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L’ÉTUDE D’UNE QUESTION

Méthodologie

Aperçu du corrigé : L’ÉTUDE D’UNE QUESTION



Publié le : 3/2/2020 -Format: Document en format HTML protégé

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L’ÉTUDE D’UNE QUESTION
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Comment étudier une question?

Déterminer la raison d\'être de la question

Sujet

« L’éducation est-elle une dénaturation ? »

Quelles sont les raisons qui amènent la pensée d’aujourd’hui à problé-matiser l’éducation, à s’interroger sur son effet véritable? L’analyse des sociologues et des psychologues, dans le contexte du développement récent des sciences humaines, a mis en relief le rôle décisif des conditionnements sociaux et culturels dans l’éducation. Le contenu de celle-ci revêt donc une importance insoupçonnée, et le problème de la fonction même de l’éducation est posé avec acuité. À tel point qu’on en vient à se demander si l’éducation ne viendrait pas contrarier les exigences «naturelles» de l’homme. Cette forme de contestation de l’éducation, qui a recours au thème pour le moins problématique de « nature », a cependant le mérite de poser le problème du statut, du rôle et des finalités mêmes de l’éducation.

Définir et mettre en place chaque terme

Un procédé utile : différencier un terme des notions voisines par rapport auxquelles il se définit et précise ses limites.

Sujet 1

« L’éducation est-elle une dénaturation? »

Mise en perspective

Éducation enseignement, formation, développement intégration, socialisation, conditionnement.

—> L’éducation est-elle un processus positif ou négatif?

Dénaturation dégradation, mutilation déformation, artifice, destruction d’une spontanéité.

—> Sous-entendu d’une « bonne nature » ou d’une nature auto-suffisante (le sous-entendu ou présupposé relève d’une étude critique).

Dans certains cas, les notions utilisées dans la question sont ambivalentes, voire polysémiques (peuvent avoir deux ou plusieurs significations différentes). Il convient alors de préciser ces significations, dont chacune influe évidemment sur le sens général de la question.

Sujet 2

« L’histoire a-t-elle un sens ? »



Méthode

Il importe surtout de :

1. Statuer sur le caractère unilatéral de chacune des propositions.

2. Se demander si elles définissent vraiment une alternative, si elles s’excluent, ou bien au contraire si elles s’impliquent, sont complémentaires et donc indissociables.

Dans ce dernier cas, on aboutira à une nouvelle formulation, de type dialectique (détermination réciproque), dont nous avons vu les caractères généraux un peu plus haut.

On peut donner un exemple simplifié de cette formulation dans les termes suivants : « L’homme fait l’histoire, mais dans des conditions qu’il n’a pas choisies et qui sont de ce fait indépendantes de sa volonté : à la fois héritier de valeurs anciennes et producteur de valeurs nouvelles, il articule son action historique sur des nécessités objectives qui déterminent le cadre et les bases de son initiative. »

A retenir

Ce type d’analyse peut donc conduire à une problématisation des termes de la question, pour autant que celle-ci présente comme exclusifs et contradictoires des aspects qui sont peut-être complémentaires, ou impliqués dans une réciprocité d’existence et de fonctionnement. Notons qu’ici, problématiser la question, c’est montrer que sa formulation, en apparence neutre, implique en réalité un certain type de problématique, c’est-à-dire, à la lettre, un ensemble de termes particuliers choisis pour définir un problème. On peut donc problématiser la question du seul fait qu’elle semble s’inscrire dans une logique de l’unilatéralité (exclusion réciproque de deux hypothèses marquée par la disjonction « ou »), alors qu’une logique de la réciprocité serait envisageable.

Le travail de problématisation

La problématisation d\'une question et de ses termes

Méthode

Il s’agit de dégager de la formulation les questions :

1. l’ensemble des problèmes qu’elle recouvre (domaine d’intervention) ;

2. le système de présupposés qui la rend possible (problématique) ;

3. le type de thématisation quelle propose concernant les problèmes dégagés («solution», ou, plus exactement, orientation particulière des

alternatives suggérées comme solutions envisageables).


Qu’est-ce qui suscite cette double interrogation ?

- En premier lieu, semble-t-il, l’apparente « gratuité » de l’art en tant qu’il s’oppose au pragmatisme de la production matérielle : l’œuvre est à elle-même sa propre fin, elle n’est pas faite pour être « consommée », elle ne vise pas à satisfaire un besoin physiologique immédiat. Sa raison d’être semble d’un autre ordre, tout aussi essentiel sans doute, mais qu’il convient de cerner et de définir (contemplation esthétique, libre jeu de la sensibilité, expression de soi ou révolte, etc.).

- En second lieu, la production artistique ne semble pas assujettie aux mêmes normes, aux mêmes contraintes que la production industrielle. Cette apparence, responsable du préjugé selon lequel les artistes «ne travailleraient pas » demande à être problématisée, ne serait-ce que par le rappel de la parenté qui, à l’origine et encore aujourd’hui, unit l’art et l’artisanat, voire l’art et la technique.

Dans sa vivacité polémique, la question semble condenser et refléter l’incompréhension, les malentendus dont l’activité artistique peut faire l’objet, notamment dans nos sociétés régies par l’utilitarisme et le mercantilisme.

Il convient donc de rétablir les choses en dégageant à la fois la spécificité de la pratique artistique et l’originalité de la fonction qu’elle remplit.

Points de vue et domaines de réflexion

Au-delà du point de vue normatif traditionnel qui souvent soumettait l’art à une exigence de véracité et en critiquait le pouvoir d’illusion, les analyses de Kant et de Malraux ont nettement dégagé la fonction anthropologique essentielle de l’art : initiation au jeu, à la « finalité sans fin », l’art cultive chez l’homme la liberté entendue comme autonomie d’une pratique se suffisant à elle-même dans les buts qu’elle se donne et les jouissances qu’elle engendre. Il est, à ce titre, le prototype d’une activité émancipée non de toute norme, mais de toute contrainte. Dans l’optique de Malraux {cf. Le Musée imaginaire), il permet à l’homme de se dépasser lui-même, de s’affranchir de la contingence et du temps en donnant naissance à des œuvres qui attestent son pouvoir de distanciation et d’expression métaphysique.

Mais le caractère tout à fait singulier d’une telle fonction ne peut faire oublier ce que Francastel rappelle dans toute son œuvre : en tant que «savoir-faire», l’art est une pratique rigoureusement normée par des exigences techniques {cf. par exemple la représentation de l’espace en profondeur à la Renaissance). De ce point de vue, le « faire » artistique n’échappe nullement aux déterminismes culturels qui en déterminent, comme pour la production économique, les finalités sociales particulières, les modalités de production et les normes esthétiques les plus concrètes {cf. sur ce point les deux ouvrages de Francastel, Peinture et Société et Art et Technique).



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