chaque fois que les adultes l’emmènent de force dans un véhicule ; si elle est enfant par l’âge, elle revendique une certaine autonomie - elle part toute seule dès le premier matin et Louis Malle la fait échapper à Gabriel à la sortie de la gare -, que les adultes, totalement défaillants,




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