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EC3 SES, convergences de modes de vie

Publié le 02/10/2017

Extrait du document

Les convergences de modes de vie Dans une société telle que celle de la France, il est possible de constater qu'une multitude de groupes sociaux (c'est-à-dire un ensemble d'individus ayant des interactions, reconnus par la société et qui se réunissent par le biais d'un sentiment d'appartenance) coexistent ; nous pouvons par ailleurs parler d'une classe d'élève, d'un parti politique ou encore d'une catégorie socio-professionnelle telle que les cadres par exemple qui se réunissent par un sentiments d'intérêts communs à défendre… Cette multitude de groupes sociaux, qui pourrait mener à penser que la France est un pays peuplé d'individus tous différents des uns des autres, peut nous questionner sur l'existence d'une convergence de mode de vie dans le pays précédemment cité : la France. De ce fait, nous pouvons nous demander : y-t-il convergence des modes de vie en France ? Pour tenter de répondre à cette question, nous verrons que l'on peut effectivement trouver une certaine convergence des modes de vie, puis nous présenterons en suite qu'une forte divergence est également présente. Tout d'abord, il est important de dire qu'un groupe social se forme en un ensemble de pairs, c'est-à-dire de nombreux individus se ressemblant, soit par leur âge, soit par leur position sociale ect., et vont donc se voir mener le même mode de vie En effet, au sein de la société française, différents groupes sociaux sont visibles ; d'abord, la structure sociale qui tend à différencier la population en plusieurs groupes sociaux, en forme déjà plusieurs : les catégories socio-professionnelles. Dans chacune de ces catégories, les individus vont partager la même situation économique. Par exemple, la CSP (catégorie socio-p...

« personnes âgées par exemple auront tendance à avoir le même mode de vie.

C'est effectivement ce que nous montre le document 3, qui témoigne entre autre du taux d 'équipement en biens et services, où l'âge paraît être un critère.

Par exemple, nous pouvons voir que les personnes âgées de 75 ans ou plus, auront tendance à vivre sans téléphone portable multimédia ; effectivement 98,3 % d'entre elles vivent sans.

De plus, toujours sur le même document, 99,3 % des personnes de plus de 75ans ne vont pas ou plus au cinéma, soit presque la totalité des individus de cet âge ; 45,9 % disent lire le journal et les revues, soit presque la moitié d'entre-eux.

Ici encore, grâce aux chiffres venant de l'INSEE, nous pouvons voir que l'âge est un facteur d'émergence de groupe social, voire de groupe de statut (c'est-à-dire qu'indépendamment de leurs ressources économiques, ces individus vivent semblablement) puisque la plupart des personnes âgées vivent de la même manière, nous pouvons donc parler de convergence des modes de vie.

Si nous avons pu voir qu'au sein même d'un groupe social les modes de vie étaient à peu près identiques, nous avons vaguement expliqué dans l'introduction que dans le pays qu'est la France, les groupes sociaux sont multiples, d'où la naissance d'une certaine divergence des modes de vie.

Effectivement, pour le groupe social que forment les cadres autant que pour celui que les personnes âgées de plus de 75ans forment, leur mode de vie converge.

Pour autant si l'on prend en compte la multitude de groupes sociaux qui existent et coexistent dans notre société, la divergence est flagrante.

Effectivement, pour reprendre le cas des catégories socio-professionnelles, bien que les cadres aient l'air d'adopter la même manière de vivre, ce ne sera pas la même chez une autre CSP,j chez les agriculteurs par exemple.

Par ailleurs, dans le document 1, où nous avons pu voir que les CPIS étaient 55,4 % à avoir un accès internet haut débit, nous pouvons également remarquer que chez les agriculteurs, ils ne sont que 7,4 %, soit presque 8 fois moins.

Cette forte différence est due à leur différence de position sociale dans la société qui, elle, peut être due par leur différence de socialisation primaire, c'est-à-dire au sein de leur famille.

Effectivement, un individu dont les parents sont riches en capital social, c'est-à-dire qu'ils possèdent des relations, des réseaux sociaux qui peuvent leur permettre d'avoir accès à des biens convoités, un métier par exemple, n'atteindra pas la même position sociale qu'un individu dont les parents en sont pauvres, c'est ce que développe le sociologue Pierre Bourdieu.

La différence de socialisation, et par ailleurs de groupe d'appartenance (c'est-à-dire auquel appartient l'individu), crée donc des différences de modes de vie du fait que les situations économiques ne seront pas les mêmes selon CSP atteinte (les CPIS se verront dépenser plus dans l'accès à internet que les agriculteurs), on parle de divergence.

De plus, dans le document 4 qui traite des goûts musicaux, nous pouvons voir que les CPIS auront tendance à écouter presque 2 fois plus de musique classique que les agriculteurs.

Encore une fois, nous pouvons trouver l'origine de cette différence dans la socialisation, d'abord primaire, puisque les ménages avec un fort capital culturel inculqueront des « valeurs » musicales à son enfant différentes de celles qu'inculqueront un ménage à faible capital culturel ; puis secondaire, puisque selon le groupe d'appartenance dans lequel se trouve l'individu, ses pairs et la société. »

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