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monnaie & économie.

Publié le 19/05/2013

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monnaie & économie. 1 PRÉSENTATION monnaie, tout moyen d'échange accepté à grande échelle en paiement de biens ou de services et en règlement de dettes. La monnaie sert aussi d'étalon de valeur pour mesurer le prix relatif de divers biens et services. Le nombre d'unités de monnaie nécessaires à l'achat d'une marchandise en constitue le prix. Enfin, la monnaie constitue un instrument de réserve de valeur : elle peut être stockée, épargnée, pour être utilisée à une date ultérieure à son acquisition. Mais l'unité monétaire choisie pour mesurer la valeur n'est pas nécessairement, en tout ou partie, un moyen d'échange utilisé à grande échelle. Par exemple, lors de la conquête de l'Amérique du Nord, la livre sterling anglaise servait d'étalon de valeur alors que l'un des moyens d'échange importants était la devise espagnole. 2 LES TROIS FONCTIONS DE LA MONNAIE DANS L'ÉCONOMIE Les fonctions de la monnaie en tant que moyen d'échange, étalon de valeur et instrument de réserve, facilitent grandement l'échange des biens et des services, et la spécialisation de la production. Sans l'utilisation de la monnaie, le commerce serait réduit au troc ou à l'échange direct d'une marchandise contre une autre ; ce moyen était utilisé chez les peuplades dites primitives et le troc est toujours en vigueur dans certaines parties du monde. Dans une économie de troc, toute personne ayant quelque chose à vendre doit trouver quelqu'un qui recherche et possède une autre chose acceptable à offrir en échange. Dans une économie monétaire, le propriétaire d'un bien peut le vendre pour de l'argent, que l'on accepte en paiement de marchandises. On peut donc dire que la monnaie est l'un des pivots de la vie économique moderne. 3 TYPES DE MONNAIES Formes primitives de monnaies Dorling Kindersley Les principaux types de monnaie sont la monnaie marchandise, la monnaie scripturale, la monnaie divisionnaire et la monnaie fiduciaire. La valeur de la monnaie marchandise équivaut à peu près à la valeur de la matière qu'elle contient. On a surtout utilisé l'or, l'argent et le cuivre pour ce type de monnaie. Autrefois, les objets faits dans ces métaux, de même que ceux en fer ou en bronze, servaient de monnaie tandis que les peuplades dites primitives utilisaient coquillages, perles, défenses d'éléphants, fourrures, peaux, esclaves ou bétail comme monnaie d'échange. La monnaie scripturale comprend l'ensemble des dépôts à vue détenus par les agents économiques, circulant par le biais de chèques et de virements par cartes de crédit. La monnaie de papier, c'est-à-dire les billets de banque, convertible en toute autre monnaie et dont la valeur est fixée par simple décret gouvernemental s'appelle monnaie fiduciaire. Les petites pièces en circulation forment la monnaie fiduciaire ; la valeur du métal qui les compose est en général inférieure à leur valeur monétaire. Les diverses formes de monnaie sont en principe légalisées par décret gouvernemental afin que tout créancier accepte la monnaie en règlement de dettes ; cette monnaie devient alors la monnaie légale. Si la masse monétaire ne dépasse pas les besoins du...

« 6 LA CRÉATION MONÉTAIRE Si, à l'origine, les banques ne pouvaient prêter que la somme en monnaie métallique qu'elles détenaient, elles disposent aujourd'hui du droit et des moyens pour accorderdes crédits (à des entreprises ou à des particuliers) sans que ces derniers soient gagés sur des dépôts reçus.

Elles créent de la monnaie en prêtant des sommes qu'elles nepossèdent pas (par simple « jeu d'écritures » dans le bilan de la banque et dans celui du demandeur de crédit).

Les crédits accordés favorisent l'activité économique, etentraînent donc la création de nouveaux dépôts dans les banques : ce sont, selon l'expression consacrée, « les crédits qui font les dépôts » et non plus l'inverse.

À chaquefois que l'emprunteur rembourse son crédit, s'effectue une destruction de monnaie, puisque la somme créée initialement est supprimée.

Mais l'opération n'est pas neutre :en effet, elle a permis d'accroître l'activité économique dans le pays et elle a enrichi la banque qui a perçu une rémunération (l'intérêt versé par les emprunteurs).

