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L'urbanisation des pays sous développés dans les années 1970 (géographie)

Publié le 17/11/2011

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Aussi, les grandes villes tiennent-elles, dans les pays sous-développés, une place plus importante que dans les contrées où l'urbanisation a été progressive. En 1953, les villes de plus de 100 000 habitants groupaient 51 % des citadins en Afrique, 63 % en Asie et 69 % en Amérique du Sud contre 60 % seulement en Europe occidentale : la moitié de la population résidant dans cette catégorie de centres appartenait au Tiers-Monde. Dix ans plus tard, 45 % de la population urbaine des pays sous-développés habitaient dans de grandes villes et 18 % dans de très grosses agglomérations contre 43 et 16 % dans les pays industriels.

« ~j· Croissances urbaines accélérées Abidjan Amman ••••• Brasilia plus du quart des Chiliens, et Caracas (2 M) dont les effectifs ont triplé entre 1950 et 1969 concentre le cinquième des Vénézueliens; 17 % de la population j01· danienne se trouvent à Amman, et en 1969, Abidjan abritait 16,5 '/'o des Ivoiriens .

Toutes ces cités sont monstrueuses, même lorsqu 'elles ne sont pas millionnaires, et leur croissance serait aberrante dans ces pays peu ou pas industrialisés s'ils n'étaient soumis à une pression démographique considérable (fig.

43).

L'AFFLUX DES RURAUX • Au cours de cette phase d'urbanisation accélérée, la population rurale diminue sensi- blement en valeur relative mais non en valeur absolue.

De 1951 à 1970, la population urbaine de l'Inde s'élève de 62 à 109 millions et la population rurale de 295 à 441 millions.

De même en Egypte, au cours de la décennie 1960- 1970, les deux catégories d'habitants s'accrois­ sent, l'une de 60 % , l'autre de 31 % et l'écart entre les deux tend à se réduire.

Au cours d'un stade plus avancé de l'urbanisation, la popu­ lation urbaine devient majoritaire, mais la vitalité démographique du pays est telle que la ponction du flux migratoire n'arrête pas la croissance de la popub.tion rurale, même si elle se ralentit : tel est le cas du Mexique (fig.

44).

• Qu'elles appartiennent à des pays afri­ cains ou sud-américains sous-peuplés ou à des contrées asiatiques surpeuplées, les grandes vill es agissent sur les masses paysanne ·s comme des miroirs cwx alouettes.

A Dakar (0,5 M hab.), dont la population a plus que triplé en 15 ans, le recensement de 1961 dénombre 55 % d'im­ migrés, dont la moitié installés au cours des cinq années précédentes.

Si 53 % de l'augmen­ tation de la population de Calcutta est due à l'immigration, la proportion s'élève à 70 % à Bombay.

L'acc roissement des huit plus gran­ des agglomér·ations du Brésil est due, pour 70 •%, au solde migratoire, 76 % même à Récife, au cœur d'une région déshéritée et peu urbanisée.

Les 4 /5 de la croissance d'Abidjan reposent sur l'excédent d 'immigration : son aire d'influence démographique s'étend sur dix millions d'habitants et s'élargit chaque année de 100 à 200 000 personnes.

Si la plupart des villes des pay s sous-développés exercent une attraction négative, certaines bénéficient d'une attraction réelle : telles Sao-Paulo où, en 1960, 44 ·% des résidents étaient nés hors du muni­ cipe, ou Bello-Horizonte dont la population passe de 177 000 habitants en 1940 à 1 167 000 en 1968.

Mais de toutes façons, ces villes ne présentent qu'un début d'industrialisation dans le cadre d'économies pas encore industrielles.

DES ASPECTS SOUVENT NÉGATIFS • Dans la plupart des cas donc, leurs possibilités d'a ccueil au plan économique sont très faibles.

e Les emplois industriels restent réduits : au Brésil , 30 000 postes de travail supplé­ mentaires pour dix millions de nouveaux citadins.

Ces villes qui n'offrent pas d'emplois secondaires, ne proposent guère d'emplois ter­ tiaires solides.

Les activités qui progressent relèvent d'un tertiaire primitif : ils provien­ nent de l'effritement du commerce jusqu'au colportage improvisé, de diverses et multiples formes de domesticité, de la multiplication de services parasitaires et d'un foisonnement de petits métiers.

D'ailleurs, parmi les nouveaux citadins, beaucoup ne travaillent que quelques jours, de temps en temps, et cette masse de. »

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