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Les sonneurs d'Alexandre DECAMPS

Publié le 13/07/2012

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Decamps a su créer une composition très agréable, de style vériste, riche en références savoureuses ironiques et satiriques : on remarque par exemple le jeune homme de dos qui, dans le mouvement...

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' : ·~ 1 LES SONNE URS 1841 Peintre françai s Bi ographie (2:; Alexandre Decamps est né à Paris en 1803.

Après avoir travaillé pendant quelques mois comme apprenti dans l'atelier d'Abel de Pujol, le jeune homme poursuit sa formation en copiant les grands maîtres du Louvre et en exécutant sans relâche des ébauches et des esquisses.

Il s'amuse également à croquer des petites scènes narratives et pittoresques tirées de la réalité.

Il se fait d'abord connaî­ tre par des dessins et des gravures satiriques ; le Salon de 1831 le consacre ensuite peintre orientaliste.

Decamps s'était effectivement rendu quel­ ques années plus tôt en Orient avec le pein­ tre Garneray.

Au cours de son voyage, dont la principale étape avait été Smyrne, Decamps avait accumulé un nombre considé­ rable d'esquisses et de notes, dans lesquelles il puisera d'ailleurs durant toute sa carrière.

11 y avait là des motifs pour des scènes « à la turque » et des paysages orientalisants, alors très à la mode .

La tonalité orientaliste est néanmoins beaucoup moins forte et passion­ née que chez Eugène Delacroix.

Les petites scènes décrites par Decamps restent avant tout élégantes et plaisantes, centrées surtout sur les détails des costumes et le folklore turc.

Dans ses grandes scènes narratives et historiques, au contraire, l'artiste se rappro­ che directement des grands maîtres romanti­ ques ; ses vues sont dramatiques, pleines de tension et d'émotion, comme dans la célèbre Défaite des Cimbres de 1833, aujourd'hui au Louvre.

Les petites scènes de genre figurant des personnages populaires; comme des mendiants, des bohémiens ou des joueurs de cartes sont également très intéressantes.

Decamps se fixe en 1855 près de Fontaine­ bleau, où il décédera en 1860.

Là, dans le sillage des peintres de l'école de Barbizon, il se consacre essentiellement à la peinture de paysages, d'animaux et de chasses.

© Nardini Editore, 1993.

VPC Larousse-Laffont pour l'édition française 1993 XIXe siècle Huile sur toile 58 x 48 cm Anal yse • La scène se déroule dans un petit espace quadrangulaire : la base d'un campanile.

Au cen­ tre, quatre robustes jeunes gens tirent avec éner­ gie sur les quatre cordes qui pendent et qui servent à actionner les cloches.

Derrière eux, un autre personnage assis dans l'embrasure d'une baie oblongue, par laquelle entre la lumière qui éclaire l'étroite et minuscule pièce, converse avec un prêtre.

Tous deux sont en train de boire un verre de vin.

On distingue en effet au premier plan, sur le pavement en pierre rustique, plu­ sieurs bouteilles pleines et une bouteille vide, renversée.

À côté sont posés les chapeaux et les vestes des sonneurs de cloches.

À gauche, enfin, un novice observe la scène.

Decamps a su créer une composition très agréable, de style vériste, riche en références savoureuses ironiques et satiriques : on remarque par exemple le jeune homme de dos qui, dans le mouvement, a perdu une chaussure ou encore la petite scène secondaire composée par les deux buveurs au fond.

L'œuvre C Le tableau est signé et daté 1841 en bas à gauche.

Il est parvenu au Louvre en 1902, en même temps que le legs Thomy- Thiéry.

Le Louvre est, avec le musée Condé de Chantilly et la Wallace Collec­ tion de Londres, le musée qui conserve le plus grand nombre d'œuvres de Decamps.

On peut y voir notamment La Caravane, Le Mendiant, Les Cata­ lans (Les Espagnols jouant aux cartes), La Sortie de l'école turque, Le Marchand turc fumant dans sa boutique, La Défaite des Cimbres, La Vue d'Aigues-Mortes ainsi que de nombreux et très intéressants portraits de chiens de races différentes.

Photo R.M.N.

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