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Peut-on constituer une science de l'homme sans nier la liberté humaine ?

Publié le 15/01/2004

Extrait du document

Analyse du sujet. • Par science de l'homme, on entend un savoir ayant pour objet l'homme, et constitué selon le modèle et la méthode des sciences expérimentales. • La liberté humaine renvoie à cette capacité qu'a l'homme d'être cause volontaire de son agir. La liberté est ce pouvoir propre de l'homme par lequel il s'élève au-dessus de la nature et échappe au déterminisme naturel (Kant). Identification de la problématique L'apparition des sciences humaines procède d'une volonté de considérer et de connaître l'homme selon une approche positive : une science de l'homme devient possible dès lors qu'on peut traiter l'homme comme un objet observable et mesurable. Mais jusqu'à quel point l'homme peut-il être posé comme objet de représentation rationnelle et mathématisée ? L'homme ne se définit-il pas essentiellement comme subjectivité, de par sa conscience et sa liberté ? L'homme, être libre, n'a-t-il pas une place particulière dans le monde, irréductible à toute approche scientifique ?

« comprendre*.

SUJET TYPE: Dans quelle mesure les faits sociaux peuvent-ils être l'objet d'une science ? b.

Les sciences humaines postulent que l'homme est soumis à un strict déterminisme (Freud). Freud: On sait que beaucoup de personnes invoquent à l'encontre d'un déterminisme psychique absolu, leur conviction intime de l'existence d'un librearbitre.

Cette conviction refuse de s'incliner devant la croyance audéterminisme.

Comme tous les sentiments normaux, elle doit être justifiée parcertaines raisons.

Je crois cependant avoir remarqué qu'elle ne se manifestepas dans les grandes et importantes décisions ; dans ces occasions, onéprouve plutôt le sentiment d'une contrainte psychique, et on en convient :J'en suis là ; je ne puis faire autrement.

» Lorsqu'il s'agit, au contraire, derésolutions insignifiantes, indifférentes, on affirme volontiers qu'on aurait putout aussi bien se décider autrement, qu'on a agi librement, qu'on a accompliun acte de volonté non motivé.

Nos analyses ont montré qu'il n'est pasnécessaire de contester la légitimité de la conviction concernant l'existencedu libre arbitre.

La distinction entre la motivation consciente et la motivationinconsciente une fois établie, notre conviction nous apprend seulement que lamotivation inconsciente ne s'étend pas à toutes nos décisions motrices.Minima non curat praetor (le chef ne se soucie pas des détails).

Mais ce quireste ainsi non motivé d'un côté, reçoit ses motifs d'une autre source, del'inconscient, et il en résulte que le déterminisme psychique apparaît sanssolution de continuité. Avez-vous compris l'essentiel ? 1 Quelles sont les deux croyances simplistes que de nombreuses personnes opposent l'une à l'autre ?2 Que nous apprend la distinction entre motivations consciente et inconsciente ?3 Qu'en résulte-t-il quant à la nature du déterminisme psychique ? Réponses: 1 - La croyance en l'existence d'un libre arbitre et la croyance en l'existence d'un déterminisme psychique absolu.2 - Que la motivation consciente ne s'étend pas à toutes nos décisions, mais qu'elle s'applique cependant àcertaines d'entre elles, si bien que le libre arbitre peut existerdans ce second cas.3 - Ce déterminisme psychique n'est pas continu et constant : il n'est donc pas absolu. II.

Les limites d'une telle approche. a.

La nature est le règne de la nécessité ; l'action humaine est marquée par la contingence. b.

On peut prédire le comportement des bactéries ou des planètes, pas celui de l'homme.. »

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