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Phèdre - Acte I, scène 3 (plan de commentaire)

Publié le 27/01/2013

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Introduction       Phèdre est la tragédie la plus connue de Jean Racine. Après l'avoir écrite, Racine devint historiographe du roi.       Voilà six mois que Thésée a quitté Athènes dont il est le roi. Son fils Hippolyte est sur le point de partir à sa recherche et de fuir la jeune Aricie dont il s'est épris. Phèdre, seconde épouse de Thésée, languit, et accablée d'un mal mystérieux, dépérit, se laissant mourir de faim. Oenone, sa nourrice et confidente, tente de la ramener à la vie et de lui faire dire son secret. C'est de cela qu'il est question dans cet extrait. Lecture Annonce des axes Etude I- Un aveu dramatique a) Le rôle d'Oenone - Très grande intimité entre Phèdre et Oenone. Oenone est à genoux : « Par vos faibles genoux que je tiens embrassés « ->  marque de respect. - Pour obtenir l'aveu de Phèdre, Oenone utilise : - l'affection : « Madame, au nom des pleurs que pour vous j'ai versés « - le questionnement : « Que faites-vous, madame ? «, « Aimez-vous ? « - les ordres (injonctions) : « Délivrez mon esprit de ce funeste doute «, « Oublions-les, madame «. - les reproches :   -par rapport à ce qu'elle a fait pour elle dans le passé : « au nom des pleurs que pour vous j'ai versés «.                            - par rapport à l'attente qu'elle lui inflige : « Par de vaines frayeurs cessez de m'offenser «. - Finalement, Oenone endosse, prend sur elle une part de culpabilité de Phèdre : « C'est toi qui l'a nommé ! « b) Le poids de la fatalité Phèdre fait un retour sur le passé familial pour excuser sa propre faute : « Puisque Vénus le veut, de ce sang déplorable / Je péris « : - cf. sa mère Pasiphaë v.249-250 - cf. sa soeur Ariane v.253-254 II- Un chant douloureux a) Horreur et compassion Horreur : « Tu vas ouïr le comble des horreurs «, « A ce nom fatal, je tremble, je frissonne «, « Contre moi-même enfin j'osai me révolter «, « crime «, « terreur « -> hyperboles, elle se compare à une criminelle, sentiment de dégoût d'elle-même. Compassion : « D'un incurable amour remèdes impuissants ! «, « Ô haine de Vénus ! «, « Cruelle destinée ! « ->  Phèdre se présente en victime pour qu'Oenone compatisse. b) Un amour malheureux Amour coup de foudre : « Je le vis, je rougis « - Pour Phèdre, l'amour est une maladie qui la fait souffrir : « blessure «, « transir et brûler «, « mon mal «, « Ô comble de misère ! «, « ardeur « = souffrance morale et physique. - L'amour est un feu intérieur qui la dévore : « flamme «, « feux redoutables «, « brûler «. - L'amour est une folie : « mon âme éperdue «. Conclusion

« - les ordres (injonctions) : « Délivrez mon esprit de ce funeste doute », « Oublions-les, madame ». - les reproches :   -par rapport à ce qu'elle a fait pour elle dans le passé : « au nom des pleurs que pour vous j'ai versés ».                            - par rapport à l'attente qu'elle lui inflige : « Par de vaines frayeurs cessez de m'offenser ». - Finalement, Oenone endosse, prend sur elle une part de culpabilité de Phèdre : « C'est toi qui l'a nommé ! » b) Le poids de la fatalité Phèdre fait un retour sur le passé familial pour excuser sa propre faute : « Puisque Vénus le veut, de ce sang déplorable / Je péris » : - cf.

sa mère Pasiphaë v.249-250 - cf.

sa soeur Ariane v.253-254 II- Un chant douloureux a) Horreur et compassion Horreur : « Tu vas ouïr le comble des horreurs », « A ce nom fatal, je tremble, je frissonne », « Contre moi-même enfin j'osai me révolter », « crime », « terreur » -> hyperboles, elle se compare à une criminelle, sentiment de dégoût d'elle-même. Compassion : « D'un incurable amour remèdes impuissants ! », « Ô haine de Vénus ! », « Cruelle destinée ! » ->  Phèdre se présente en victime pour qu'Oenone compatisse. b) Un amour malheureux. »

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