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L'être humain est-il libre ou déterminé ?

Publié le 22/02/2012

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La question de la liberté est centrale en sciences humaines et plus spécifiquement en psychologie. Elle se trouve d'ailleurs au coeur de plusieurs autres fiches de ce livre, qu'il s'agisse de l'influence des gène, de la situation concrète dans laquelle nous nous trouvons de notre milieu culturel ou encore de notre héritage animal. Nous nous trouvons certes au centre de multiples influences, mais ce serait une erreur d'en conclure que l'être humain est réduit à cela. Car au-delà de ce polydéterminisme perdure en chacun de nous une aspiration fondamentale à la liberté.

« prévention du tabagisme chez les jeunes ! Et que cette stratégie lui est très bénéfique... En 2001, l'entreprise Philip Morris se vantait d'être impliquée dans plus de cent trente programmes de ce type dans plus de soixante-dix pays.

Ces programmes se résument à ce type de slogan : « Réfléchissez.

Ne fumez pas ! » Résultat : cela augmente l'attrait pour le tabac chez les jeunes.

Une analyse de documents internes de ces entreprises a montré que cette stratégie est parfaitement calculée2. 2.

FACILITER L'AUTONOMIE ET LA RESPONSABILITÉ D'AUTRUI Selon les spécialistes de l'autodétermination, une alternative pertinente aux stratégies de la carotte ou du bâton consiste à soutenir l'aptitude à l'autonomie (ou autodétermination) des personnes ; ce qui consiste à aider les gens à faire des choix pour eux-mêmes en leur fournissant les informations et les conditions utiles, sans chercher à les effrayer ou à faire pression sur eux. Deci et Ryan opposent ainsi les concepts de motivation contrôlée et de motivation autonome.

Dans le premier cas, les personnes se sentent surveillées, contrôlées, sont stressées par les objectifs imposés et elles ont peur des sanctions.

Dans le second cas, elles se sentent respectées, estiment que leur point de vue est pris en compte et intériorisent facilement les comportements qui leur sont bénéfiques.

Diverses études ont montré que cette seconde approche est particulièrement efficace, dans divers domaines tels que l'éducation, le travail, le sport, la santé ou encore les comportements écologiquement responsables. Par exemple, dans une étude menée auprès d'adolescents, des chercheurs comparent l'efficacité de deux messages délivrés par un médecin pour la prévention et la cessation du tabagisme3.

Dans une condition, l'accent est mis sur la peur, au travers de dix diapositives particulièrement inquiétantes (par exemple, la photographie des poumons noirs d'une personne morte de cancer).

Durant toute sa présentation, l'intervenant insiste sur le fait que les jeunes ne doivent pas fumer et, s'ils le font, doivent s'arrêter immédiatement.

Dans l'autre condition, les diapositives présentées insistent sur la nature séductrice des publicités de l'industrie du tabac et sur le caractère addictif de la nicotine.

L'intervenant souligne que le fait de fumer ou non constitue une décision que chaque adolescent doit prendre pour lui-même sur la base d'informations solides. Les jeunes qui ont bénéficié de cette seconde forme de présentation fournissaient ensuite des raisons plus autonomes de ne pas fumer.

Ce changement de conceptions était prédictif de la réduction de tabagisme au cours des quatre mois de suivi de l'étude. Dans une étude déjà ancienne (1976), mais qui a marqué les esprits, Ellen Langer. »

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