Cetteliberté que les banques possèdent n'est pas illimitée, dans la mesure où elles doivent évaluer en permanence le risque que les détenteurs de comptes viennent demander defaçon inopinée la conversion en billets du montant de leurs comptes bancaires.

Elles doivent d'autre part calculer le coût de leur refinancement auprès de la Banquecentrale, qui est la seule banque capable de leur prêter des billets ou de leur faire crédit lorsqu'une demande de remboursement en billets est nécessaire.

Dans la pratique,les banques dites de second rang ne sont pas les seules à pouvoir créer de la monnaie : la Banque centrale (la Banque de France par exemple) en produit également sousforme fiduciaire ou sous forme de crédits aux banques de second rang.

En France, le Trésor public, qui est le banquier de l'État, peut également créer sa propre monnaiescripturale lorsqu'il prête de l'argent à un fournisseur de l'État ou à un fonctionnaire. 7 HISTOIRE DE LA MONNAIE Pièces chinoises (période Zhou)Différents types de pièces chinoises en bronze.

Règne de la dynastie des Zhou orientaux, période des « Royaumes combattants »(475-221 av.

J.C.).Liu Ligun/Asia Network Co., Ltd. Des couteaux de bronze miniature, des haches et d'autres outils, utilisés à la place d'outils réels qui servaient de monnaie d'échange, circulaient en Chine dès 1100 av.

J.-C.Des pièces en électrum commencèrent à circuler vers le VIe siècle av.

J.-C.

dans le royaume de Lydie, en Asie Mineure, à l'époque pays très industriel et commerçant.

Sa monnaie est un exemple pur de monnaie-marchandise avec une valeur fixée par son poids en métal.

Les pièces se répandirent bientôt dans les économies les plusdéveloppées du monde.

Monarques, aristocrates, cités et institutions se mirent à frapper des monnaies à leur effigie, certificat d'authenticité attestant de la valeur en métaldes pièces. Certaines des premières pièces eurent une composition très stable, comme la drachme émise par Athènes à partir du VIe siècle av.

J.-C., avec un poids à peu près constant de 65-67 grains d'argent fin, ou encore le qian chinois (espèces rondes en cuivre) introduit au IVe siècle, qui resta la pièce étalon pendant 2 000 ans.

Mais les possesseurs de pièces rognaient toujours leur métal précieux, ce qui amena peu à peu les autorités émettrices à réduire la frappe de pièces, épargnant à court terme, en diminuant lepoids de métal précieux.

Les pièces de bronze ou de cuivre sans grande valeur furent une réelle monnaie fiduciaire, car leur valeur dépendait du nombre de pièces d'or oud'argent contre lesquelles on pouvait les échanger.

Les pièces d'or ou d'argent notamment circulaient souvent hors de leur pays d'émission en raison de leur valeurintrinsèque ; c'est ainsi que le peso d'argent espagnol se rencontra en Chine dès le XVIe siècle. Une fois répandues, les pièces créèrent un système monétaire dont les caractéristiques restent essentiellement les mêmes depuis des millénaires, certaines subissant deschangements comme le crénelage des pièces européennes au XVII e siècle pour décourager les rognures.

La monnaie de papier fut d'abord introduite en Chine vers le IXe siècle sous forme de bons de rachat émis pour le gouvernement de la dynastie Tang par les banquiers privés.

Garantie par l'autorité étendue de l'État chinois, cettemonnaie conserva la même valeur à travers l'Empire, mettant en évidence les besoins en transport du fait du poids de l'argent.

Devenu monopole d'état sous la dynastieSong, le papier-monnaie traversa l'histoire de la Chine malgré les bouleversements provoqués par les changements politiques et l'émission de billets non garantis en argentou en autres réserves.

Le problème de la dépréciation des billets fit que l'argent est longtemps resté l'étalon pour les grosses transactions.

Le papier-monnaie est apparu enOccident au XVIe siècle sous forme de billets à ordre émis par les banques contre la somme déposée et gardée en banque.

Ces effets proliférèrent : les autorités coloniales françaises du Canada utilisèrent des cartes à jouer signées par le gouverneur comme promesse de paiement dès 1685 pour compenser la lenteur des navires convoyant lamonnaie de France. Pièces du monde entierPhillip Hayson/Photo Researchers, Inc.. »

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