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Littératures d'Extrême-Orient

Publié le 04/09/2011

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Soumise pendant mille ans à l'influence de la civilisation chinoise, la vie littéraire du Viêt-nam connaît un changement radical. Celui-ci est essentiellement dû à la diffusion de l'écriture romanisée de la langue vietnamienne (qui succède au vietnamien aux caractères idéographiques inspirés du chinois...

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tales, aussi bien dans le roman, dans la poésie ou dans le théâtre que dans de nouvelles formes d'expression: études, reportages, essais, critiques, etc.

L'apparition du journalisme stimule aussi l'es­ sor de la littérature moderne au Viêt-nam.

S'affranchissant des règles traditionnelles, de jeunes poètes, tels Thê Lu (1907-1989) dans ses Rimes (1935-1941), insufflent à la poésie un contenu nouveau plus individualiste, assurant sa pérennité.

Le roman, lui, connaît un développe­ ment éclatant, exploitant des voies encore inex­ plorées: le réa lisme social, avec les Pauvres (1908) de Hô Biêu Chanh (1884-1958) et Quand la lampe s'éteint ( 1939) de gô Tât Tô (1894- 1954); le romantisme , avec Tô-Tam (1925) de Hoang Ngoc Phach (1896-1973); l'idéalisme, avec Rêve d'un papillon de Khai Hunh (1896-19547); le roman à thèse, avec la Marchande de fleurs (193_7) de Nhât Linh (1905-1968).

A partir des années 1930, la nouvelle période troublée des luttes nationalistes et des guerres d'indépendance, qui alimentent pqèmes · et romans, modifie la création littéraire.

A l'image du Viêt-nam divisé en 1954 à l'issue de la confé­ rence de Genève , deux courants idéologique­ ment opposés entraînent les écrivains sur des ter­ rains où l'esprit littéraire doit composer avec les réalités politiques du moment.

L'o rientation marxiste du Nord mène à une littérature militante autant que «dirigée».

La révolution a pour chantres Hô Chi Minh (1890-1969)- fondateur du parti communiste vietnamien, auteur d'essais et de pamphlets polit i ques , mais aussi de poèmes- , et Tô Huu (né en 1920) , dont les poèmes (Sang et Feu, 1936; Aller au front, 1972) débordent d'un lyrisme patriotique.

Au Sud , à l'inverse , les roman­ ciers prônent le libéralisme, le respect de l'indivi­ du, puis évoquent la désolation que provoquent une guerre fratricide et la crainte du lendemain, comme chez Binh Nguyên Loc (1914-1987), J~~~~~~~~~~~~~~~ ~ auteur d'Au fil de l'eau (1959), ou Nguyên Thi Hoang (née en 1936), auteur de Vong Tay Hoc Trà (1967).

En 1975 , la victoire du Nord met un point final à cette dualité.

Parmi les romanciers qui, brisant l'o rthodoxie et la censure, ont su réactiver une veine créatrice, se distinguent Duong Thu Huong (née en 1950 ), auteur à suc­ cès révélé avec Au-delà des illusions (1985) et Roman sans titre (1991), ou Nguyên Huy Tiep (né en 1950 ), auteur d'Un général part à la retraite (1988) et des Vents de Hua Tot (1989).

La Chine Le «Mouvement du 4 mai 1919 » marque de façon symbolique la naissance de la littérature moder­ ne.

Cette réaction nationale contre les atteintes portées par le traité de Versailles à la souverai­ neté de la Chine, a mobilisé intellectuels et écri­ vains, qui, en se regroupant et en créant de mul­ tiples revues , prennent conscience de leur capa­ cité à peser sur le cours des événements.

D'au­ tant que l'abandon du style écrit (wenyan) dans la littérature au profit de la langue parlée (baihua), met fin au splendide isolement de l'éli­ te intellectuelle .

En 1930 , face à la répression nationaliste, les écrivains de gauche éprouvent le besoin de s'unir et fondent la Ligue des écrivains de gauche, qu'animent Luxun (1881-1936) et Mao Dun (1896-1981).

Ils sont soutenus par des essayistes et romanciers tels que Lao She (1899- 1966) , Ba Jin (né en 1904) et Ding Lin (1906- 1986).

Ce sont ces auteurs qui, depuis les années 1920, dominent la vie littéraire chinoise: Lux un, avec ses nouvelles (la Véridique Histoire d'Ah Q, 1921) et ses poèmes (Mauvaise Herbe , 1927); Mao Dun , avec ses romans (Minuit, 1933); Lao She, avec ses romans (le Fbusse-pousse, 1936) et son drame (la Maison de Thé, 1957); Ba Jin , avec ses romans (Famille, 1933; Nuit glacée, 1947).

Ding Lin , quant à elle, se fait connaître par ses prises de position féministes (la Grande Sœur, 1949).

La proclamation de la République popu­ laire de Chine et le Grand Bond en avant, puis la Révo lution culturelle (1966-1976), sonnent le glas de la génération du mouvement des Cent-Fleurs (1956-1957), dont font partie ces écrivains, et ins­ tituent en même temps l'étouffement des formes littéraires traditionnelles.

Des gens de lettres sont envoyés en camp de rééducation , pendant vingt ans parfois , tels Ba Jin, Ding Lin ou le poèt e Ai Quing (né en 1910) , quand ils ne sont pas physi­ quement éliminés, tel Lao She.

La littérature chinoise renaît à la mort de Mao Zedong (1976).

La «littérature des cicatrices» dénonce les méfaits de la Révolution culturelle, sans retrouver encore le souffle créateur des vété­ rans illustres.

Quelques écriva ins, tels Liu Xinwu , Zhang Jie, Gao Xingjian, Ma Desheng ou Yan Jiang , parviennent néanmoins à traduire avec un réel bonheur d'écriture le malaise de la Chine contemporaine.

ŒUVRES MAJEURES Hô Biêu Chanh (Viêt-nam) Les Pa uv r es (19 08) Ba Jin (Chine) Famill e (1933) Mao Dun (Chine) Minuit (1933) Lao She (Chine) Le ft:Jusse-pousse ( 19:~6) Nhât Linh (Viêt-nam) La Marchande de fleurs (1937) Binh Nguyên Uic (Viit._l Au fil de l'eau (1959) ......

DuongThu Huong (née en 1950) , l'une des romancières les plus populaires du Viêt-nam , révélée avec Au-delà des illusions (1985) : ce roman d'amour qui dénonce la lâcheté et l'hypocrisie des intellectuels , se vendit à plus de cent mille exemplaires malgré la censure dont il fit l'objet.. »

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