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proximité, justice de (cours de droit).

Publié le 20/05/2013

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proximité, justice de (cours de droit). 1 PRÉSENTATION proximité, justice de, ensemble des structures juridictionnelles et des réseaux d'accès au droit assurant la prévention et/ou le dénouement de certains litiges et privilégiant le règlement des conflits. 2 UNE INSTITUTION RÉCENTE La notion de justice de proximité s'inscrit au coeur de la problématique de l'accès au droit. Notre société se caractérise par une « judiciarisation « de plus en plus grande des rapports sociaux, qui s'exprime par une forte demande de droit et de justice. Mais, alors que « nul n'est censé ignorer la loi «, l'inflation de textes à caractère législatif et réglementaire, qui forment un maquis dont les juristes eux-mêmes critiquent l'abondance, rend cet adage largement inopérant. L'effectivité du droit n'est donc désormais plus perçue au travers du prisme de la proclamation législative, mais elle est jugée en fonction de son effectivité sociale. Celle-ci s'incarne au travers de diverses institutions, lesquelles obéissent à des conceptions parfois différentes de proximité et de justice. L'architecture de l'organisation judiciaire repose, depuis la réforme de 1958, sur la base de la circonscription, dont l'aire géographique est définie et limitée. On pourrait donc penser que la justice de proximité existe de facto si l'on prend en compte le fait que la carte judiciaire française compte pas moins de 473 tribunaux d'instance et de 181 tribunaux de grande instance, qui se partagent la charge du contentieux civil. En dépit de cela, la réalité est tout autre : outre les juridictions spécialisées (tribunaux de commerce, conseils de prud'hommes, tribunaux pour enfants, tribunaux paritaires des baux ruraux, etc.) formant un véritable puzzle judiciaire, il existe une imbrication difficilement compréhensible de ressorts territoriaux de compétences (du canton au département) où interviennent toutes sortes de juges (certains sont nommés, d'autres élus) qui rendent leurs décisions selon des schémas variables (tantôt la décision est prononcée par un juge unique, tantôt la collégialité est la règle). De cette situation découle un problème ...
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« 4 LES RÉSEAUX D’ACCÈS AU DROIT À côté de ces nouveaux juges de proximité, le système judiciaire français possède également des structures d’accès au droit favorisant la résolution amiable des litiges.

Cesréseaux, instaurés par la loi du 10 juillet 1991 (réformée par une loi du 18 décembre 1998), reposent sur un partenariat associant institution judiciaire (magistrats, avocats,huissiers de justice, notaires, etc.), collectivités locales, travailleurs sociaux et associations. 4.1 Le conseil départemental d’accès au droit (CDAD) Le conseil départemental d’accès au droit (CDAD) est un groupement d’intérêt public placé sous la présidence du président du tribunal de grande instance du chef-lieu dudépartement.

En sont membres de droit, outre le président, le préfet du département qui représente l’État, le Conseil général, les représentants des professions juridiques etjudiciaires, ainsi que l’association départementale des maires.

Le CDAD a pour mission de définir la politique d’accès au droit au niveau départemental, de recenser et defaire connaître les dispositifs existants, de coordonner l’accès au droit avec d’autres dispositifs existants (contrats de ville, contrats locaux de sécurité), de prendre la mesuredes besoins non satisfaits, de participer au financement d’actions menées au niveau local.

Les CDAD sont financés par des concours financiers de l’État, de la Région et dudépartement.

À la fin de l’année 2003, on dénombrait près de 60 CDAD. 4.2 Les maisons de justice et du droit (MJD) Les CDAD participent ainsi au fonctionnement des maisons de justice et de droit (MJD), lesquelles assurent une présence judiciaire de proximité, concourent à la préventionde la délinquance, fournissent une aide aux victimes ainsi qu’à leur famille.

Elles sont également habilitées à prendre des mesures alternatives, civiles et pénales, tendant àla résolution amiable des litiges de la vie quotidienne — troubles de voisinage, petits larcins, dégradations, émission de chèques sans provisions — ou de nature familiale(non paiement d’une pension alimentaire, non présentation d’enfants, etc.) Les MJD sont créées par convention signée entre le préfet, le président du tribunal de grande instance, le procureur de la République officiant auprès dudit tribunal, le mairede la commune où est située la MJD, le bâtonnier de l’ordre des avocats, ainsi que les associations œuvrant dans le domaine de la prévention de la délinquance.

Enoctobre 2003, on recensait 98 MJD réparties sur 49 départements, situées dans le ressort de 59 tribunaux de grande instance. 4.3 Les points d’accès au droit (PAD) Les points d’accès au droit (PAD) sont des lieux d’accueil gratuits et permanents permettant d’apporter une information de proximité sur les droits et devoirs des personnesayant à faire face à des problèmes d’ordre juridique ou administratif.

Le plus souvent, c’est le CDAD qui, constatant que telle ou telle zone géographique n’est pasconvenablement pourvue, prend l’initiative d’instaurer un PAD.

Les PAD sont situés le plus souvent dans les lieux de justice (antennes de justice situées dans lesjuridictions, maisons de justice et du droit), mais également dans les lieux susceptibles d’accueillir le public (en mairie par exemple). Microsoft ® Encarta ® 2009. © 1993-2008 Microsoft Corporation.

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