Devoir de Philosophie

Grand oral du bac : L'EXPLORATION DE L' ESPACE

Publié le 02/02/2019

Extrait du document

Les pannes spatiales

 

Nous savons désormais que deux des sondes russes Vénéra, qui sont parvenues à atterrir sur Vénus, n’ont pas pu envoyer leurs images, parce que l’étui de protection des caméras était coincé. Dans l’espace, d’autres échecs ont été provoqués par le blocage de panneaux solaires ou d’antennes radio. En effet, il est souvent difficile de lubrifier correctement les jointures des différents éléments: les lubrifiants efficaces sur Terre se vaporisent dans le vide de l’espace. Il en existe déjà qui sont spécialement adaptés aux engins spatiaux, mais il faut encore les améliorer.

On suppose ainsi qu’une fuite de lubrifiant est à l’origine du mauvais fonctionnement de l’antenne de Galileo, la sonde de la NASA qui devait atteindre Jupiter en décembre 1995. Seule une partie de son antenne principale s’est déployée. Elle n’a donc pas pu envoyer, comme prévu, ses données vers la Terre. Cependant, des informations ont tout de même été transmises grâce à une antenne auxiliaire.

 

Les scientifiques trouvent souvent le moyen de surmonter ces problèmes ou d’en minimiser les effets. Ce fut notamment le cas pour Hubble, télescope spatial de 2 milliards de dollars mis en orbite en 1990. Le défaut de miroir affectant les performances de cet engin d’observation spatiale fit l’objet de plusieurs actions correctives au cours de spectaculaires missions d’entretien.

 

Ces réparations ne sont pas toujours possibles. En août 1993, la sonde de la NASA Mars Observer,

 

 

 Le diamètre de certaines des étoiles les plus chaudes de notre galaxie peut décupler en cinq ans.

 

En 1993, on a découvert que la galaxie d’Andromède, qui était censée être jumelle de la nôtre, contenait beaucoup plus d’amas globulaires d’étoiles.

valant près d’un milliard de dollars, devait commencer une étude détaillée de Mars, notamment pour comprendre ce qu’était devenue l’eau qui coulait autrefois sur la planète rouge. Ces données auraient également contribué à planifier de futurs vols habités. En outre, quatre sondes russes, qui devaient atterrir sur Mars, se seraient servi de Mars Observer comme relais pour transmettre leurs informations jusqu’à la Terre.

Fin janvier 1994, le ministère américain de la Défense a lancé vers la Lune une sonde, baptisée Clémentine. Placée durant deux mois en orbite polaire, celle-ci a testé de nouveaux senseurs en procédant à un relevé multispectral de la surface de la Lune et en identifiant à distance les minéraux au sol.

 

La prochaine mission de la NASA en direction de la Lune devrait être le lancement de nouvelles sondes. Leur but est d’effectuer un relevé précis du champ de gravitation ainsi que de recenser les principales concentrations en minéraux de la croûte lunaire.

 

Des vacances prolongées sur la Lune

 

Une société installée en Californie, International Space Enterprise, devrait bientôt lancer des missions d’un genre nouveau vers la Lune. Son objectif est d’utiliser le surplus d’engins spatiaux dont dispose la Russie afin d’y emporter des instruments et des appareils photographiques pour des organisations scientifiques, entre autres.

 

Chaque mission devrait coûter environ sept millions de dollars, ce qui est bien en deçà des coûts supportés par la NASA. Cependant, les clients potentiels pourraient hésiter à utiliser ce service avant que sa fiabilité n’ait été véritablement démontrée.

 

Le programme Alpha est également fondé sur la coopération internationale afin de réaliser des économies financières. À la fin de l’année 1993, les Russes et les Américains ont en effet fusionné leurs programmes afin de parvenir à construire

uaviu naruy/science rnoio LiDrary

Un véhicule de reconnaissance russe, le Marsokhod, est testé sur un terrain accidenté. Il peut transporter une charge de 14,5 kg. Un châssis articulé et six roues lui permettent de se déplacer sur des sols très irréguliers. Sa direction, contrôlée par ordinateur, est en outre assistée par des caméras stéréoscopiques se trouvant à son bord. Ainsi, il peut éviter les obstacles. Son énergie provient d’un générateur radio isotopique, qui transforme la chaleur de la fission nucléaire en électricité.

Peter Menzel/Science Photo Library

Vue d'artiste de ce que pourrait être une base habitée sur la Lune. La première de ces structures devrait voir le jour au début du troisième millénaire.

ensemble une grande station internationale. Or, de tous les pays, la Russie est de loin la plus expérimentée en matière de stations spatiales. La NASA n’en a construit qu’une, Skylab, qu’elle n’a exploitée que durant quelques mois. Celle-ci, réalisée à partir du matériel du programme Apollo, avait accueilli trois astronautes dans un volume habitable de 350 m2. La Russie, quant à elle, dispose de vingt ans d’expérience dans ce domaine. Si tout va bien, l’assemblage en orbite terrestre de la station Alpha sera terminée en l’an 2002.

