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LES RECORDS DU Sport de 1990 à 1994 : Histoire

Publié le 15/01/2019

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Le 5 novembre 1994, à Bordeaux, le cycliste suisse Tony Rominger pulvérise son propre record en parcourant en une heure 55,291 kilomètres. En deux semaines, le Suisse a ainsi amélioré sa précédente performance de 1 459 mètres. Jamais, depuis la Seconde Guerre mondiale, la progression entre deux records n’avait été aussi importante. Deux mois auparavant, Miguel Indurain avait dépassé le 53 km/h, exploit que l’on pensait insurpassable pour longtemps. C’était cependant trop inouï et trop surnaturel pour être humain, et la suspicion a de nouveau pesé sur l’entraînement des athlètes.

 

L’ère des apprentis sorciers

 

En ce début de décennie, un sport high-tech a multiplié les records : toujours plus vite, plus haut, plus fort pour plus de dollars ... et le spectre rouge du dopage réapparaît, alors que les candides pensaient les laboratoires fermés et les médecins imaginatifs à la retraite. Après la chute du mur de Berlin et l’effondrement du communisme, en 1989, les athlètes des pays de l’Est purent enfin dévoiler leur secret de Polichinelle. Le programme de préparation de l’élite sportive était en effet élaboré par les dirigeants politiques, l’effort, dopé par les médicaments, était devenu mystification. Désormais, il n’en serait plus ainsi. Pedro Delgado, vainqueur du Tour de France après un contrôle positif, en 1988, ou Ben Johnson, déchu de son titre olympique et de son record du monde du 100 mètres après un contrôle positif aux Jeux de Séoul, en 1988, sont oubliés et laissent la place aux athlètes supposés « propres ». En effet, avec la fin de la guerre froide, il n’y aura plus de bons sportifs d’un côté et des tricheurs de l’autre, car le dopage s’est banalisé. Le 31 juillet 1992, à Barcelone, le podium du lancer du poids messieurs rassemble, pour la première fois de l’histoire olympique, trois athlètes, deux Américains et un membre de l’équipe de la CEI, qui avaient purgé des peines de suspension pour cette raison. Quelques jours plus tard, le Britannique Jason Livingston, surnommé « Baby Ben », en « hommage » à Ben Johnson, fut renvoyé des Jeux. Le dopage, reconnu pratique universelle, a néanmoins trouvé de nouveaux maîtres : les

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« Chinois.

Dès 1993, les coureuses de fond et de demi-fond rallent les records du monde.. »

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