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Le théâtre japonais (Histoire de la littérature)

Littérature

Aperçu du corrigé : Le théâtre japonais (Histoire de la littérature)



Publié le : 14/11/2018 -Format: Document en format HTML protégé

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Le théâtre japonais (Histoire de la littérature)
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UN CEREMONIAL

L\'extraordinaire richesse de l\'art dramatique japonais tient en grande partie à la vigueur de traditions classiques qui ont permis au « pays du Soleil Levant» de cultiver sa différence, mais dont l\'héritage est écrasant. Les deux grands genres, le nô et le kabuki, se répondent comme en Occident la tragédie et la comédie. Tous deux se rejoignent cependant dans une formalisation extrême et, au-delà les différences de rythme, par une même distance envers le réel : la catégorie du réalisme n’a guère de sens pour décrire un théâtre esthétisant où la représentation est conçue comme un cérémonial, comme un ensemble de codes qui ne «reproduisent» pas la réalité, mais la transfigurent. De là le caractère résolument artificiel, mais aussi la dimension rituelle de cet art qui, quelque immoralité qu\'on ait pu lui reprocher au cours de l’histoire, n\'a jamais perdu de vue ses origines religieuses. Des femmes qui jouent des rôles d\'hommes, et vice versa, des vieillards incarnant des amoureuses, l\'omniprésence de la musique : on est bien là en présence d\'un pur spectacle, aux conventions fort éloignées de ce que nous avons l\'habitude de nommer «théâtre».

UN THÉÂTRE DE L\'AUTRE MONDE

À en croire une légende japonaise, c’est un caprice de la déesse du Soleil qui est à la naissance du théâtre. Réfugiée dans une grotte, elle refusait d\'en sortir, et les dieux se virent obligés d\'improviser des chants et des danses pour qu\'elle accepte d\'éclairer à nouveau le monde. Ainsi, c\'est grâce au théâtre que l’homme n\'a plus à craindre les ténèbres.

La force de cette histoire tient non seulement au lien fort qu\'elle installe entre théâtre et religion, ce qui est après tout le cas de toutes les civilisations, mais encore à l’équivalence qui se dessine entre les acteurs et les dieux. Face à une tradition gréco-chrétienne qui centre le théâtre sur l\'homme, vise dès lors à la morale et se condamne à un certain réalisme, les Japonais voient sur scène un autre monde. Que ce

soit celui des dieux ou celui de la pure fiction importe peu : l\'essentiel est dans cet ailleurs, dans cette différence absolue entre la scène et la salle, le monde des acteurs ou des personnages et celui des hommes.

La gestuelle kata, propre au nô et au kabuki comme aux danses sacrées dans lesquelles commence l\'art dramatique japonais, est

la marque de cette différence. Elle installe les acteurs dans un espace et un temps différents, ritualisés, magiques, où la perfection du geste renvoie à un univers de pure beauté. Le corps de l\'acteur, son masque ou son maquillage ne sont plus «humains»; ils appartiennent à cet autre monde dont les spectateurs sont irrémédiablement séparés. Tel l\'officiant d\'une cérémonie religieuse, l\'acteur quitte un instant le monde humain pour se rendre, sous l\'œil médusé des assistants, dans l\'espace tabou des émotions pures et des passions absolues : un monde interdit et dangereux, d\'où l\'on ne revient pas, et où seuls quelques élus peuvent s\'aventurer.

Cette logique archaïque demeure très forte dans les arts de la scène japonais, mais elle a bien évidemment changé de sens au cours des âges. Le nô et le kabuki sont des formes modernes, créées il y a quelques siècles seulement : l\'«autre monde» n\'y est plus conçu ou vécu comme un monde divin, mais comme celui de l’esthétique pure, de la pure représentation.



On parle aussi de ningyô-jôruri : le terme de ningyô évoque les épopées dont est issu le bunraku ; le terme jôruri désigne l\'héroïne de ces récits chantés. On compte une soixantaine de marionnettes différentes, dont les principales sont la jeune fille (musume), le guerrier (bunshichi) et la femme mariée (fukeoyama). Le répertoire est très limité, et pour l\'essentiel ce sont des histoires censées se dérouler au temps glorieux des samouraïs. Le bunraku est animé par un seul récitant, qui chante tous les rôles, et de trois manipulateurs pour chaque marionnette. Vêtus de noir, ceux-ci sont visibles du public. Selon l\'émotion qu\'ils cherchent à mettre en valeur, ils utilisent soit la gestuelle furi, plutôt réaliste, soit la kata, plus stylisée.




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