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Ian Smith

Publié le 18/03/2012

Extrait du document

Ces deux pays étaient gouvernés par une majorité noire. Seule, la Rhodésie du Sud, devenue la Rhodésie, tenta de conserver le pouvoir blanc. Le Premier ministre Field demanda l'indépendance immédiate à l'Angleterre. Mais les Anglais ne voulaient pas l'octroyer sans promesses du gouvernement rhodésien d'accorder davantage de droits politiques et sociaux à la population noire (95 pour cent de la population rhodésienne est noire!). Lors des entrevues qui suivirent, Field tenta d'obtenir un arrangement. Mais, en 1964, il fut contraint de quitter sa fonction par l'extrême-droite, qui ne le trouvait pas assez ferme vis-à-vis. de la Grande-Bretagne. Le 13 avril 1964, lan Smith devint Premier ministre. Pour la première fois, un homme né en Rhodésie occupait ce poste.

« constitution en Rhodésie du Sud, qui oc­ troyait aux gens de couleur une représenta­ tion symbolique à l'Assemblée législative.

La fédération fut dissoute en 1963, après beaucoup de difficultés, de troubles et de tractations.

La Rhodésie du Nord devint la Zambie et le Nyassaland prit le nom de Mala­ wi.

Ces deux pays étaient gouvernés par une majorité noire.

Seule, la Rhodésie du Sud, devenue la Rhodésie, tenta de conserver le pouvoir blanc.

Le Premier ministre Field de­ manda l'indépendance immédiate à l'Angle­ terre.

Mais les Anglais ne voulaient pas l'oc­ troyer sans promesses du gouvernement rho­ désien d'accorder davantage de droits politi­ ques et sociaux à la population noire (95 pour cent de la population rhodésienne est noire!).

Lors des entrevues qui suivirent, Field tenta d'obtenir un arrangement.

Mais, en 1964, il fut contraint de quitter sa fonc­ tion par l'extrême-droite, qui ne le trouvait pas assez ferme vis-à-vis .

de la Grande-Bre­ tagne.

Le 13 avril 1964, lan Smith devint Premier ministre.

Pour la première fois, un homme né en Rhodésie occupait ce poste.

Joshua Nkomo et d'autres leaders nationa­ listes furent arrêtés et exilés.

Lorsque des troubles s'ensuivirent, lan Smith les réprima avec violence.

Durant ses entretiens avec l'Angleterre, il insista sur l'indépendance dans la constitution de 1961, qu'il avait na­ guère rejetée, et qui prévoyait un développe- A gauche: La guerre de la Rhodé­ sie blanche contre les guérilleros du Front patriotique est entravée dans les zones frontières par une population noire indignée , dont les sympathies vont aux guérille­ ros.

Les troupes rhodésiennes ont essoyé la force brutale, mais l'op­ position noire ne fit que s'accroî­ tre.

Ci-dessus : Entouré des membres du cabinet du Front rhodésien, lan Smith signe la "Déclaration unilatérale d'indépendance vis-à­ vis de la Grande-Bretagne ~', le 11 novembre 1965.

Le régime illégal promulgua immédiatement un nombre de lois, qui IJtèrent aux Noirs le peu de droits qu'ils pos­ sédaient .

Malgré le refus de Smith d'admettre un gouvernement noir majoritaire , les dernières élec­ tions ont domié une forte majori­ té au leader noir modéré.

ment progressif de l'influence noire, sans toucher à la domination blanche.

En revan­ che, la Grande-Bretagne voulait que la constitution ffit modifiée, afin de garantir une majorité noire au sein du gouvernement.

Les pourparlers n'aboutirent pas.

Le 11 novembre 1965, lan Smith fit une dé­ claration unilatérale d'indépendance, qui rappelait celle des colonies américaines en 1776.

Le Premier ministre anglais estima que, pour éviter la violence, il fallait imposer des mesures économiques coercitives à la Rhodésie.

Des navires de guerre britanniques empêchèrent le pétrole, ainsi que d'autres produits, d'arriver à destination.

Les Na­ tions unies condamnèrent la déclaration d'in­ dépendance, et d'autres mesures économi­ ques furent appliquées.

La Rhodésie continua néanmoins à recevoir du pétrole et des denrées indispensables, par l'Afrique du Sud et le Mozambique portu­ gais .

En 1970, à la suite d'un référendum, Smith retira la Rhodésie du Commonwealth et brisa tous les liens avec l'Angleterre.

Mais les pourparlers entre les deux pays co.ntinuè­ rent et, en 1971, un compromis fut signé qui prévoyait d'accorder la puissance aux Noirs pour une période de quarante à soixante ans.

Les gens de couleur se rebellèrent contre ce projet.

En 1975, la guérilla faisait rage, or­ chestrée par des nationalistes noirs.

De nom­ breux Blancs furent obligés de vivre les armes à portée de la main.

La guerre engloutit une grande partie du revenu national.

En novem­ bre 1977, Smith accepta le principe du suf­ frage pour tous les adultes, nonobstant leur couleur.

Cette acceptation signifiait le début de la fin de son combat pour maintenir un gouvernement minoritaire blanc.

Enfin, aux élections de 1980, les Noirs l'emportèrent: le modéré Robert Mugabe fut élu à une très forte majorité .. »

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