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Sous le soleil de Satan de Georges Bernanos (fiche de lecture)

Publié le 10/05/2011

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Malorthy, riche minotier du bourg de Terninques, en Artois, rend visite au marquis de Cadignan qui est l'un des deux « seigneurs « du village de Campagne, l'autre étant le médecin et député Gallet. Malorthy a découvert que sa fille Germaine, dite Mouchette, encore mineure, était enceinte. Il soupçonne que le père de l'enfant n'est autre que le marquis, fameux coureur de filles, qu'il a vu souvent en compagnie de Mouchette. Le marquis se défend contre les accusations de Malorthy. Mais il lui est difficile de cacher son trouble quand l'autre, roublard, prétend que Mouchette a tout avoué.  En rentrant chez lui, Malorthy raconte à Mouchette son entretien avec Cadignan. Apprenant que son père a menti pour faire céder Cadignan, Mouchette entre dans une crise de rage. Malorthy, en veine de mensonges, affirme que Cadignan a osé porter la main sur lui. Mouchette s'obstine pourtant dans son refus de dire qui est son amant, mais Malorthy est persuadé qu'il s'agit du marquis. La nuit tombée, elle s'échappe et va rejoindre Cadignan.

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« surpris avec Mouchette, mais celle-ci le rassure.

Il leur sera facile de donner le change.

Mouchette a un message deson père pour le député et il y a aussi l'alibi de la visite médicale.

Puis Mouchette insiste de nouveau pour que Galletla débarrasse de l'enfant.

Les dates prouvent cependant qu'il ne peut en être le père.

Alors elle lui raconte avecorgueil qu'elle a tué Cadignan.

Pourtant l'affaire a été classée, on a conclu à un suicide.

Gallet démontre àMouchette qu'il n'y a aucune preuve matérielle de l'acte qu'elle prétend avoir commis.

Son histoire, lui dit-il,ressemble à un rêve.

Comprenant qu'elle est dépossédée de son crime, Mouchette a une crise d'hystérie. PREMIÈRE PARTIE — La tentation du désespoir Le secret de l'abbé DonissanC'est la nuit de Noël, l'abbé Demange a rendu visite à son vieil ami, l'abbé Menou-Segrais, curé de Campagne.

Ilsparlent du nouveau vicaire de Campagne, l'abbé Donissan, dont l'abbé Menou-Segrais est le directeur deconscience.

Ils s'interrogent sur les difficultés que ce dernier éprouve dans son ministère.

Il est plein de ferveur,mais il est maladroit, grossier, mal éduqué, peu instruit.

Il excelle surtout aux travaux manuels.Tard dans la nuit, après le départ de son ami, l'abbé Menou-Segrais a une longue conversation avec l'abbéDonissan.

Celui-ci lui avoue qu'il se sent indigne de la tâche qui lui est confiée.

Il demande à être rappelé.

Peut-êtreavec l'appui du curé de Campagne pourrait-il entrer à la Trappe.

L'abbé Menou-Segrais lui répond avec uneapparente dureté.

L'abbé Donissan demande l'avis de son supérieur sur ses capacités.

On dirait qu'il attend unesorte de verdict sur son sort.

Son interlocuteur lui demande quelques semaines de réflexion.

Avec une grandefranchise, l'abbé Menou-Segrais demande à son tour à être jugé par son protégé.

Il est persuadé que celui-ci « nel'estime pas ».

Le vieux curé ne mène-t-il pas « une vie quasi oisive de laïque bien rentée ».

Rien de bien exaltant.Forcé de répondre, l'abbé Donissan reconnaît que son supérieur a vu juste.

Puis, épuisé par l'effort moral exigé parcette discussion à coeur ouvert, il s'évanouit.

L'abbé MenouSegrais en voulant lui porter secours s'aperçoit que sonvicaire porte un cilice.

Dès que celui-ci revient à lui, l'abbé Menou-Segrais lui ordonne de jeter au feu «cetteinfernale machine » et de cesser ces pratiques.

Il lui avoue s'être trompé sur le compte du jeune prêtre qu'il avaitsouhaité former.

Il s'attendait à trouver un jeune paysan naïf.

En réalité, c'est l'abbé Donissan qui l'a formé, lui, levieux curé plein d'expérience.

Il conclut : «l'esprit de force est en vous ».Par la suite, il constate qu'il a livré son secret à l'abbé Donissan mais que ce dernier ne lui a pas avoué le sien.

Ilremarque pourtant que si son vicaire a l'extérieur d'un saint, « il lui manque la joie ».En effet, cette joie qui lui manque, l'abbé Donissan l'attend.

Un jour, il croit qu'elle est venue.

Il croit être visité parune divine présence.

Mais il trouve à cette joie un attrait trop sensuel.

Elle ne vient pas de Dieu, mais de Satan.

Ils'accuse du péché d'orgueil et se flagelle sans merci à coups de chaînes. La tentationLe curé de Campagne a envoyé son vicaire en mission à Etaples, à quelques kilomètres de là.

L'abbé Donissan avoulu faire la route à pied.

Mais il s'égare inexplicablement, tourne en rond, est poussé par une force obscure qui leramène toujours au même endroit.

Il est rejoint par quelqu'un qui lui propose amicalement de le conduire.

Unmaquignon qui connaît bien le pays.L'abbé Donissan est ému par la sollicitude du petit homme noir.

Soudain, il prend conscience de sa solitude.

Il abesoin d'amitié.

Il veut se confier à cet étranger si bienveillant.

L'abbé Donissan est pris d'un étourdissement.

Enrevenant à lui, tout contre le torse vigoureux de son compagnon, il comprend que « ce qu'il avait fui tout au long decette exécrable nuit, il l'avait enfin rencontré ».Satan le baise sur les lèvres.

Mais le diable s'avoue vaincu par la volonté de l'humble prêtre.

Il se dit pénétré aucontact de ce dernier par un froid intolérable.

Il est terrassé par les prières et par la piété de l'abbé Donissan.

Ilessaie pourtant une ultime tentation.

L'abbé Donissan se voit soudain reflété dans son double : il lui est donné de secontempler sur toute l'étendue de sa vie.

Mais il triomphe aussi de cette épreuve.

Au terme de ce combat, l'abbéDonissan est secouru par un jeune carrier dont il lui sera donné de voir la conscience.

Il a alors confirmation du donannoncé par Satan : celui de lire dans les âmes. La communion des saintsBientôt, il aura de nouveau l'occasion d'exercer cette faculté de voyance.

Cette même nuit terrible, sur le chemin duretour, après avoir quitté le carrier, il rencontre Mouchette.

Ils cheminent ensemble.

L'abbé Donissan lit dans laconscience de Mouchette et il lui fait comprendre qu'il connaît non seulement son crime, mais tout ce qu'elle penseet ressent.

Elle a tort de se juger coupable : souvent nous entretenons l'illusion de certaine faute.

Il veut la sauver.Il communie avec le désespoir et la révolte de Mouchette.

C'est la communion des saints : non seulement ilcomprend et pardonne le péché, mais il le partage.Mouchette d'abord se rebiffe puis elle se laisse entraîner.

Toute la nuit, elle se confie à lui.

A l'aurore, elle al'impression de sortir d'un rêve.

Elle a conscience d'avoir parlé, mais ne se souvient plus de ce qui s'est exactementpassé.

Elle souffre dans son orgueil de s'être laissé aller.

Désormais, elle n'a plus de secret.

Elle frémit de rage quandelle se sent percée à jour par le prêtre qui lui arrache cette singularité illusoire dont elle était si fière : «Je t'ai vuecomme peut-être aucune créature telle que toi ne fut vue ici-bas! Je t'ai vue de telle manière que tu ne peuxm'échapper, avec toute ta ruse.

Penses-tu que ton péché me fasse horreur? A peine as-tu plus offensé Dieu que lesbêtes.

Tu n'as porté que de faux crimes, comme tu n'as porté qu'un foetus.» Puis l'abbé Donissan lui expose lamonotone litanie des vices et des péchés dans lesquels les siens ne font que se mêler, que se perdre : « Ta vierépète d'autres vies, toutes pareilles, vécues à plat, juste au niveau des mangeoires où votre bétail mange songrain.

». »

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