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Etude sur Fantomas, de Louis Feuillade

Publié le 04/04/2015

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TD N° 5 : MERCREDI 18 FEVRIER Qu'avons-nous vu ? Le récit d'une fuite constante, des tours de passe-passe perpétuels, des parts d'ombre toujours révélées, une fuite qui n'est interrompue que pour cause de guerre. Jusqu'où cette échappée belle aurait pu continuer ? Fantômas, c'est d'abord filmer ce qui nous échappe. Les choses ne sont jamais aussi simple que ce à quoi elles ressemblent, ce n'est pas une oeuvre complexe mais facile à regarder. Aurait-on forcement tort de penser que Fantômas est uniquement un divertissement ? Il est le divertissement personnifié, c'est peut-être le plus grand de tout le divertissement. Le divertissement comme fait de divertir, détourner l'attention, les regards des objets du crime, faire croire que... Cette question est intéressante : époque ou le cinéma est rediscuté comme art, le divertissement vu comme l'ennemi du cinéma en tant qu'art... Feuillade avec Fantômas, érige le divertissement comme art. Aucune adrénaline ne découle des actes de Fantômas, quels sont ses motivations, sa motivation est-elle de semer le chaos ? Puisque le meurtre n'est apparemment pas son objectif premier. Fantômas est un personnage qui demeure mystérieux, les crimes et les délits de celui-ci ne sont pas expliqués, ou du moins, Feuillade ne nous donne pas les motivations du personnage, ni sa psychologie. Le mal / moti...

« est : c’est passer dans le négatif = Le vrai et le faux cohabitent sans problèmes, il en est de même du bien et du mal.

Et pour autant, on n’est pas dans la fiction paranoïaque.

Tout nous est donné à l’image, c’est une des caractéristiques de Fantômas.

Axe autour duquel pourrait s’organiser la série : il s’agit toujours de proposer le négatif, contre le positif d’hier (positif, ici c’est l’image installé, confortable, sans surprise, ce que l’on pourrait appeler l’image bourgeoise) c’est aller chercher l’impure dans l’image, inventer ce qui n’a jamais été fait.

‘’ Le positif nous est déjà donné, il nous incombe de faire du négatif ‘’ : Godart Il veut paraitre ( parader) pour qui / quoi ? Cette remonté du négatif à la surface du visible, c’est ce qui travaille beaucoup de série.

La part d’ombre des personnages est mise en lumière.

Séquence d’un bal costumé : Casse-tête, parce que trois personnes ont choisi de se déguiser en Fantômas Lieu de la parade, ou les masques, le caché, et la parade sont autorisés, et même nécessaires.

Logique du jeu de rôle perpétuel / idée de répétition, spectacle qui continue / thème de la représentation, il y a quelque chose qui est de l’ordre d’une mise en abyme très étrange.

Ici cette étrangeté repose sur le fait de voir trois Fantômas, La valse des Fantômas est caractéristique de cette étrangeté, elle représente une valse des rôles.

L’uniforme est mis en avant, cette séquence est obsédée par cette question : uniformité physique au- delà d’une uniformité de costumes, ces scènes-là se multiplient.

Cette uniformité nous dit qu’on ne reconnait pas l’identité des gens.

La confusion des images, son identité devient vraiment centrale et capitale.

Le faux magistrat Fantômas se fait passer pour le juge qui doit le condamner à mort, une folie identitaire, une invraisemblance ahurissante.

Séquence étrange car bricolée du à un manque d’images à la séquence.

Fantômas reçoit des signaux lumineux depuis sa cellule, c’est l’inspecteur Juve qui orchestre ca, cette lumière fait presque référence au dispositif cinématographique.. »

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