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RICTUS Jehan : sa vie et son oeuvre

Littérature

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Publié le : 1/12/2018 -Format: Document en format HTML protégé

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RICTUS Jehan : sa vie et son oeuvre
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RICTUS Jehan, pseudonyme de Gabriel Randon de Saint-Amand (1867-1933). Poète, mais aussi romancier, dramaturge et dessinateur, Gabriel Randon a voulu être le Villon de son époque, l’auteur d’une œuvre où s’exprimerait cette part de la société qui n’a jamais la parole, où l’on entendrait la voix des esclaves, des misérables, des exclus, la voix du peuple.

 

La vie du pauvre

 

A l’origine, pourtant, ce n’est pas de ces milieux que Rictus est sorti : né à Boulogne-sur-Mer, il est le fils naturel d’un gentilhomme professeur de gymnastique et d’une fausse artiste qui avait des prétentions nobiliaires. Après une enfance pénible, qu’il a décrite dans son roman Fil de fer (1906), notre auteur quitte sa mère, mène une existence de misère et trouve finalement un emploi à la Direction de l’enseignement, où il rencontre Albert Samain qui le remarque et l\'encourage. A cette époque, il a déjà publié plusieurs poèmes, par exemple dans le Mirliton d’Aristide Bruant et le Pierrot d’Adolphe Willette, dans la Pléiade aussi, la Muse française, la Plume et le Mercure de France. En même temps, il écrit au Matin, au Figaro, au Soir et se lance dans des enquêtes journalistiques, notamment sur les anarchistes. Sur un plan plus littéraire, il signe désormais Jehan Rictus et, sous ce nom, paraît au cabaret des Quat’ z’ Arts (1896). Là, il récite « l’Hiver », et c\'est le succès : Rictus devient une vedette, dont la critique reconnaît le style particulier. Plus tard, il poursuivra sa carrière de diseur au Chat-Noir de Raoul Salis, puis dans différents cabarets.

 

Ses textes paraissent assez vite puisque les Soliloques du pauvre, où figure le fameux « Revenant », sont publiés en 1897 (« l’Hiver » a paru en 1896); ils seront repris dans deux autres éditions, dont la plus célèbre est celle de 1903, qui fut illustrée par Steinlen. Dans le même temps. Rictus, qui publie un pamphlet contre Rostand (Un bluff littéraire : le cas Edmond Rostand, 1903), qui fait représenter une pièce au théâtre de l\'Œuvre (Dimanche et lundi férié ou le Numéro gagnant, 1905), travaille à un nouveau recueil : le Cœur populaire sort en 1914, et l\'on y retrouve certains poèmes déjà publiés. La guerre marque probablement la fin de la période vraiment productive de Rictus. Certes, il écrit dans quelques revues, s’intéresse à la condition matérielle du poète, participe à des émissions radiophoniques, publie un dernier recueil, la Pipe cassée (1926) : pour le public, cependant, il reste l’homme des Soliloques, le pauvre, le barbu errant des dessins de Steinlen.

 

Bat-la-crève et Fout-la-faim

 

Chaque nom est un choix, et celui de Rictus plus qu\'aucun autre. Lorsque Gabriel Randon prend ce pseudonyme, inspiré, dit-on, par Villon, il a déjà rédigé ses premiers poèmes en langue populaire, en particulier «l’Hiver». qji ouvre les Soliloques du pauvre. On y trouvera cette tonalité douce-amère, drôle et cruelle, qui est la marque de Rictus : cette pitié d’abord vis-à-vis des gueux, des « Ecrasés d\'là Muflerie contemporaine », cette colère contre leurs défenseurs hypocrites, Richepin, Mirbeau, Zola, Hugo surtout — Hugo, « Qui a tiré des Mendigots D\'quoi caser sa progéniture ». C’est, si l\'on veut, le cri de Rictus, sa dénonciation des inégalités, sa revendication, qui a souvent des côtés anarchistes. Cette poésie, pourtant, n’est pas dupe de la politique, qu\'elle dénonce comme une exploitation supplémentaire, qu\'elle ridiculise : oi s\'aperçoit en effet que Rictus ne peut exiger la justice qu’à travers un humour très noir. Il y a, bien sûr, son ironie face à un monde absurde, mais on trouve aussi chez lui une satire forte, même si elle n\'est pas neuve, des gros, des bourgeois, des « Socialisses » qui ne meurent pas de faim, des Rupins, des Gavés dont le cœur est « de granit ou de pierre de taille », et qui narguent les damnés de la terre.

 

Pour autant, on ne fera pas de Rictus un révolutionnaire optimiste, quelqu’un qui croirait vraiment à une société future, égalitaire et fraternelle : « Aussi, quand on a lu l’histoire D\'ceuss\' qu\'a voulu améliorer L’genre humain [...], on les trait\' de poires; on vourait ben les exécrer On réfléchit, on a envie D’beugler tout seul “Miserere”, Pis on s’dit : Ben quoi, c’est la Vie! Gn’a rien à fair’, gn\'a qu’à pleurer ». Le fond de cette poésie est en effet le dégoût, la déception, celle peut-être de ce




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