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Eluard (Eugène Émile Paul Grindel, dit Paul)

Publié le 11/07/2019

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eluard

Capitale de la douleur (1926) et l'Amour, la poésie (1929). Dans les années trente, il rompit avec Aragon, qui quitta les surréalistes, et, surtout, avec Gala, qui devint la femme de Salvador DaM, et se tourna vers Nusch, une jeune Alsacienne qu'il épousa en 1934. Eluard poursuivit son activité poétique avec, notamment, les Yeux fertiles (1936), les Mains libres (1937), Cours naturel (1938), tout en approfondissant sa conscience politique à travers l'expérience de la guerre d'Espagne, ce qui provoqua la rupture avec Breton en 1938. Dès lors, sa poésie fut indissociable de son engagement politique, et en particulier de son activité de résistant pendant la Seconde Guerre mondiale : le Livre ouvert (1942), Poésie et vérité (1942) et Au rendez-vous allemand (1944). Poésie ininterrompue (1946-1953) réinscrit le travail poétique dans une perspective humaniste détachée du combat, dans la quotidienneté d'une exigence intérieure. En 1946, la mort de Nusch provoqua son désespoir, temps déborde (1947) et qui le conduisit jusqu'à la tentation dépassa pourtant, et sa dernière compagne, Dominique, inspira poèmes d'amour de son dernier recueil : le Phénix (1951).

 

Plus qu'aucun autre, Eluard a été pris dans une double image de l'amour et celle du poète révolutionnaire. Sans doute cette dualité reflète-t-elle pour une large part la tension intérieure de celui qui, le plus longtemps, a su concilier sa fidélité au surréalisme avec la dimension lyrique de l'acte poétique et l'engagement politique. Car, pour Eluard, pas d'amour sans révolution, ni de révolution sans amour.

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