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Développez ce jugement de Fénelon: « Ronsard n'avait pas tort, ce me semble, de tenter quelque nouvelle route pour enrichir notre langue, pour enhardir notre poésie et pour dénouer notre versification naissante ».

Publié le 03/06/2012

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ronsard

Fénelon, dans un jugement sur Ronsard, loue le chef de la Pléiade de ses efforts pour enrichir notre langue, enhardir notre poésie, dénouer notre versification naissante...

 

ronsard

« (n'avait pas tort) et du soin qu'il prend de nous présenter son jugeinent comme une opinion strictement personnelle (ce me 1emhle).

Mais il ne faut pas oublier que Malherbe, puis Boileau, dans son Art poétique, avaient prononcé une condamnation de Ron­ wd que le xvne siècle considéra comme définitive.

Sous son apparente modération, le jugement de Fénelon n'est donc pas exempt de hardiesse.

Reconnaissons en outre qu'il est motivé.

n.

Importance de l'œuvre de Ronsard envisagé comme novateur.

· 2) Néanmoins il réagit contre l'opinion de son temps «Plus nous aurons de mots en notre langue, disait Ronsard, 1) La langue plus elle sera parfaite •.

Dans ce but, il faut, d'après lui, recou- rir aux langues anciennes; nous devons également c extraire nos richesses de r;wtre propre sol • (dialectes, vieux français); il faut enfin forger de nouveaux vocables, par composition et dérivation.

Sans doute beaucoup des mots mis en honneur par Ronsard ont péri, il n'en est pas moins vrai qu'un certain nombre a subsisté.

D'autre part, Ronsard veut que les mots soient significatifs.

A cette condition ils sont ég~lement de mise dans le vers et dans la prose « Pas de mots nobles ni roturiers ,.

Ronsard propose au poète un idéal élevé.

Celui-ci doit avoir 21 La poésie l'inspiration (la fureur, le ravissement).

Il bannit donc les genres purement conventionnels où avaient excellé les rhétori- queurs (rondeau, coq à l'âne, allégories).

Les poètes « ont les pieds à la terre et l'esprit dans les cieux ».

Us pratiquent la métaphore, les grandes périodes lyriques.

Tout ce qui « est humain » {amour, nature, mort, mélancolie) fait vibrer sa lyre.

Il tente aussi l'ode pindarique et l'épopée.

Les réformes de Ronsard portent également sur la versifica- 3)Laversificatioo tion.

Là encore, Fénelon a vu juste (rectifier toutefoil le terme de « naissante » car nous avons eu déjà des poètes fort estima- bles, Villon et Marot, par exemple}.

Ronsard a su débarrasser notre versification de certains poèmes à forme fixe, dont l'uni- que mérite résidait dans une ingénieuse combinaison de mètres et de sons parfaitement vides de sens.

U a popularisé l'alexan- drin, consacré le sonnet.

Comme technicien du vers, il a mérité. »

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