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La mémoire n’est-elle qu’une fonction biologique ?

Publié le 10/02/2016

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La conservation et le rappel ont des conditions physiologiques indéniables, mais dont il est difficile de préciser la nature. Les maladies de la mémoire, en atteignant ces dispositifs cérébraux, entraînent la disparition ou l’altération de certaines catégories de souvenirs.

 

Mais la conservation et le rappel ont aussi des conditions psychologiques comme l’attention, l’intérêt, la liaison des idées.

« ,1) DIS~ERTA TrOXS PHJ LOSOPH!QU ES ble-t-il.

avec les mêmes caractères d'automatisme acquis, de mécanisme monté par des expériences antérieures.

Le mot habitude appliqué à la mémoire ne me paraît pa-; d n tout choquant; mais il ne faut point oublier qu'il n'y a pas que des habitudes physiques; il y a des habitudes men­ tales.

Et la mémoire paraît bien être à un certain point de vue un mécanisme physiologique et it un autre point de vuP une aptitude mentale.

Le mécanisme physiologique de la mémoire.

Que la mémoire, en tant que pouvoir de conservation et de rappel, nous apparaisse d'abord comme un dispositif physiologi­ que, comme une habitude cérébrale, comme un .:omplexus ct une association de voies nerveuses, on peut l'admettre, si l'on entend par là que la mémoire est condi­ tionnée par des mécanismes cérébraux, que sa qualité dépend, clan,- une certaine mesure.

du nombre et de la persistance des Yoies nerveuses Il est impossible de nier les conditions physiolog-iques dr· la conservation.

A vrai dÏI'e, ce qui se conserve, ce n'est pas une image; le cerveau n'est pas un récipient de souvenirs: œ t[Ui se conserve, c'est un certain processus nerveux, c'est nn certain dispositif cérébral au fonctionnement duquel est lit'·e la réapparition des images.

'' Qui dit conservation, dit facilité de rappel...

La conser­ vation n'est qu'un nom de la possibilité de penser à nouveau.

et de la tendance à penser it nouveau, une expérience avec· ses anciens concomitants ...

La mémoire a son fondement dans une systématisation des voies nerveuses ...

Au repos, ces voies nerveuses sont la condition de la conservation ; 011 activité, elles sont la condition du rappel J) ( 1 ).

C'est ce que voulait dire Aristote, quand il con.-;ervation la mémoire en puissance.

et mémoire en acte.

définissait la le rappel la Le rappel n'est pas seulement un fait physiologique; c'est un fait psycho-physiolog-ique, une habitude it la fois cérébrale et mentale.. »

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