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L'étude de la puissance américaine en Histoire et en Géographie

Publié le 22/02/2012

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histoire
L'étude de la puissance américaine s'intègre dans une seconde partie du programme dont l'objectif est de présenter les grandes aires de puissance de la planète.   « La superpuissance des E.U est décrite dans ses différents aspects (économique, financier, culturel, diplomatique et militaire). On prend en compte l'inscription de cette puissance dans l'espace mondial. On étudie l'organisation du territoire des E.U. » (programme officiel). Etats-Unis : « Grande puissance » jusqu'en 1945, l'un des deux « Super Grands » de l'ordre bipolaire de guerre froide, superpuissance donnée déclinante dans les années 80, … « puissance hégémonique » depuis les années 90 ? Le qualificatif de superpuissance, désormais classique, est parfois remplacé jusque dans les manuels de géo par celui d'hyperpuissance. Inflation de superlatifs… Derrière ces termes se profilent et se discutent les notions d'hégémonie, d'impérialisme ou de leadership.   Ce qui est sûr, c'est que les capacités exceptionnelles du pays dans quelques secteurs clés (économie, défense, finance, recherche) lui permettent de définir un bon nombre de règles du jeu international ou, en tout cas, de ne pas se les faire imposer. Raymond Aron, dans La République impériale, définissait déjà la puissance américaine comme « la capacité à imposer sa volonté aux autres ». Il en résulte que le multilatéralisme n'est pour les Etats-Unis qu'un choix optionnel, dans le rapport entretenu avec le Monde. L'engagement multilatéral a ses avantages : partage des risques, stabilité des règles, prévisibilité des conduites, légitimité. Mais il représente des contraintes : limitations de souveraineté, atteintes à certains intérêts sectoriels, lenteur des décisions. Tous les Etats se livrent à un calcul de cette sorte, mais les Etats-Unis, plus que d'autres, ont les moyens d'explorer des solutions alternatives : bilatérales voire unilatérales.

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