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Eduquer l'individu, est-ce porter atteinte à sa liberté ?

Publié le 27/02/2008

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Si, avec le temps, cette contrainte cesse d'être sentie, c'est qu'elle donne peu à peu naissance à des habitudes, à des tendances internes qui la rendent inutile, mais qui ne la remplacent que parce qu'elle en dérivent. »      b)    Mais sans éducation, nous ne pouvons vivre en société.   C'est l'éducation qui nous permet de vivre les uns avec les autres. Sans éducation, chacun ferait ce que bon lui semble. Or nos intérêts sont souvent contradictoires, et nous ne pourrions donc pas vivre ensemble. à développer.      c)    Or la vie en société est nécessaire au développement de la pensée.   Texte : Spinoza, Traité théologico-politique, chapitre V, traduction Charles Appuhn. « Ce n'est pas seulement parce qu'elle protège contre les ennemis, que la Société est très utile et même nécessaire au plus haut point, c'est aussi parce qu'elle permet de réunir un grand nombre de commodités ; car, si les hommes ne voulaient pas s'entraider, l'habileté technique et le temps leur ferait également défaut pour entretenir leur vie et la conserver autant qu'il est possible. Nul n'aurait, dis-je, le temps ni les forces nécessaires s'il lui fallait labourer, semer, moissonner, moudre, cuire, tisser coudre et effectuer bien d'autres travaux utiles à l'entretien de la vie ; pour ne rien dire des arts et des sciences, qui sont aussi suprêmement nécessaires à la perfection de la nature humaine et de sa béatitude.
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« même chose ? L'un est-il plus vaste que l'autre ? Les deux ne se recoupent-ils que partiellement ? l Reste enfin le dernier élément du sujet : « à l'enfant et à l'adolescent ».

Le sujet exclut donc ce que l'on peut apprendre à l'âge adulte, âge auquel, précisément, on est considéré comme suffisamment mûr pourpenser par soi-même.

Le terme « éducation » n'étant généralement pas appliqué aux adultes, la précision nesemble pas être d'une grande importance. Problématisation : L'éducation est toujours une contrainte : il s'agit d'apprendre à l'enfant à ne pas se comporter uniquement selon sesdésirs.

Cette éducation n'entrave-t-elle pas, de ce fait, la liberté de l'enfant ? En particulier, on apprend à l'enfant,en plus des comportements qu'il doit approuver ou désapprouver, les raisonnements qu'ils doit considérer commerationnels.

Cela ne limite-t-il pas, voire n'empêche-t-il pas sa liberté de penser, non seulement sur le moment, maiségalement quand il aura atteint l'âge adulte ? Proposition de plan : 1.

L'éducation nous conditionne à penser certaines choses. a) On nous interdit certains comportement et certaines opinions. L'éducation nous apprend ce qui est bien et ce qui est mal.

Mais le fait même qu'il soit nécessaire denous l'apprendre montre que c'est pour nous une contrainte.

Plus grand, nous considérerons comme bienou mal ce qu'on nous a appris à considérer de cette façon.

Ce jugement sera-t-il cependantvéritablement le nôtre, ou n'aurons-nous pas perdu notre liberté de penser, notre faculté à juger parnous-mêmes.

À DÉVELOPPER . b) On nous apprend des choses qui peuvent influencer notre pensée. Texte : Descartes, Méditations métaphysiques, première méditation, traduction Florence Khodoss. « Il y a quelque temps que je me suis aperçu que, dès mes premières années, j'avais reçu quantité defausses opinions pour véritables, et que ce que j'ai depuis fondé sur des principes si mal assurés, nepouvait être que fort douteux et incertain ; de façon qu'il me fallait entreprendre sérieusement une foisdans ma vie de me défaire de toutes les opinions que j'avais reçues jusques alors en ma créance, etcommencer tout de nouveau dès les fondements, si je voulais établir quelque chose de ferme et deconstant dans les sciences.

» Texte : Descartes, Discours de la méthode, première partie. « Et ainsi encore je pensais que, pour que nous avons tous été enfants avant que d'être hommes, et qu'ilnous a fallu longtemps être gouverné par nos appétits et nos précepteurs, qui étaient souvent contrairesles uns aux autres, et qui, ni les uns ni les autres, ne nous conseillaient pas toujours le meilleur, il estpresque impossible que nos jugements soient si purs, ni si solides qu'ils auraient été, si nous avions eul'usage entier de notre raison dès le point de notre naissance, et que nous n'eussions jamais été conduitsque par elle.

» Transition : Mais renoncer à l'éducation, sinon en général, ce qui mettrait en danger la vie des enfants (même les animauxéduquent leurs petits), du moins pour ce qui est de la pensée, n'est-ce pas renoncer à pouvoir vivre ensemble ?N'avons-nous pas besoin d'une homogénéité minimale de pensée au sein d'une société ? 2.

Elle est un phénomène social. a) Nous sommes influencés par la société. Texte : Durkheim, Règles de la méthode sociologique , chapitre I. « Ainsi, dans une assemblée, les grands mouvements d'enthousiasme, d'indignation, de pitié qui seproduisent, n'ont pour lieu aucune conscience particulière.

(...) Alors même que nous avonsspontanément collaboré, pour notre part, à l'émotion commune, l'impression que nous avons ressentie esttout autre que celle que nous eussions éprouvée si nous avions été seul.

» Texte : Durkheim, Règles de la méthode sociologique , chapitre V, §2. « Cette pression, qui est le signe distinctif des faits sociaux, c'est celle que tous exercent sur chacun.

» Texte : Durkheim, Règles de la méthode sociologique , chapitre I. « Quand on regarde les faits tels qu'ils sont et tels qu'ils ont toujours été, il saute aux yeux que toute. »

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