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Le roman comique et parodique

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Le roman comique et parodique

Littérature

Aperçu du corrigé : Le roman comique et parodique



Publié le : 23/3/2018 -Format: Document en format HTML protégé

Le roman comique et parodique
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Le roman comique et parodique

L\'époque baroque n\'a pas produit en France de grands romans comiques qui eussent fait pendant aux grands romans héroïques; le génie d\'un Rabelais a manqué, et plus encore des circonstances historiques favorables; les événements du premier tiers du siècle avaient donné matière à un commencement de réalisme baroque, mais, malgré l\'influence du picaresque espagnol, il fut très vite supplanté par un réalisme bourgeois. Celui-ci relève encore de l\'esthétique baroque parce qu\'il est déformateur et outrancier, mais il lui manque la verve, le don de méta­morphose qui caractérisent les inventions baroques; il s\'essouffle à des caricatures qui prennent le contre-pied de la convention héroïque; seul Cyrano de Bergerac aura l\'imagination assez hardie pour échapper à cette servitude.

Le réalisme baroque                                     Les actions dépeintes dans les romans

héroïques étaient invraisemblables par leur complication et leur répétition, par leur transposition à une époque historique éloignée, et parce que leur mobile unique était l\'amour. Mais, dépouillées de tout cet appareil romanesque, elles correspondaient à la réalité : enlèvements, duels, batailles, sièges et prises de villes étaient des événements courants pendant les années troublées au cours desquelles Richelieu puis Mazarin vinrent à bout des Frondeurs.

I. JEAN DE LANNEL. LES PREMIÈRES ŒUVRES DE SOREL

Les aventures les plus extravagantes semblent naturelles dans Le Romant Satyrique de Jean de Lannel (1624); coups de main, évasions, déguisements,


séquestrations, équipées se succèdent comme dans un roman d\'Alexandre Dumas; l\'amour sentimental et la sensualité la plus osée se combinent aux passions politiques; à travers la fiction qui place les faits dans une Galatie pseudo-histo­rique, les mœurs des contemporains sont décrites avec vigueur et verdeur. L\'héroïsme n\'y est pas ridicule, il y est .encore moins solennel; il y est dru et plein de fougue. Ce curieux roman donne l\'exemple de ce qu\'aurait pu être un épique gai et cruel parallèle à l\'épique sérieux de Gomberville, et plus réaliste dans l\'observation. Mais il est unique dans son genre.

 

On trouve dans Le Palais d\'Angélie (1622) de Sorel et dans ses Nouvelles françaises (1623) le même mélange d\'observation réaliste et d\'imagination roma­nesque : mais les héros ne sont plus des rois et des princes, ce sont des personnes « de condition » plutôt que « de qualité », de riches bourgeois, et l\'action n\'est plus placée dans une antiuité fantaisiste, mais dans la France contemporaine. Le titre même de Nouvelles qfrançaises dit bien l\'ambition de Sorel, avec près de trente ans d\'avance sur Segrais; Sorel donne encore des noms à coloration antique aux personnages du Palais d\' Angélie (Briséide, Olynthe, Théliaste, etc.), mais ceux des Nouvelles françaises ont des noms français, du moins quelques-uns : « je leur baille le tiltre de Françoises, d\'autant qu\'elles contiennent les avantures de beau­coup de personnes de nostre nation ». Sorel prétendait même avoir éliminé le romanesque outré: « Je me suis éloigné du tout de ces histoires monstrueuses qui n\'ont aucune vraisemblance [ ... ] Je ne raconte que des actions qui se peuvent faire selon le temps l1 (Préface du Palais d\' Angélie). Ce qu\'il appelle vraisemblance est encore très surprenant et très mouvementé, il n\'y manque ni les coïncidences et les effets du hasard si nomoreux dans le roman romanesque, ni les duels, les déguise­ments, les naufrages, les corsaires généreux, et tous les articles que nous avons maintes fois répertoriés. Sorel hésite entre le réalisme truculent et le réalisme banal; il passera de l\'un à l\'autre, selon son caractère personnel, mais aussi selon la tendance de son époque à réfréner l\'invention libre : la sclérose du romanesque que nous avons notée en passant de Gomberville à La Calprenède a pour contre­partie, dans le domaine comique, la transformation de la fantaisie en caricature.




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