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TÖPFFER ou T¼PFFER Rodolphe (vie et oeuvre)

Littérature

Aperçu du corrigé : TÖPFFER ou T¼PFFER Rodolphe (vie et oeuvre)



Publié le : 8/11/2018 -Format: Document en format HTML protégé

TÖPFFER ou T¼PFFER Rodolphe (vie et oeuvre)
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TÖPFFER ou TŒPFFER Rodolphe (1799-1846). Né à Genève, issu d’une famille d’origine allemande, il était le fils de Paul Tôpffer, paysagiste estimé. Sa sensibilité le portait vers une carrière d’artiste, que son père ne voulut pas autoriser sans lui donner au préalable une formation scolaire très complète. Töpffer a évoqué dans la Bibliothèque de mon oncle sa frustration d’enfant. Plus tard, une ophtalmie l’empêcha de devenir peintre, et sa carrière de dessinateur, fort discrète, ne put se développer que par des voies détournées, et comme à l’abri de la narration littéraire.

Après un bref et enthousiaste séjour à Paris (1819), il devint maître d’études dans une institution genevoise, puis se maria et fonda sa propre école. Helléniste, il donna en 1824 une édition des Harangues politiques de Démosthène.

C’est alors que se construit chez ce lettré pédagogue et artiste une vision du monde chaleureuse, organisée autour d’une morale et d’une esthétique de la spontanéité, du naturel. Chaque année, depuis 1832, Tôpffer part avec sa femme et ses élèves pour un voyage pédestre à travers cette Suisse qu’il aime profondément, parcourant ainsi les paysages paternels qu’il anime de sa verve. Il marche, parle, rit, dessine, herborise, éduque sans en avoir l’air, raille, admire, philosophe, s’émeut avec une versatilité charmante, puis relate son expérience et ses réflexions, parvenant sans effort à se forger un véritable style.

A côté de textes autobiographiques (la Bibliothèque de mon oncle, 1832), de récits d’imagination (le Presbytère, 1833-1834; la Peur, 1834; l\'Héritage, 1834), il écrit des nouvelles et des relations d’excursions (la Vallée de Trient, le Grand Saint-Bernard, le Lac de Gers, le Col d’Anterne...) qui seront pour la plupart réunies sous le titre de Nouvelles et mélanges (1841). En 1838, l\'Histoire de Jules, évocation autobiographique, intègre la Bibliothèque de mon oncle. On retrouve la brièveté des nouvelles dans la démarche fragmentée de tous les récits de voyage de Tôpffer, et, d’une manière différente, dans de curieux récits dessinés, qui lui valurent l\'éloge de Goethe dans les Conversations avec Eckermann. Cet éloge, d’abord publié dans un journal, Kunst und Alterthum, valut à Tôpffer une certaine notoriété locale, qui fut relayée en France par un homme de lettres plus modeste, Xavier de Maistre. Ce dernier s’intéresse aux écrits non illustrés du jeune Genevois et le « désigne pour son héritier ». Plus tard, ce sera Sainte-Beuve qui saluera ce talent original (Revue des Deux Mondes, 1841, repris dans les Portraits contemporains) avant d\'en reparler subtilement l\'année de la mort de Tôpffer, puis en 1853.

Vers 1840, Tôpffer est un homme comblé: depuis 1833, il est professeur de rhétorique à l’Académie des belles-lettres de Genève (1845); il s’occupe activement de son pensionnat, est heureux en ménage. Sa réussite n\'a pas altéré sa bonhomie; ses albums circulent, ainsi que les Nouvelles et mélanges que vont suivre les Nouvelles genevoises et le premier des Voyages en zigzag (1843). Mais avec la notoriété affirmée vient la maladie. En 1843, dans une lettre à Sainte-Beuve, Tôpffer se plaint gaiement de son état et de celui, « misérable », de ses yeux. Après avoir rapidement couché sur le papier un récit inspiré par un rêve, Rosa et Gertrude (publié en 1845), récit auquel il n’a peut-être manqué qu\'un déchiffrage freudien pour être mieux connu, Tôpffer va prendre les eaux à Lovey, en revient très affaibli, doit repartir pour Vichy où il se déplaît et dont ni les thérapeutiques ni les mondanités n’ont le moindre effet sur son mal (hépatite, cancer du foie?). Durant l’hiver 1844-1845, ayant abandonné la direction de son école, il travaille à un Essai de physiognomonie (très éclairant quant à sa vision de caricaturiste) et aux Réflexions et menus propos d’un peintre genevois (qui paraissent dans la Bibliothèque universelle de Genève et incluent le Traité du lavis à l’encre de Chine, où il exprime librement ses idées sur l’esthétique et sur « la vie » — lavis?). Il travaille aussi aux albums (Monsieur Cryptogame, refondu, Histoire d\'Albert).

La mort de sa mère vient encore le frapper. Après un second et inutile séjour à Vichy, il meurt à Genève après avoir enfin, dans un acte émouvant de pédagogie passionnée, tâté de la peinture à l’huile.




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