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Un personnage romanesque peut-il captiver le lecteur en étant immoral ?

Publié le 21/09/2018

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Il en sera en revanche de même pour la lectrice avec Scarlett O’hara dans autant en emporte le vent. La jeune femme séduira plusieurs hommes, et n’hésitera pas à prendre en mains les affaires de son mari, lorsque celui-ci sera incapable de les régler. Cette catharsis attire donc le lecteur, Le caractère immoral peut aussi susciter l’admiration du lecteur. Sans pour autant s’identifier au personnage, il éprouvera de l’admiration pour le comportement, aussi immoral soit-il du personnage. On peut supposer que le lecteur sera subjugué par l’ascension de Rastignac dans Le père Goriot de Balzac. Il sera en effet charmépar les dons et les talents fera preuve le personnage pour arriver à ses fins. Sans s’identifier forcément, parce que ce ne sont pas ses valeurs il sera séduit par la réussite du personnage. Nous pouvons aussi citer le cas de Georges Duroy, dans Bel-ami de Maupassant ; comme pour le personnage du Don Juan, le lecteur (et non la lectrice qui de nouveau discréditerait ces agissements) admirera les conquêtes successives de Georges Duroy. De plus, les charmes de Duroy faciliteront son ascension sociale. Le lecteur s’amusera aussi de la façon dont Duroy manipule la jeune Suzanne Waltern. Bien que le journaliste lui mente et agisse de manière immorale, il met la jeune femme dans une situation très cocasse aux yeux du lecteur. La jeune femme, persuadée des sentiments du jeune homme à son égard, l’aidera à mettre en scène son propre enlèvement.
Il est donc clair que pour plusieurs raisons, le personnage romanesque immoral peut-être un personnage captivant pour le lecteur. Il peut représenter un moteur essentiel à l’intrigue, un personnage complexe pour lequel on éprouve de l’empathie, un modèle d’admiration ou encore un personnage libérateur par le biais de la catharsis. Cependant, la notion d’immoralité peut être variable d’une personne à une autre. Bien que les exemples que nous avons pris lors de cette démonstration ne soit ambiguë, le comportement d’autre personnage peuvent l’être……. Stendhal à dit que ‘’ le roman est un miroir que l’on promène le long d’un chemin ‘’.

« néanmoins échapper à la fatalité de son hérédité ; tout le récit de Zola conduit le personnage vers le crime final. Ici, le lecteur aura été tenu en haleine par la lutte violente entre les idéaux de Jacques contre sa « tare héréditaire ».

Le jeune Heathcliff, dans « Wuthering Heights » d’Emily Brontë (publié sous le nom d’Ellis Bell) se transformera en odieux chef de famille, en dépossédant son frère adoptif des Hauts de Hurlevent, et en volant les biens de sa nièce adoptive.

Tout ceci s’explique par le traitement que le garçon reçoit dans sa jeunesse.

Le lecteur comprend alors les agissements du personnage grâce à sa genèse, qu’il a pu suivre au début de roman. Nous avons vu que le personnage de roman est un personnage captivant du fait qu’il peut être moteur de l’action, mais aussi parce qu’il est un personnage complexe et intéressant.

Le lecteur, témoin des actes des protagonistes, se retrouve alors embarqué dans des intrigues palpitantes, ou dans une quête de vérité sur leurs motivations.

Mais le lecteur, pour d’autres raisons tomber sous le charme du personnage romanesque immoral.

Nous allons voir dans cette seconde partie qu’il peut s’identifier au personnage, ou encore l’admirer, malgré son comportement licencieux. Le personnage immoral n’hésite pas à passer outre la bienséance et les règles de la société dans laquelle il évolue.

Cette transgression des règles lui permettra de vivre ses passions jusqu’au bout, là ou le lecteur ne se donne pas le droit d’aller.

C’est ainsi que ce dernier transgressera les règles, règles qu’il se force à respecter, à travers l’image et la protection que lui offre cet être de papier.

Cet être de fiction, dont les agissements restent sans conséquence permettre au lecteur de vivre cette turpitude.

Il pourra, par exemple, vivre les passions amoureuses et libertines du personnage de Valmont dans les liaisons dangereuses de Choderlos de laclos, malgré le fait que ces liaisons passent tout à fait outre la morale.

Cette identification permet alors une certaine « catharsis ».

Rappelons que la catharsis, selon Aristote, consiste en l’épuration des passions du spectateur devant une tragédie.

Le concept de Catharsis est tout à fait transposable au roman et au personnage romanesque.

En effet, en s’identifiant à des personnages immoraux, le lecteur pourra se libérer de ses passions, les plus noirs soient -elles.

En lisant le très controversé Les exploits d’un jeune Don Juan de Guillaume Apollinaire par exemple, le lecteur pourra s’imaginer séducteur hors -paire, auteur de nombreuses conquêtes amoureuses afin qu’il puisse vivre par procuration ses fantasmes, que lui -même n’oserait tenter dans sa vie.

(Notons que cet exemple est bien évidemment appliqué au lecteur de la gente masculine).

Il en sera en revanche de même pour la lectrice avec Scarlett O’hara dans autant en emporte le vent.

La jeune femme séduira plusieurs hommes, et n’hésitera pas à prendre en mains les affaires de son mari, lorsque celui-ci sera incapable de les régler.

Cette catharsis attire donc le lecteur, Le caractère immoral peut aussi susciter l’admiration du lecteur.

Sans pour autant s’identifier au personnage, il éprouvera de l’admiration pour le comportement, aussi immoral soit-il du personnage. On peut supposer que le lecteur sera subjugué par l’ascension de Rastignac dans Le père Goriot de Balzac.

Il sera en effet charmé par les dons et les talents fera preuve le personnage pour arriver à ses fins.

Sans s’identifier forcément, parce que ce ne sont pas ses valeurs il sera séduit par la réussite du personnage.

Nous pouvons aussi citer le cas de Georges Duroy, dans Bel-ami de Maupassant ; comme pour le personnage du Don Juan, le lecteur (et non la lectrice qui de nouveau discréditerait ces agissements) admirera les conquêtes successives de Georges Duroy.

De plus, les charmes de Duroy faciliteront son ascension sociale.

Le lecteur s’amusera aussi de la façon dont Duroy manipule la jeune Suzanne Waltern.

Bien que le journaliste lui mente et agisse de manière immorale, il met la jeune femme dans une situation très cocasse aux yeux du lecteur.

La jeune femme, persuadée des sentiments du jeune homme à son égard, l’aidera à mettre en scène son propre enlèvement.. »

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