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CHANSON DE ROLAND. (résumé & analyse)

Publié le 06/12/2016

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...

« la Chrétienté.

maLs dans Je sen t.i ru en t illimité de respect Que le '·assai nourr ls.flai t à.

l'égard du seigneur.

et dan.' l'exal tat ion des vertus de loyauté et de fidélit é : c'est pour ce respec t et ce sens de la fidélité que meurent Roland et.

sa suite.

Aude ér;alement.

L'indéniable unlté extérieure du J)oème aurait donc été réalisée à partir de matériaux préexistants.

originai­ rement ét,ran s:e rs à !"espri t de conquête religieuse.

mais repris et modelés dans un but d'exaltation de la foi militante.

Il faut à ce suJet se rappeler que l'idée d'en finir avec les Infidèles par leur a néa nti sseme nt tota.l.

est née bien av an t 109ô; depuis le nue siècle, l'Occident vivait sou.s la.

menace des Arabes et dans l'effort opiniâtre fait pour les chasser du midi de la France.

des terres ibériques, des iles de la :Méditerranée ; Je J>rOJet de délivrer le Saint-Sépulcre de ses profanateurs apparaJt connue un corollaire du déclin de la puissance musulmane en Occ id en t, décHn provoque par les armées des Princes fmn�ais, espagnols et normands et des llépu· bllques maritimes d'Italie.

Depuis le début du xu• siècle.

J'ordre de Cltn>y qui s'était fait nnstigateur et l'orga-nisateur de la lutte séculaire de la.

Chrétienté espagnole contre les Almoravides.

ré pan dai t l'idee que l'ou pouvait gagner la.

co uronne du · m n,rtyr e en combattant la domi· nntlon sarrasine.

En 1063, la situation de la J)éninsule Ibérique amena le J>ape Alexandre li i• pense r qu'il fallait mobiJiser tout le monùe ehréU en au secours de Ja cause esvar:nole l)()ur laquelle l'll:glise prit dès lors inf atig able men t Ja défense par des subventions.

des encoura· gements et des récompen ses spirituelles.

La.

Chanson.

de Roland.

Qui ne cont ien t aucune al1usion exoHcite aux guerres en 'l'erre Sainte,' mais a pour thèm e précisément.

celles Que Cbarlema�me entreprit au sud des Pyrén ées .

aura donc plus de r.tl)port avec la.

Recono.uéte q u'a ve c la Croisade.

Il faut aJouter ;.

ces fa its que l'a miti é frater· nene de Roland et d'O liv ier était déjà' Prover· blale, quelques décades après 1050.

Que l'on réftéchisse enfin.

circonstance non remarquée jusau'alors.

Que déjà.

à l'a ur ore du xue s ..

la littérature est entlèremept dominée par un ensemble cohérent d'idées et de sentiments se ra ppor tant aux noti on s de valeur.

de Jeunesse.

d'amour.

ete.

; ces idées et.

ces sentiments.

chantés d'une pulsaante force expansive, sont cependant ab6ents de la Clianson : chOI!e étrange pour une œuvre née en 1110·1120 ou 1125, quand le concept de jeunesse des trouvères s'est infiltré jusque dans un texte ascétique comme Je Boeci prove nca l.

JI est donc probable que la.

ChanSQn est antérieure aux Croisades et v eu t se place r, a dix ou quinze ans Près.

vers 1070.

De toutes facons, la Cltan•o n dt Roland es t.

sans aucun doute.

un.

des monuments les plus grandioses cte la.

littérature moderne.

L'inftuence Qu'elle a.

e.xércée sur la poésie posté· rleure, en }Tance et à.

l'étra nger .

est incal· cuJable.

De nombreux érudits lui ont consacré a t ten tion et recherches.

Imprimée pour la.

prenùère fois par Frsncisque Mich el i1.

Paris en 1837.

eUe a eu par la sul té tout e une sér ie d'éditions.

concues selon des critères divers.

parmi lesquelJes Il faut cit er celJes de Joseph Bédier (avec commentaire; Paris, 1022), de Raoul Mor tier (avec "essai d'interprétation du problème des origines": Paris, 19391 et de Giulio Bertoni (Florence.

19351.

Nombreuses aussi ont étk les traduction.•.

* La.

première réda.dtoo.

en la ng ue a.Hemande, du suJet éPIQue de Roland est constituée var un poème de 9094 vers en moyen ba.ut.

alle­ mand.

La.

Cha ns(m de Roland ( Rttolantla Liet), composée en 1131·1133 environ J)&.r • le clerc Konrad von Rege ns bur s.

sur les · conseils du duc Hein rich .

Je Lion de Bavière, fut éditée pour la première fols par Wilhelm Grimm (1838), puis par Dar tseh (1874) et récemment par W es le 119281.

L'au teu r dédare youloir traduire fidèle· ment la Cliauson de Roland, dont U utl ll se la première ré d a et.i o n Qui nous manque ; en réalité.

il a amplifié J'orig!Jlal de près du double.

L'auteur allema nd a p resque toujours intercalé des compléments et des développements.

surto u t dans les description.• (de batailles, d'a rm es.

de vêtements.

de personnages.

de scènes particulières) et dans les discours et les passages morali· sateurs Qui sont souvent fort longs et ennuyeux.

)lai.c; surto u t.

il a introdu1t.

dans le sujet un ton et un e signlf\catlon éthiques.

qui trahissent Je sens national et pat riot ique de l'épopée francaise.

J)Qur en faire une œuvre essentiel1ement reli· gieuse : les hér os Charlemagne et Roland, par exemple.

sont moins des guerriers que des martyrs ch ré tiens.

et tou te la camoa1ene de Charlemagne en Espagne est un e croisade contre Je paganis me : la victoire de Charles sur les Arabes se réduit à unt con version des paiens a.u christianisme.

C'e ton correspond d'ailleurs p arfa ite m en t à Ja, tenda nc e générale de la litté­ rature guelfe à Jaq uelle appartient Je poème de Konrad et.

en outre.

aux différences JHtrticu· lières entre J'esprit allemand et l'esprit francais.

* .Dan.• les temps modem es.

Je suJet de Roland, repris par les romantiques.

a été souvent traité en poésies, ballades, ronHutc.:es de divers auteurs : :Friedrich Stblegel.

Uhland.

Stôber et \'igny sont parmi les pJus connus.

* Auguste Mermet (1810·18891 a tiré.

de l'antique Chanson de Roland.

un Uvret d'opéra.

pour lequel il a.

aussi composé la musique.

Vœuvre.

intitulée Roland à Rorn:.era·ux, fut représentée en 1864 à Paris.

La Chanson de Roland.

Manus.

de Heidelberg.

Xli• s.. »

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