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Essence et existence ?

Publié le 19/12/2009

Extrait du document

      L'existence est le fait d'être. L'existence d'un être se distingue de son essence, qui désigne ce que cet être est indépendamment du fait même qu'il soit.

      Ainsi peut-on définir l'essence, mais seulement constater ou éprouver l'existence.

      Le problème philosophique traditionnel est de savoir quel rapport entretiennent l'essence et l'existence. Faut-il poser le primat de l'essence ou celui de l'existence ?

 

    La philosophie classique, se mouvant dans ta sphère de la pensée pure et considérant l'être d'un point de vue intemporel, sous l'aspect de l'éternité (sub species aeternitatis), s'attachait surtout à l'essence et déduisait l'existence, y compris l'existence humaine, à partir d'elle.

    Les philosophies existentielles modernes, en revanche, considérant que l'homme est un être engagé dans le temps ne pouvant être pensé en dehors de cet engagement, posent que l'on ne peut rendre compte de l'existence humaine à partir d'une prétendue essence humaine intemporelle.

« 1.

PRIMAT DE L'ESSENCE 1.

Ens ex cujus essentiG, dit Leibniz, sequifur exisfenfiG.

L'on cherche d'abord à connaître la nature ou l'essence d'un projet ou d'un homme avant de s'interroger sur son existence.

Saint Anselme est le premier à avoir annoncé sous une forme aussi décisive que l'essence précédait l'existence.

Mais si Descartes ou Leibniz retouchent l'ar­ gument ontologique, le fond reste le même.

Il faut d'abord savoir ce qu'est Dieu avant de chercher à savoir s'il est.

2.

Mais dans le domaine de la psychologie, le gestGI­ tisme ne trouve rien d'autre que cette idée d'une préexis­ tence d'une structure par rapport au donné, d'une fabri­ cation artificielle ou conceptuelle par rapport au réel.

la connaissance de l'existence est essentielle avant d'être existentielle : percevoir, c'est pré-percevoir, pré-voir, savoir.

Exister, c'est savoir que l'on vit.

Toute conscience est essence d'une existence.

3.

Aussi bien la théorie platonicienne des idées avait mis cette vérité en forme avant saint Anselme ou Kafka, que toute existence présupposait une essence antérieure et ultérieure à elle, qui l'avait formée, créée, préfigurée.

L'idée est le principe de toute réalité, le prototype, le paradigme de toute espèce d'objet.

Tout signe implique une signification précédente, une connaissance préalable de son symbole.

Alain disait que fout est anticipation dons IG oonnGissonce par les sens.

Il.

PRIORITÉ DE L'EXISTENCE 1.

Ens ex cujus existentiG s,equitur essentiG.

Après Hus­ serl, M.

Marcel ou même Bergson, Lavelle devait en 1937 proclamer solennellement : « Il faut renverser le rapport classique de l'essence et de l'existence et considérer l'exis­ tence comme le moyen de conquérir l'essence ».

Tel devait. »

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