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Les plantes aquatiques (Faune et Flore)

Publié le 22/02/2012

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Quelques-unes des plantes les plus fascinantes et les plus colorées se rencontrent dans les cours d'eau, les mares, les zones marécageuses et les fossés. Certaines sont des herbes flottantes, d'autres des fleurs de petite ou de grande taille, et certaines sont carnivores. La gamme des plantes aquatiques est très étendue. Il en existe qui, avec leurs fleurs, sont à peine plus grosses qu'une tête d'épingle, et d'autres dont les feuilles mesurent près de 2,5 mètres de diamètre. Certaines, qui poussent dans les eaux marécageuses du fleuve Zambèze, sont si prolifiques qu'elles constituent une réelle menace pour le barrage de Kariba situé à la frontière du Zimbabwe et de la Zambie. Quelques-unes de ces plantes sont carnivores, elles se tiennent à l'affût sous la surface de l'eau, attendant que les insectes tombent dans les pièges qu'elles leur tendent. Si l'eau est parfois un environnement hostile, au cours de leur évolution, des plantes ont réussi à s'y adapter. Celles que nous évoquerons sont devenues rares et ne se trouvent plus que dans les bassins des jardins botaniques. Les plantes aquatiques jouent un rôle très important dans l'équilibre écologique des lacs, des étangs et des rivières : les poissons et les autres animaux aquatiques s'en nourrissent et elles servent à oxygéner l'eau. La reine de toutes les plantes aquatiques est sans aucun doute le nénuphar royal ( Victoria amazonica , longtemps appelé Victoria regia ). Ses feuilles mesurent jusqu'à 2,5 mètres de diamètre mais, renforcées par en dessous et dotées d'un bord légèrement relevé, elles sont extrêmement résistantes. Certains oiseaux aquatiques, comme le jacana, bâtissent souvent leur nid dessus.

« envahissante qu'on a dû isoler les turbines à l'aide de barrières élevées. La pistia ( Pistia stratiotes ) garnit, elle aussi, parfois les aquariums et, en été, les bassins extérieurs.

Elle se multiplie à une vitesse fabuleuse à partir de plantules qui se développent sur des marcottes (rameaux horizontaux), se séparent ensuite de laplante mère pour devenir indépendantes.

Sous les tropiques, on la rencontre souvent sur les lacs et les rivières à cours lent et ellese reproduit si rapidement qu'après avoir entièrement couvert la surface de l'eau, le massif qu'elle forme envahit parfois les rives. Les fougères flottantes L'adjectif "flottant" semble mal s'appliquer aux fougères car elles ne ressemblent pas aux vraies plantes flottantes.

La salvinia, dontil a été question plus haut, est pourtant bien une fougère, ainsi que l'azolla ( Azolla caroliniana ).

Elles font toutes les deux partie de la famille des salviniacées.

On rencontre l'azolla dans les mares et les eaux stagnantes de l'ouest de la France.

De petite taille,l'azolla se multiplie rapidement lorsque l'eau est chaude et elle en couvre très vite la surface.

Elle présente l'intéressantecaractéristique de vivre en symbiose avec une bactérie qui a la propriété de fixer l'azote, si bien qu'au Japon on l'introduit dans lesrizières pour compenser l'absorption de ce gaz par les plantes. Les plantes carnivores Les plantes carnivores les plus célèbres sont les droséras et les dionées, ainsi que les grands népenthès exotiques.

Ces plantesfascinantes et spectaculaires sont terrestres, mais il en existe aussi d'autres espèces aquatiques qui opèrent, invisibles, sous lasurface de l'eau. La plus connue est la grande utriculaire ( Utricularia vulgaris ), dont il existe 250 espèces et que l'on rencontre en Europe, en Sibérie, en Afrique du Nord et en Amérique du Nord, dans les fossés, les mares et les marécages.

Elle connaît, l'hiver, unepériode de quasi-hibernation qu'elle passe au fond de l'eau mais, au printemps, elle remonte à la surface et se dote de nombreuxrameaux et feuilles qui se massent sous la surface de l'eau. Plante vivace, la grande utriculaire atteint jusqu'à 4 mètres de hauteur, a des fleurs jaunes et produit un fruit en capsule.Mais cequi donne à cette plante son caractère fascinant, ce sont les petites vessies (utricules) attachées à chacune de ses feuilles par unpédoncule.

Elles comportent toutes une paroi qui fonctionne comme une trappe et s'ouvre lorsqu'elle est effleurée au passage parun insecte.

L'eau, qui s'engouffre dans la vessie, entraîne cette proie et celle-ci se trouve prisonnière lorsque la paroi se referme.Une glande provoque alors l'expulsion lente de l'eau et l'insecte reste enfermé, avant d'être digéré par l'action conjuguéed'enzymes et de bactéries.

Cette plante remarquable pousse très bien dans les aquariums et les bassins. L'aldrovandia ( Aldrovandia vesiculosa ) s'épanouit en Asie du Sud-Ouest, dans le nord de l'Australie, au Japon et en Europe. En 1877, le naturaliste Charles Darwin établit un parallèle entre elle et la dionée.En effet, ces deux plantes se ressemblent jusquedans la façon d'attraper les insectes, puis de sécréter des enzymes pour les digérer.

De petite taille, presque diaphane,l'aldrovandia flotte à demi submergée dans les marécages et les étendues d'eau stagnante.

Ses feuilles comportent des cils et desvésicules qui constituent des pièges garnis de nombreuses dents tournées vers l'intérieur.

L'aldrovandia se nourrit de daphnies etde copépodes.. »

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