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L'homme est-il la mesure de toutes choses ?

Publié le 15/08/2004

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« L'homme est la mesure de toute choses « formule qu'Anatole France interprétait ainsi : « L'homme ne connaîtra de l'univers que ce qui s'humanisera pour entrer en lui, il ne connaîtra jamais que l'humanité des choses. « Toute affirmation sur l'univers est relative à celui qui affirme. Socrate résume la thèse de Protagoras : « N'arrive-t-il pas parfois qu'au souffle du même vent l'un de nous frissonne et non l'autre ? Or que dirons-nous alors de ce souffle de vent envisagé tout seul et par rapport à lui-même ? Qu'il est froid ou qu'il n'est pas froid ? Ou bien en croirons-nous Protagoras : qu'il est froid pour qui frisonne et ne l'est pas pour qui ne frisonne pas ? « (« Théétète «, 152b). L'affirmation sur un même objet diffère non seulement d'un individu à un autre mais chez le même individu selon les moments (le monde ne m'apparaît pas de la même façon quand je suis gai ou triste) et même selon les perspectives d'observation (une tour vue carrée de près paraît ronde de loin). Pour les sceptiques il n'y a pas de vérités objectives mais seulement des opinions subjectives toutes différentes.

Il n'y a pas de vérité absolue. Chaque homme a un point de vue particulier sur le monde. La réalité du monde ne peut pas être commune à tous car aucun individu ne ressemble à un autre. Mais, la vérité n'est pas relative et subjective. Il existe des vérités éternelles, intelligibles qui sont les mêmes pour tous.

« - l L'homme n'est pas la mesure de toutes choses 11----~ Ut•HI Platon pense que l'esprit de l'homme peut atteindre la connaissance des vérités éternelles, celles qui ne dépendent pas de la sensation, qui ne dépendent d'aucun point de vue, d'aucune circonstance.

Il y a contradiction obligé d'admettre que ce les hommes qui se don- à affirmer que qu'il affirme ne concerne nent la peine de vou- «l'homme est la que lui, que ce qu'il pense loir la connaître.

mesure de toutes ne peut en aucun cas choses» être applicable à l'en- Ce n'est pas l'hom- p laton, de façon très semble des hommes.

me, mais l'idée qui est la mesure habile, montre que Pour Platon, de toutes choses l'affirmation de Protago- nos sensations ras se contredit ell~-même.

ne nous apportent p our Platon, l'idée est Comment peut-elle être que des connais- synonyme d'essence.

Ce n'est pas connaître le «Une intelligence d'homme sances trompeuses beau que de le définir en doit s'exercer selon ce qu'on L a véritable connais- partant d'exemples.

Le appelle Idée en allant d'une multiplicité de sensations sance est celle qui dé- beau n'est pas un beau vers une unité, dont l'as· passe le monde des ap- cheval, une belle femme, semblage est acte de ré· parences.

Connaître, c'est une belle déesse.

La preu- flexion.

• Platon saisir l'essence de toutes ve en est que ce qui est choses.

Ainsi, il n'y a pas beau pour l'un peut fort vraie puisqu'elle laisse autant de définitions bien être laid pour entendre qu'il n'y a pas de la vertu qu'il y a d'hom- l'autre.

Le beau doit être de vérité universelle? Au- mes vertueux, mais il y saisi dans son essence , la- trement dit, si Protagoras a une essence de la quelle est universelle et veut rester cohérent, il est vertu, valable pour tous intemporelle.

L'homme n'est pas la mesure de toutes choses.

-La vérité n'est pas relative à chacun.

-Il existe des vérités éternelles, universelles, qui sont les mêmes pour tous.. »

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