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Plan détaillé : Racine, Phèdre, Acte IV, Scène 6

Publié le 02/02/2012

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               1 – Introduction

 

          Racine, chef de file de la tragédie classique du XVIIème siècle, a écrit la célèbre pièce Phèdre, dans laquelle l’héroïne éponyme est une grande figure mythologique grecque. Phèdre, fille de Minos et Pasiphaé est maudite d’emblée, de par son hérédité.

          Dans ce début de scène 6, acte IV, Phèdre, héroïne tragique par excellence,  déjà désemparée par sa passion interdite et dévastatrice pour Hippolyte, son beau-fils, apprend que celui-ci est épris d’Aricie, pourtant ennemie de la famille royale. Cette rivale attise la jalousie de Phèdre.

          Comment Racine parvient-il à faire évoluer la situation dramatique de Phèdre dont la souffrance est telle que le recours au suicide paraît la seule issue possible ?

          Dans ce passage, tout le malheur de Phèdre est exprimé par une amplification de sa souffrance. De plus, la représentation de l’amour innocent d’Hippolyte et Aricie ne fait qu’aggraver la sensation d’extrême douleur ressentie par Phèdre. Enfin, celle-ci ne trouve plus sa place dans le monde des humains. Son sentiment d’exclusion la mènera au suicide.

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« • Répétition du son « ou » : « douleur », « éprouvée », « nouveau », « tourment », vers 1225 et 1226.

Bruits sours mettant en avant les idées graves et tristes.

3) Caractère antithétique des sentiments éprouvés par Phèdre : amour / h aine.

• Hippolyte est vu comme un « ennemi », vers 1220.

Métaphore du « tigre », vers 1222.

Champ lexical de l’animal « dompter », vers 1220.

L’amour est synonyme de domination : « crainte », « soumis », « apprivoisé », « vainqueur », vers 1222 et 1223.

II – La représentation de l’amour innocent 1) Opposition passion de Phèdre / amour heureux d’Hippolyte et Aricie.

• L’amour entre Hippolyte et Aricie est présenté par Phèdre comme un amour pur.

Pour amplifier l’importance de son malheur, Phèdre décrit cet amour comme un amour innocent.

Le contraste entre la passion violente et destructrice de Phèdre, marquée par l’emploi d’un grand nombre de termes : « Tout ce que j’ai souffert », vers 1227 et l’évocation de l’amour heureux augmente la souffrance de Phèdre.

• L’évocation de ce bonheur se fait par des verbes conjugués au présent : « Ils s’aiment », vers 1231, ce qui renforce le côté intemporel et éternel de leur amour.

• L’innocence des deux amoureux est renforcé par l’absence de toute culpabilité : « sans remords », vers 1239, opposée à la culpabilité ressentie par Phèdre.

• Comme pour augmenter encore le malheur de Phèdre, Aricie parvient à concilier l’innocence vertueuse et l’amour d’Hippolyte.

2) Amour sentimental.

• L’amour raisonnable d’Aricie pour Hippolyte s’exprime dans un langage convenu : « soupirs », vers 1238, « penchant », vers 1239, qui appartient au vocabulaire précieux du théâtre sentimental, ce qui renforce le côté pur de leur amour.

• Utilisation d’images pour décrire l’amour l’amour des deux amants : se cacher dans la forêt est un cliché de l’amour sentimental : « Dans le fond des forêts allaient- ils se cacher ? » , vers 1236.

3) Opposition entre la fatalité qui frappe Phèdre et la bénédiction des dieux qui touche Aricie.

• Aricie paraît bénie des dieux : « Le Ciel de leurs soupirs approuvait l’innocence », vers 1238 • La lumière est le symbole de l’innocence d’Aricie : « les jours se levaient clairs », vers 1240.. »

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