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Une orthographe réformée

Publié le 20/11/2011

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Une orthographe réformée La réforme de l'orthographe marque des points. Rejetée en bloc il n'y a pas si longtemps par les tenants de l'intégrité des mots transmis jusqu'à nous par les générations d'écrivains, elle a fini par forcer les portes de l'Académie française. Il s'agit d'une petite révolution et il n'est en aucun cas question de donner à notre vocabulaire une notation phonétique, comme cela se pratique assez couramment avec l'anglais écrit aux Etats-Unis. On n'en est pas là et il est souhaitable qu'on n'y soit jamais. Mais les anomalies de l'orthographe française, depuis longtemps dénoncées, méritent une révision, ne serait-ee que pour unifier la façon d'écrire certains mots de la même famille qu'on s'est ingénié, dirait-on, à distinguer en les affublant d'une orthographe disparate.

« démolissent cette doctrine ou la mettent ~n doute :..

La secte des pionniers du Nouvel Age Il existe incontestablement une crise reli­ gieuse dans la jeunesse; en même temps qu'on assiste chez beaucoup à un renouveau de foi, où s'allient d'ailleurs facilement les données du christianisme à celles du marxisme, on volt ' beaucoup d'insatisfaits chercher une vérité nou­ velle plus en accord selon eux avec le monde cont~mporain, dans un amalgame qui confond toutes les grandes religions mondiales et toutes les formes de pensée.

Cette synthèse a l'avan­ tage de donner une apparente unité am diversi­ tés , voire aux oppositions, des cultures, des civi­ lisations et des sociétés.

Ce besoin de recherche religieuse s'est ex­ primé, ces derniers mois, avec une singuli ère vigueur en France, et surtout dans les régions de l'ouest, par l'accueil enthousiaste qui a été fait à la prédication d'une nouvelle secte reli­ gieuse les Pionniers du Nouvel Age, connue aussi sous le nom d'A s sociation universelle pour le christianisme mondial (A.U.C .M.) .

Le s tccès a été tel qu'il a fini par inquiéter de nombreux parents et aussi les autorités diocésaines L'A.U.C.M .

qui porte encore le nom d'Eglise de l'unification a été créée en Corée du sud par un jeune presbytérien du nom de Moon à qui le Christ serait ap·paru le jour de Pâques 1936 pour lui demander de continuer son œuvre in­ terrompue par la mort .

Le prosélytisme du vi­ sionnaire se manifesta rapidement et parut dan­ gereux aux Coréens qui , au lendemain de la guerre , l'arrêtèrent.

Les communistes de Pyon­ gyang l'accusant non seulement de troubler l'ordre social par des prédications qui n'avaient pas de raison d'être puisque toute propagande religieuse était interdite, mais aussi de se livrer, à l'intérieur de son église, à des pratiques li­ cencieuses.

Mais on sait que ce genre d'argu­ ment est fréquemment utilisé dans certains pays quand on cherche à condamner quelqu'un.

Il n'empêche que Moon, libéré par les soldats américains, pendant la guerre de Corée, devait avoir de nouveaux ennuis quelques années plus tard avec les autorités de la Corée du sud pour des raisons analogues.

Mais là encore, les preu­ ves manquent.

Toujours est-il que Moon finit par acquérir, dans son pays d'abord, au Japon, puis aux Etats-Unis ensuite, une grande noto­ riété auprès de foules que sa seule parole réus­ sit à mettre en transes.

Ce qui est un peu inquiétant dans ce person­ nage, ce n'est pas tellement son illuminisme, qui n'est pas neuf, mais la volonté de puissance qui semble l'animer.

Ouvrier électricien, il est maintenant à la tête d'un véritable empire capi­ taliste qui s'étend à travers le monde, ce qui permet à la secte d'entretenir dans de nombreux cas les jeunes qui sont attirés par elle et qui souhaitent l'étudier de plus près en allant vivre dans les communautés qui se sont créées aux Etats-Unis .

Est-ce le voyage gratuit qui emporte · les adhésions ou la découverte d'une nouvelle vérité, on ne sait trop.

Toujours est-il que le succès est grand.

Les adeptes de Moon ne fu­ ment pas et refusent les rapports extra-conju­ gaux.

Mais le mariage ne peut être décidé qu'après consultation des autorités de l'église.

La prolifération des sectes n'est pas un phé­ nomème nouveau, mais jusqu'à présent le pri­ marisme élémentaire de la plupart d'entre elles n'avait pour effet que d'y attirer les âmes sim­ ples.

Or, cette fois, des étudiants, des profes­ seurs d'anciens séminaristes se sont convertis .

Des mises en garde ont été publiées en particu­ liet· par l'évêque de Rennes.

Le centenaire d'Albert Schweitzer Albert Schweitzer , qui naquit le 14 janvier 1875 dans l'Alsace occupée, est l'objet d.e diffé­ rentes célébrations qui restent d'ailleurs assez formelles.

Si le théâtre et le cinéma ont naguère popularisé le médecin de la brousse, comme on l'appelait, le fondateur de l'hôpital de Lamba­ réné, c'est toujours avec une sorte de retenue que les Français lui ont accordé leur attention, à la différence de ce qu'on peut observer dans d'autres pays, en Allemagne en particulier.

Il est vrai qu'il est assez difficile de cerner le vrai visage de cet homme protéiforme , to ur à tour théologien et médecin, musicien et prédi­ cateur, chirurgien et « colonialiste » .

Une importance ·particulière est accordée au­ jourd'hui au théologien dont l'œuvre donne lieu à des colloques de spécialistes .

Si Schweitzer a, vers la fin de sa vie, marqué quelque .

éloigne­ ment à l'égard du christianisme traditionnel pour demander, par exemple, à l'Inde la con­ ception d'une religion plus personnelle, plus intériorisée et plus mystique, il n'est pas dou­ teux que le pasteur qu'il fut d'abord a su, dans sa jeunesse, ouvrir une nouvelle voie à la cou­ naissance des débuts du christianisme.

En un temps où toute étude était marquée par l'his­ toricité et où, en Allemagne comme en France, on s'ingéniait à donner une image historique de Jésus, c'est-à-dire une image scientifique , destinée à réduire au silence les adversaires de la religion, il a osé démontrer que la réalité du Messie ne pouvait pas être perçue comme le serait celle d'un phénomène physique et que celui-ci ne pouvait être atteint qu'à travers la tradition et la foi des premiers chrétiens.

En mettant ainsi l'accent sur les premières com­ munautés chrétiennes et, en ·particulier sur le rôle de Saint Paul d·ans la formatio-n et le dé­ veloppement de la nouvelle religion, il a défini une nouvelle forme d'exégèse autrement plus réaliste, autrement plus conforme aux besoins et certainement plus enrichissante.. »

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