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La politique est-elle la guerre continuée par d'autres moyens ?

Publié le 06/03/2005

Extrait du document

    Proposition de plan.

1.      Que peut bien signifier pour Clausewitz cette affirmation : « La politique est la guerre continuée par d'autres moyens « ?  

·         Clausewitz établit le fait que la guerre soit liée à la politique, ou plutôt que la politique soit une excroissance de la guerre. Clausewitz est un militaire, il pose donc avec plus de facilité le rapport entre ces deux termes. ·         Selon Clausewitz, si la politique est la continuité de la guerre, c'est aussi, certainement, par son vécu. En effet, Clausewitz aura connu, durant une grande partie de sa vie, l'ensemble des campagnes opposant la France révolutionnaire, puis napoléonienne.

·         Cette vie, passée dans le monde militaire, est donc marquée par la guerre. Nous pouvons alors concevoir qu'il puisse considérer la politique comme la continuité de la guerre. En effet, le principe de la guerre est une opposition des hommes, une volonté de conquête.

 

Clausewitz, dans son ouvrage De la Guerre, nous met face à la réalité de la guerre moderne. Son attention qu’il porte à cette dernière va jusqu'à estimer que même la politique est un art guerrier. Mais, la politique est-elle la guerre continuée par d’autres moyens ? Qu’entend Clausewitz avec cette affirmation ? Mais n’est-il pas contradictoire de dire que la guerre puisse s’apparenter à la politique ? Peut-on trouver un accord entre ces deux termes, justifiants la politique en ce qu’elle est par nature ?

 

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Guerre (et politique) I 115 «La guerre est un acte de violence destiné à contraindre .

l'adversaire à exécuter notre.

volonté.» Soucieux d'affiner sa définition, Clausewitz en vient dans le cours du même chapitre à réfléchir sur les liens qui unissent guerre et politique.

Ce qu'affirme haut et fort Clausewitz, c'est que la guerre esf avant tout un acte politique.

Réagissant contre une vision héroïque et irrationnelle de la guerre, il déclare: «La guerre n'est ni un passe-temps, ni pure et simple passion du triomphe et du risque, non plus que l'œuvre d'un enthousiasme déchaîné; c'est un moyen sérieux en vue d'une fin sérieuse.

Tout le chatoyant prestige de la fortune qu'elle déploie, tous les frémissements de pas­ sion et de courage, d'imagination et d'enthousiasme qu'elle comporte, ne sont que les propriétés particuliè­ .

res de ce moyen.

La guerre d'une communauté - de nations entières et notamment de nations civilisées - surgit toujours d'une situation politique et ne résulte que d'un motif politi­ que.

Voilà pourquoi ,la guerre est un acte politique.

,.

Il est donc absurde aux yeux de Clausewitz de penser les rapports entre guerre et politique en termes de mp- .

tures.

La guerre n'ouvre pas dans la vie des peuples un espace à part où les règles de la politique n'auraient plus de valeur.

Clausewitz ne nie pas cependant la spécificité du phénomène guerrier.

La politique doit tenir compte de cette spécificité et s'y adapter.

Cepen­ dant, c'est au bout du compte la politique qui doit l'em­ porter sur la guerre et non la guerre sur la politique.

Si le but de la guerre est militaire, la fin en est politique: «Donc, si l'on songe que la guerre résulte d'un dessein politique, il est naturel que ce motif initial dont elle est issue demeure la considération première et suprême qui dictera ·sa conduite.

Pourtant, l'objectif politique n'est pas, pour autant, un législateur despotique; il doit s'adapter à la nature des moyens dont il dispose~». »

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