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Le ballon de feu originel

Publié le 21/03/2012

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En 1927, l'astronome belge Georges Lemaître établit les fondements de ce qu'on appelle aujourd'hui la "théorie du grand bang" (big bang). Il supposa que, jadis, l'univers était condensé en une seule masse énorme, qui devint instable et explosa. Il la nomma "l'oeuf cosmique" et prétendit que si les galaxies sont observables aujourd'hui, dans l'éloignement les unes par rapport aux autres, c'est à cause de l'explosion originelle. Les fragments de l'oeuf cosmique, éjectés par le soulèvement, ont évolué jusqu'aux galaxies qui existent maintenant. La dernière version de la théorie du grand bang surpasse les idées de Lemaître par un aspect très important....

« se forme à des températures extrêmement élevées, et les atomes de gaz s'entrechoquent si violemment qu'ils se brisent véritablement.

Les chocs innombrables délogent les élee- .

trons du noyau atomique autour duquel ils tournent.

La perte de ses électrons laisse l'a­ tome en totale charge positive.

Un plasma est, par conséquent, un nuage turbulent de particules chargées électriquement -des éleè­ trons négatifs et des atomes positifs - à une température de plusieurs milliers de degrés centésimaux.

Dans les laboratoires spéciale­ ment équipés, il est facile d'élaborer des plasmas, et ils ont été étudiés dans les moin­ dres détails.

L'une de leurs plus étonnantes caractéristiques est qu'il est très difficile de voir à travers.

Les gaz ordinaires sont sou­ vent transparents à la lumière, mais le plasma l'absorbe fortement, et la quantité qu'il n'absorbe pas est éparpillée dans toutes les directions.

C'est la raison pour laquelle l'ère du plasma doit avoir été caractérisée par un immense brouillard lumineux, qui devait remplir tout l'univers.

L'ère du plasma fut, de très loin, la plus lon­ gue des toutes premières époques.

On suppo­ se généralement qu'elle a commencé une se­ conde après le grand bang.

La températ .ure était alors d'environ dix milliards de degrés Celsius.

Mais, lorsque l'univers se dilata, la température baissa rapidement.

Néanmoins, même dans les premiers instants de cette ère, les fondements de toute la chimie ultérieure de l'univers étaient posés.

Il faut se souvenir que, dans les premières minutes qui suivirent le grand bang, les événements se produisirent à une vitesse incroyable.

Il est possible que plus de phénomènes se soient produits dans la première seconde de la création, que dans les cent mille années de l'ère du plasma.

La production des blocs de construction de l'u­ nivers d'aujourd'hui ne prit donc pas beau­ coup de temps.

Pendant les premières secon­ des de l'ère du plasma, les particules de ma­ tière se sont créées à partir d'une intense ra­ diation originelle.

Cette sorte de génération spontanée a été décrite pour la première fois par Einstein, qui, dans sa théorie de la relati­ vité, démontra que la matière et l'énergie sont interchangeables.

Cependant, pour la formation de chaque particule de matière, il faut l'équivalent d'une particule d'antimatiè­ re.

En termes très approximatifs, l'antima­ tière est une image de miroir de la matière or­ dinaire.

Par exemple, un anti-électron, appe­ lé positon, est presque identique à un élec­ tron, sauf qu'il a une charge électrique posi­ tive, au lieu d'une charge négative.

La matiè­ re et l'antimatière ne peuvent pas coexister.

Elles s'annihilent réciproquement dans une Ci-dessus: L'uranium , l'élément le plus lourd qui se trouve à l'état naturel , a un atome composé de 235 ou 238 protons et neutrons dans son noyau et 92 électrons en orbite autour.

Ci-dessous: Le plasma, fabriqué ici au cours d'une expérience de laboratoire, se forme lorsque la matière est chauffée à si haute température que tous les élec­ trons de ses atomes sont expulsés des noyaux, en dégageant un gaz constitué d'ions positifs.

Peu après la création de l'univers, toute la matière existait en cet état.

conflagration instantanée 9'énergie rayon­ nante.

Pendant la première seconde de la création, des quantités massives de matière et d'antimatière se sont formées et désinté­ grées, en produisant d'innombrables émis­ sions de lumière, de chaleur et de toute autre forme imaginable de radiation.

Ce n'est que dans les moments d'ouverture de l'ère du plasma, lorsque les températures baissèrent à moins d'un milliard de degrés, que l'effer­ vescence diminua.

L'inimaginable violence de l'holocauste entre la matière et l'antima­ tière eut pour résultat la formation d'un nombre considérable de protons et de neu ­ trons.

Dès que l'univers commença à se refroidir, les minuscules particules purent se combiner pour former les premiers noyaux atomiques, sans être constamment disloquées par les chocs violents dus aux autres particules.

En raison des nombres relatifs de protons et de neutrons, quatre-vingt-dix pour cent des ato­ mes se révélèrent sous forme d'hydrogène, et environ sept pour cent sous forme d'hélium.

Beaucoup plus tard, du fait que l'hydrogène était l'élément le plus abondant, la synthèse d'atomes beaucoup plus compliqués put se produire dans les noyaux des premières étoi­ les .

Dans les premières secondes très violen­ tes de l'histoire cosmique, les événements se. »

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