 

Le rayonnement fossile

 

En avril 1992, la NASA a fait une annonce de la plus haute importance pour le milieu scientifique. Le satellite Cosmic Backgrourid Explorer (COBE) a détecté des variations infinitésimales du rayonnement fossile de l’univers. Si l’on accrédite la thèse selon laquelle les galaxies se sont formées à la suite du « Big Bang », les équations prévoyaient qu’il devait forcément y avoir une irrégularité dans la structure des radiations de ce rayonnement.

 

Depuis des années, on essaie en vain de détecter ces radiations. Par conséquent, il est très difficile pour les scientifiques d’expliquer comment les galaxies se sont formées. L’annonce par la NASA de la découverte de ces irrégularités et les vérifications ultérieures faites par d’autres observateurs ont confirmé que les chercheurs, après tout, étaient sur la bonne voie dans leurs efforts pour comprendre avec plus de précision le phénomène de la création de l’univers.

« L'exploration de l'espace i Durant les vols de la navette spatiale, A les astronautes de la NASA font ré gulièrement des sorties dans l'espace afin de réparer des satellites et de préparer les futures manœuvres de construction en apesanteur de la station orbitale.

plus de 1 000 mais de 10 000 km et de franchir ainsi les océans.

Ces missiles intercontinentaux, dotés de plusieurs étages, sont mis au point par les équipes de Wernher von Braun aux Etats-Unis et de Sergueï Korolev en Union soviétique: ces ingénieurs hors pair réalisent rapidement que les vitesses atteintes par leurs engins permettent de mettre des charges en orbite terrestre.

La satellisa­ tion (lancement et mise en orbite d'un corps, en l'occurrence un satellite, autour de la Terre, de la Lune ou de tout autre corps céleste) n'était enccr re à l'époque qu'une notion toute théorique.

C'est donc avec stupeur que le monde est informé, le 4 octobre 1957, du lancement par les Russes de Spoutnik 1, premier satellite artificiel de la Terre: la conquête de l'espace a commencé.

La bataille de l'espace Aiguillonnés par le succès médiatique de leur grand rival, les Américains se hâtent de mettre en orbite leur propre satellite, Explorer 1.

L'opération réussit le 31 janvier 1958.

Toutefois, moins de quatre ans après ces premiers exploits, l'Union soviétique remporte une nouvelle manche en envoyant le premier homme dans l'espace: le 12 avril 1961, à bord de Vostok 1, le cosmonaute louri Gagarine fait le tour de la Terre en un peu moins de deux heures.

Les Américains doivent, pour leur part, attendre le 20 février 1962 avant de pouvoir mettre en orbite un des leurs aux com­ mandes d'une cabine Mercury.

Désireux de faire oublier cette nouvelle défaite, ils font monter les enchères en annonçant qu'ils seront les premiers à envoyer un homme sur la Lune, qui s'y posera avant la fin des années 1960.

Mettre un satellite en orbite à quelques cen­ taines de kilomètres de la Terre réclame une vites­ se de 7,9 km/s.

Échapper à la gravité terrestre et voyager vers la Lune et vers les planètes demande peu d'énergie supplémentaire puisque la vitesse à atteindre est de Il km/s.

En ajoutant un étage à leurs fusées, Américains et Soviétiques entrepren­ nent, dès 1959, de lancer des sondes vers la Lune.

Une fois encore, l'URSS marque les premiers points en percutant la Lune avec la petite sonde En état d'apesanteur, � les astronautes trouvent mieux le sommeil s'ils sont sanglés.

C'est une des meilleures façons de combattre l'impression déconcertante de flottement.

i Les astronautes sont protégés a du vide spatial par des scaphandres autonomes, pressurisés et climatisés, alimentés en oxy gène.

Le scaphandre lunaire (porté Ici par Buzz A/drin lors de la mission Apollo 11 en juillet 1969) doit également résister aux chocs lors d'éventuelles chutes parmi/es roches lunaires.

Luna 2le 12 septembre 1959, en survolant la face cachée de la Lune avec Luna 3le 4 octobre 1959 et en y posant la sonde Luna 9le 3 février 1966.

Dans l'intervalle, les Américains lancèrent les plus gros satellites (Pégase 1, lancé le 18 février 1965, apparaissait comme une étoile de magnitu­ de 1), les plus lourds (Skylab sur orbite terrestre, Apollo 15 sur orbite lunaire) et les plus légers (Pioneer4lancé en 1959).

La course à la Lune Poser un homme sur la Lune était un défi d'enver­ gure : au moment où le pari fut lancé, la conquête spatiale ne comptait à son actif que quelques satellites automatiques et une poignée de vols habités en orbite terrestre.

Les Russes et les Améri­ cains développèrent chacun de leur côté une stra­ tégie visant à acquérir l'expérience des vols de longue durée et des manœuvres de rendez-vous entre vaisseaux en orbite, indispensables pour les vols lunaires.

En mars 1965, devançant à nouveau les Améri­ cains, les Russes effectuaient une nouvelle "pre-. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles