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Le roman et ses personnages, vision de l'homme et du monde

Publié le 17/10/2012

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le roman et ses personnages, vision de l’homme et du monde  Corpus : Document 1 : Flaubert, Madame Bovary, 1857 Document 2 : frères Goncourt, Germinie Lacerteux, 1865 Document 3 : Zola, Germinal, 1885 Annexe : Zola, lettre à Henry Céard, 1885   Question (4 points) :   En quoi les textes 1,2 et 3 sont-ils réalistes ? Dans quelle mesure le réel y prend-il néanmoins une dimension symbolique ?   Travail d’écriture (16 points) : Vous traiterez l’un des trois sujets suivants au choix :   Commentaire Vous ferez le commentaire du texte de Zola (document 3).   Dissertation : « Nous mentons tous plus ou moins « écrit Zola dans le texte annexe. Selon vous, le roman montre-t-il le réel avec vérité, ou est-il nécessairement un mensonge ? Vous traiterez ce sujet de manière organisée, en vous appuyant sur les textes du corpus, les livres étudiés en classe, et vos lectures personnelles.   Ecriture d’invention : Poursuivez le texte de Flaubert : un autre paysan reçoit un prix et monte sur l’estrade pour le recevoir. Décrivez ce personnage symbolisant la fierté paysanne et un sentiment de révolte lié à ses conditions de vie misérables. Vous garderez le registre du texte ainsi que la focalisation adoptée, et vous inspirerez de ses procédés.   Document 1 : Gustave Flaubert, Madame Bovary, partie II, chapitre 6, 1857   Au village d’Yonville, des prix sont distribués pour la cérémonie des comices agricoles.   « Catherine-Nicaise-Elisabeth Leroux, de Sassetot-la-Guerrière, pour cinquante-quatre ans de service dans la même ferme, une médaille d’argent – du prix de vingt-cinq francs ! «(...) Alors on vit s’avancer sur l’estrade une petite vieille femme de maintien craintif, et qui paraissait se ratatiner dans ses pauvres vêtements. Elle avait aux pieds de grosses galoches de bois, et, le long des hanches, un grand tablier bleu. Son visage maigre, entouré d’un béguin[1] sans bordure, était plus plissé de rides qu’une pomme de reinette flétrie, et des manches de sa camisole rouge dépassaient deux longues mains, à ar...

« classe, et vos lectures personnelles.   Ecriture d'invention : Poursuivez le texte de Flaubert : un autre paysan reçoit un prix et monte sur l'estrade pour le recevoir.

Décrivez ce personnage symbolisant la fierté paysanne et un sentiment de révolte lié à ses conditions de vie misérables. Vous garderez le registre du texte ainsi que la focalisation adoptée, et vous inspirerez de ses procédés.   Document 1 : Gustave Flaubert, Madame Bovary, partie II, chapitre 6, 1857   Au village d'Yonville, des prix sont distribués pour la cérémonie des comices agricoles.   « Catherine-Nicaise-Elisabeth Leroux, de Sassetot-la-Guerrière, pour cinquante-quatre ans de service dans la même ferme, une médaille d'argent - du prix de vingt-cinq francs ! »(...) Alors on vit s'avancer sur l'estrade une petite vieille femme de maintien craintif, et qui paraissait se ratatiner dans ses pauvres vêtements.

Elle avait aux pieds de grosses galoches de bois, et, le long des hanches, un grand tablier bleu.

Son visage maigre, entouré d'un béguin[1] sans bordure, était plus plissé de rides qu'une pomme de reinette flétrie, et des manches de sa camisole rouge dépassaient deux longues mains, à articulations noueuses.

La poussière des granges, la potasse des lessives et le suint des laines les avaient si bien encroûtées, éraillées, durcies, qu'elles semblaient sales quoiqu'elles fussent rincées d'eau claire ; et, à force d'avoir servi, elles restaient entrouvertes, comme pour présenter d'elles-mêmes l'humble témoignage de tant de souffrances subies.

Quelque chose d'une rigidité monacale relevait l'expression de sa figure.

Rien de triste ou d'attendri n'amollissait ce regard pâle.

Dans la fréquentation des animaux, elle avait pris leur mutisme et leur placidité.

C'était la première fois qu'elle se voyait au milieu d'une compagnie si nombreuse ; et, intérieurement effarouchée par les drapeaux, par les tambours, par les messieurs en habit noir et par la croix d'honneur du Conseiller, elle demeurait tout immobile, ne sachant s'il fallait s'avancer ou s'enfuir, ni pourquoi la foule la poussait et pourquoi les examinateurs lui souriaient.

Ainsi se tenait, devant ces bourgeois épanouis, ce. »

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